
Les Israéliens ont voté le 27 octobre pour renouveler la Knesset, lors d’élections législatives historiques. Premier scrutin depuis le 7 octobre 2023, il a pris des allures de référendum sur Benyamin Netanyahou. La participation a atteint 77,7 %, son plus haut niveau depuis 1999.
Netanyahou en tête, mais sans majorité
Les résultats ne sont pas encore définitifs et la Commission électorale centrale doit les arrêter au plus tard le 4 novembre. La tendance est pourtant nette. Le Likoud reste le premier parti avec 26 sièges, mais le bloc de Netanyahou n’en compte que 53, loin des 61 nécessaires pour gouverner. Le Premier ministre recule et perd sa majorité.
- Le Likoud reste le premier parti, mais le bloc qu’il forme avec les ultraorthodoxes et l’extrême droite manque la majorité de 8 sièges.
- Les listes arabes passent de 10 à 19 sièges.
- Participation de 77,7 %, la plus haute depuis 1999. Résultats définitifs attendus au plus tard le 4 novembre.
Une percée historique des listes arabes
Les listes arabes réalisent une percée importante. La Liste commune, qui rassemble Hadash, Ta’al et Balad, obtiendrait 12 sièges et Ra’am 7, soit 19 sièges contre 10 dans l’assemblée sortante. Les communistes du Hadash en décrocheraient cinq, un résultat historique.
Ce succès contrebalance les tentatives de les effacer du scrutin. Le 23 septembre, la Commission électorale centrale, composée de députés de la Knesset sortante, avait voulu disqualifier les deux listes arabes. Leurs électeurs ont répondu par une mobilisation massive. À Nazareth, la participation serait passée d’environ 48 % en 2022 à plus de 72 %.
On a voulu effacer les listes arabes du scrutin. Elles en sortent en arbitres.
Tout se jouera dans les alliances
La suite va très largement dépendre des alliances. Le bloc d’opposition emmené par Gadi Eisenkot totalise 48 sièges et ne peut atteindre la majorité sans les partis arabes. Le dirigeant des Démocrates, Yair Golan, affirme déjà que « Netanyahou a perdu », l’opposition atteignant 65 sièges avec eux. Mais une partie de ce bloc refuse de s’appuyer sur les élus arabes, et Eisenkot exclut de gouverner sous Netanyahou. Israël s’engage dans de longues négociations, voire vers un nouveau scrutin.

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