29/06/2009
LE THEATRE DANS LA VILLE
La nouvelle création proposée par la compagnie de théâtre l’Eygurande est une réussite.
Intitulé « Habillez-moi » cette pièce retrace l’aventure des femmes au XX ème siècle au travers du vêtement.
Mêlant astucieusement chansons et récits historiques l’histoire des femmes est ainsi contée, allant de la révolte des « sardinières » à Douardenez à la lutte pour le droit à l’avortement en passant par le rôle des femmes pendant les guerres, au droit de vote et au droit à l’égalité.
Le spectacle de 90 minutes nous promène à travers le temps et la planète.
Le seul défaut de ce spectacle est peut être celui-là, cette richesse qui crée une dispersion de l’histoire de l’émancipation des femmes.
La mise en scène assurée par Jean-Louis Mercuzot est parfaite, la musique d’Emmanuel Rivière accompagne habilement ce spectacle, et Isabella Keiser est une chanteuse sublime.
Les acteurs professionnels sont accompagnés par des acteurs locaux qui donnent une dimension spécifique à la compagnie l’Eygurande domicilié au Théâtre du Coin à Evry.
C’est d’ailleurs la particularité de cette compagnie qui n’a pas hésité à donner cette représentation dans un des quartiers les plus populaires d’Evry, coincé entre celui des Pyramides et celui du Village, au Champtier du Coq.
Ainsi, en quatre jours se sont plus de 500 spectateurs qui ont pu apprécier cette création.
Jean-Louis Mercuzot et sa compagnie ont multiplié les initiatives pour associer étroitement le public et le théâtre en assurant un nombre impressionnant de créations, des représentations décentralisées y compris au sein des appartements, l’organisation d’expositions dont la dernière justement montre des Evryens dans des costumes d’époque, la mise en place d’un atelier théâtre ouvert à tous, et un travail étroit avec tous les habitants, le Conseil de Quartier, la Municipalité.
Loin de se considérer comme une élite adressée à d’autres élites cette forme de théâtre moderne a trouvé sa place dans la ville, espérons lui beaucoup d’avenir.
Photos, vidéo, texte, exclusif : E-Mosaïque
19:15 Publié dans TV E-MOSAIQUE | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : théâtre, evry, eygurande |
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26/06/2009
PETER PAN S'EST ENVOLE
Le roi de la pop, Michael Jackson, est mort à l’âge de cinquante ans. Star incontestable de la pop music, il laisse derrière lui une œuvre musicale universelle qui aura marqué des millions d’admirateurs.
En 2008, le magazine Rolling Stone le classait encore parmi les plus grands chanteurs de tous les temps. Star planétaire autoproclamée, roi de la pop, Michael Jackson est mort dans la nuit de jeudi à vendredi à l’âge de cinquante ans dans un hôpital de Los Angeles. Selon le porte-parole de l’établissement, le chanteur aurait été victime d’un arrêt cardiaque à son domicile de Holmby Hills, un des quartiers huppés de Los Angeles où il louait un manoir depuis quelques mois. Sitôt connue, la nouvelle a fait l’effet d’une onde de choc un peu partout dans le monde, aux États-Unis bien sûr, où ses fans se sont aussitôt réunis par centaines devant l’hôpital, pleurant leur idole, et jusqu’au Japon, où le chanteur déchaînait les passions, le gouvernement nippon, aussi incroyable que celui puisse paraître, ayant tenu à exprimer sa profonde tristesse à l’annonce de son décès.
Michael Jackson, malgré les frasques d’un parcours extraordinaire qui le mena du sommet jusqu’aux enfers, rejoint la destinée de ceux qui semblent être nés pour devenir des mythes. Marilyn, James Dean étaient de ceux-là, disparus eux aussi bien trop tôt, dans des conditions tragiques après avoir connu la gloire. Michael Jackson repose désormais au Panthéon des stars universelles que seule l’Amérique semble pouvoir engendrer. Sa mort vient nous rappeler que même les icônes planétaires sont des étoiles filantes. On le croyait pourtant immortel, comme hors du temps, lui qui se prenait volontiers pour Peter Pan. Bambi Jackson, c’était l’éternelle quête de l’adolescence, la recherche d’un monde enfantin, qu’il ne voulait quitter pour rien au monde. Dans les années 1980, devenu un des plus gros vendeurs de disques au monde, il était parvenu à fédérer une Amérique dont l’impérialisme culturel entendait dominer la planète. Rattrapé par une industrie du disque rêvant de puissance et de royalties, Jackson était devenu un phénomène mondial, héros de millions d’adolescents fascinés par son côté mutant et le narcissisme d’un chanteur qui se pensait alors Invincible, du nom d’un de ses derniers albums.
C’est l’album Thriller (cinquante millions de disques vendus dans le monde) qui va installer définitivement son image de roi de la pop.
Né le 29 août 1958 à Gary dans l’État de l’Indiana, ses premiers pas dans la musique furent ceux d’un enfant star. Avant son apogée et de parvenir à dépasser le King Elvis en devenant la plus grande mégastar de l’histoire du show-biz, il commença sa carrière de chanteur au sein des Jackson Five. Il est le plus jeune des cinq frères du groupe et n’a alors que cinq ans. Ce n’est que quelques années plus tard, à l’âge de onze ans, qu’il décroche son premier contrat au sein de la formation familiale qui devient le premier groupe de l’histoire de la pop à inscrire ses chansons directement au hit-parade, grâce à des succès tels que ABC ou I’ll Be There. Une jeunesse marquée par le succès, mais pas toujours heureuse cependant, à cause d’un père sévère et exigeant avec lequel il est souvent en conflit. Michael Jackson expliquait ainsi le côté Disneyland de sa propriété de Nerverland où se trouvaient réunis un zoo, un cinéma et un carrousel, lieu où, disait-il, « je pouvais avoir tout ce que je n’avais pas eu dans mon enfance ».
Enfant vedette dès son plus jeune âge, Michael Jackson apprend très vite les ficelles du métier, grâce à des rencontres qui allaient donner un sens à sa carrière solo. On le voit alors tourner, en 1978, un remake du Magicien d’Oz,The Wizz, aux côtés de Diana Ross. Mais, c’est sa rencontre avec le producteur-arrangeur Quincy Jones qui lui permettra de véritablement décoller. C’est ainsi qu’en 1979, il sort Off The Wall, premier album qui mélange déjà pop et rythm’n’blues et battra tous les records de ventes, avec dix millions d’albums écoulés. Mais, c’est l’album Thriller (cinquante millions de disques vendus dans le monde) qui va installer définitivement son image de roi de la pop. Partout, son style musical cartonne grâce à une voix haut perchée et un registre qui mêle funk et disco, donnant lieu à des chorégraphies toutes aussi originales. Ses shows très visuels seront ainsi marqués par des déhanchements sexy et son fameux pas de danse, le « Moonwalk », que des milliers d’adolescents de par le monde chercheront à imiter.
Sur scène Michael est le roi du monde, enchaînant les tournées et enregistrant des albums qui à chaque fois font mouche, tels Bad ou Dangerous. Enfin, il y aura Le tube repris par les foules du monde entier, We Are The World, coécrit avec Lionel Richie. Une chanson écrite contre la faim en Afrique, et qui restera comme le single le plus vendu aux États-Unis (7 millions d’exemplaires).
L’image de l’icône pop est écornée, marquant le début de la déchéance du chanteur.
Au triomphe va succéder une période qui allait noircir une existence jusqu’ici teintée de réussite. La star mondiale, adulée par des millions d’adolescents, est soudainement accusée d’abus sexuel envers un garçon de treize ans. Les médias font leurs choux gras des accusations de pédophilie. Jackson doit maintenant faire face aux juges lors d’un procès devant la Cour suprême de Santa Maria en Californie, qui dura de longues semaines. Le chanteur fut acquitté. Mais l’image de l’icône pop est écornée, marquant le début de la déchéance du chanteur. Blessé et psychologiquement déstabilisé, le chanteur occupe désormais la rubrique people des journaux. On parle désormais surtout du chanteur noir devenu blanc à force de chirurgie plastique qui allait transformer radicalement son visage. Jackson, qui semblait ne plus se satisfaire de son image, paraissait toutefois avoir récemment repris goût à la vie. Il devait repartir pour une immense tournée dans le monde, heureux de pouvoir retrouver ses fans. Six cent mille d’entre eux avaient d’ailleurs tenu à acheter un billet pour revoir leur idole sur scène. La première date devait avoir lieu à Londres le 13 juillet. Le destin en aura décidé autrement.
Victor Hache, l'Humanité
18:00 Publié dans TV E-MOSAIQUE | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : michael jackson |
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23/06/2009
JE SUIS D’ORIGINE NEGRE…
JE SUIS D’ORIGINE NEGRE…
envoyé par E-Mosaique. - L'info video en direct.
La stèle en l’honneur du général Dumas, père d’Alexandre Dumas, a été inaugurée à Evry, au Parc des Coquibus le 21 juin 2009, par la municipalité d’Evry et son Maire Manuel Valls, clôturée par un concert d’œuvres du Chevalier de Saint Georges, dit le « Mozart Noir ».
Thoma Alexandre Davy de la Pailleterie, dit le général Dumas, est un général de la Révolution française, né le 25 mars 1762 à Jérémie (Saint-Domingue, aujourd'hui Haïti) et mort le 26 février 1806 à Villers-Cotterêts.
Fils naturel d'un officier d'artillerie, Alexandre Antoine Davy de La Pailleterie (1714-1786), et d'une esclave, Marie-Césette, il est le premier général ayant des origines afro-antillaises de l'armée française. Il fit la campagne de Belgique, la guerre de Vendée, la guerre des Alpes, la campagne d’Italie, et la campagne d'Égypte.
Il est le père de l’écrivain Alexandre Dumas et le grand-père de l’écrivain Alexandre Dumas fils.
Joseph Bologne de Saint-George, plus connu sous le nom de Chevalier de Saint-George est un escrimeur et musicien français né le 25 décembre 1745 à Baillif en Guadeloupe, puis décédé le 10 juin 1799 à Paris. Il fit paralèllement une carrière militaire qui le conduisit à la création de la Légion franche des Américains.
« Bel homme de cinq pieds six pouces[1] », cavalier hors pair, Saint-George reste encore de nos jours un modèle pour les meilleurs athlètes de ses disciplines sportives, un virtuose du violon, un citoyen qui, durant la Révolution de 1789-1799, a fait le choix politique des valeurs françaises et s’est engagé pour la défense du territoire de la République. Né esclave, il eut le souci d’accompagner l’émancipation des Afridescendants des empires coloniaux européens.
Encyclopédie Wikipédia
09:26 Publié dans TV E-MOSAIQUE | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : evry, valls, généal dumas, chevalier de saint-george |
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21/06/2009
LE DESSIN DU MOIS DE JUIN
11:01 Publié dans Le dessin du mois | Lien permanent | Commentaires (1) | Tags : fête de l'huma |
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10/06/2009
"Nous allons vers de nouvelles crises alimentaires"
Il y a exactement un an, plus d’une cinquantaine de chefs d’État et de gouvernement, dont le président français, Nicolas Sarkozy, étaient venus en personne à la conférence de la FAO en pleine crise alimentaire, évoquant une aide massive à l’agriculture des pays les plus pauvres. Un an plus tard, on est bien loin des promesses annoncées. L’Humanité fait le point avec Olivier de Schutter, rapporteur spécial de l’ONU pour le droit à l’alimentation.
Les promesses faites par les grands États lors du sommet de la FAO en juin 2008 ont-elles été tenues ?
Olivier de Schutter. Personne n’est capable de répondre à cette question, et c’est symptomatique : des engagements financiers sont pris mais il n’existe aucun suivi ni contrôle pour savoir s’ils sont traduits en actes concrets. Les États peuvent s’acheter à bon compte une crédibilité. Il est certain que s’ils devaient se justifier tous les six mois, ils seraient beaucoup plus prudents. Mettre en place un tel suivi, encourager la publication et le suivi des comptes figurent parmi les défis actuels.
On assiste quand même depuis un an à un réinvestissement majeur dans l’agriculture.
Olivier de Schutter. Effectivement, il y a eu un renouveau massif de l’intérêt pour l’agriculture avec le déblocage de sommes importantes. Mais l’argent n’est pas le cœur du problème. La question fondamentale est de savoir vers quel type d’agriculture et pour qui ces investissements sont réalisés. Or, beaucoup des investissements récents ont été dirigés vers des projets agro-industriels avec des conséquences dommageables sur la capacité des petits paysans à augmenter leurs revenus. Des efforts très importants ont été faits pour relancer l’offre agricole, et effectivement les récoltes ont été très bonnes en 2008. Le prix des matières premières a beaucoup diminué sur les marchés internationaux. Mais il reste très élevé sur les marchés locaux. Selon une étude de la FAO réalisée dans 58 pays en voie de développement, 80 % des pays connaissent des prix agricoles plus élevés aujourd’hui qu’un an auparavant.
Pourquoi ?
Olivier de Schutter. Parce que personne ne s’est intéressé à l’économie politique de la faim : à savoir que les chaînes de production et de distribution alimentaire sont détenues par des oligopoles, un petit nombre d’opérateurs économiques très peu contrôlés et qui ont profité de la crise. Ils n’ont pas répercuté la baisse internationale sur les marchés locaux. Aujourd’hui, le nombre de personnes qui souffrent de la faim dans le monde a certainement dépassé le milliard. Annoncé par Nicolas Sarkozy lors du sommet de la FAO, un fonds d’investissement pour l’agriculture africaine vient d’être lancé par la France. Que pensez-vous de ce type d’initiative ?
Olivier de Schutter. On revient à la même question : quel type d’investissement veut-on réaliser ? J’ignore à quels projets iront les sommes acheminées par ce fonds mais je mets en garde contre des approches qui visent les « greniers à blé », à savoir des zones fertiles et prometteuses du point de vue de la production, à la recherche d’un retour sur investissement qui soit le plus élevé possible. La logique derrière est que la crise alimentaire serait liée à une offre agricole insuffisante. C’est oublier que les gens ont faim, car ils sont pauvres parce qu’ils vivent dans des zones non fertiles où l’environnement est extrêmement difficile. Ces petits paysans sont les oubliés de ces investissements. Il y a de nombreuses manières d’investir dans l’agriculture qui ne font pas reculer la faim. Je lance donc un appel pour que les États choisissent, parmi les différentes possibilités, ce qui peut le plus réduire la faim et la malnutrition.
Au final, quel bilan faites-vous de l’année écoulée ?
Olivier de Schutter. Je suis très critique. Les véritables problèmes n’ont pas été traités. On n’a pas du tout travaillé sur les causes structurelles de la crise alimentaire. Aucun progrès n’a été fait sur la question des agrocarburants, ni sur le phénomène actuel d’acquisition de terres agricoles à grande échelle dans les pays en développement, où l’avis des populations locales n’est parfois pas pris en compte. Il n’y a pas eu non plus d’avancée sur la lutte contre la spéculation, alors que sa responsabilité dans la dernière crise est reconnue par tous et que des solutions techniques existent. On s’est rassuré à la lecture des chiffres de bonnes récoltes 2008. Je pense nous allons vers de nouvelles crises alimentaires, dès 2010, car les gouvernements n’ont pas pris la situation au sérieux.
Entretien réalisé par Charlotte Bozonnet
10:09 Publié dans Entretiens | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : faim, onu, alimentation, humanité |
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