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24/01/2026

Quels animaux ont survécu aux dinosaures ?

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Bien que les dinosaures aient disparu il y a environ 66 millions d’années, certains animaux ont survécu à la catastrophe planétaire qui a mis fin à leur règne. Ces espèces, parfois méconnues, peuplent encore aujourd’hui la Terre, rappelant un lointain passé préhistorique.

uand on évoque la disparition des dinosaures, on pense souvent à une extinction totale de la vie sur Terre. Pourtant, de nombreuses espèces ont résisté à cette crise majeure et certaines existent toujours à l’heure actuelle. Quels animaux ont survécu à l'extinction des dinosaures ? Pourquoi ces espèces ont-elles pu continuer à évoluer quand tant d'autres ont disparu ? Enfin, quelles sont les caractéristiques qui leur ont permis de franchir cet événement apocalyptique ? Voici un tour d’horizon fascinant des survivants de la Préhistoire.

Quels sont les animaux qui ont survécu à l'extinction des dinosaures ?

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Contrairement à ce que l’on imagine, tous les dinosaures ne se sont pas éteints lors de la fameuse extinction massive survenue à la fin du Crétacé. En réalité, leurs descendants directs, les oiseaux, sont les derniers représentants de ce groupe. Ainsi, lorsque l’astéroïde a frappé la Terre, de nombreuses espèces d’oiseaux ont réussi à survivre, notamment celles vivant au sol ou possédant une alimentation variée. Mais les oiseaux ne sont pas les seuls rescapés. Les crocodiles, déjà présents avant l’apparition des dinosaures, ont traversé les âges grâce à leur adaptation à des milieux aquatiques et leur métabolisme lent. Les requins, apparus bien avant les dinosaures, ont aussi survécu aux extinctions massives, tout comme certaines espèces de poissons osseux. Parmi les invertébrés, les nautiles, ces mollusques marins à coquille spiralée, et les limules, ces "fossiles vivants", sont également les témoins d’une époque révolue. Enfin, les tortues, présentes depuis plus de 200 millions d'années, ont franchi cette crise majeure grâce à leur carapace protectrice et leur capacité d’adaptation.

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Comment certains oiseaux ont-ils survécu quand les dinosaures ont disparu ?

Les oiseaux sont les véritables héritiers des dinosaures. Si la majorité des espèces s’est éteinte lors de l’impact cataclysmique, certaines ont réussi à passer entre les mailles du filet. Selon les chercheurs, leur survie s’explique par plusieurs facteurs. D’abord, les oiseaux qui ont échappé à l’extinction étaient de petite taille, ce qui leur permettait de trouver plus facilement des abris et de limiter leurs besoins alimentaires dans un monde dévasté. Ensuite, ces oiseaux auraient été omnivores, capables de manger tout ce qu'ils trouvaient (graines, insectes, petits animaux), ce qui leur a donné un avantage certain quand la végétation et de nombreuses proies ont disparu. Leur capacité de vol a également été un facteur clé : en pouvant se déplacer sur de longues distances, ils ont pu atteindre des zones moins touchées. Enfin, leur reproduction rapide a sans doute contribué à maintenir leurs populations. Ainsi, les oiseaux modernes, des moineaux aux autruches, sont les témoins vivants de cette incroyable résilience.

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Le takahé un oiseau préhistorique toujours vivant

Pourquoi les crocodiles ont-ils réussi à survivre à l'extinction des dinosaures ?

Les crocodiles sont apparus il y a environ 240 millions d'années, bien avant les grands dinosaures, et ils ont survécu à toutes les grandes extinctions, y compris celle de la fin du Crétacé. Leur mode de vie semi-aquatique les a probablement protégés des pires effets de la catastrophe : en passant une grande partie de leur temps dans l'eau, ils étaient moins exposés aux incendies, chutes de températures ou perturbations atmosphériques. De plus, leur métabolisme lent, qui leur permet de rester longtemps sans se nourrir, a été un atout majeur quand la nourriture est devenue rare. Ils peuvent aussi réguler leur température corporelle en fonction de leur environnement, une capacité appelée ectothermie, qui les aide à survivre dans des conditions extrêmes. Enfin, leur régime alimentaire opportuniste (mangeant poissons, charognes, mammifères, etc.) leur a donné plus de chances de trouver de quoi se nourrir, même après la disparition des espèces dominantes.

Quels autres animaux préhistoriques vivent encore aujourd'hui ?

Au-delà des oiseaux et des crocodiles, d'autres espèces considérées comme des "fossiles vivants" ont traversé les âges. C’est le cas des requins, qui existent depuis plus de 400 millions d'années. Certains, comme le requin du Groenland, peuvent vivre plusieurs siècles. Les limules, vieilles de 450 millions d’années, ont survécu grâce à leur carapace rigide et leur capacité à vivre dans des environnements variés. Les nautiles, avec leur coquille caractéristique, ont peu changé depuis l’époque des dinosaures. Ils vivent toujours dans les profondeurs des océans pacifiques. Parmi les poissons, le cœlacanthe, longtemps considéré comme éteint avant sa redécouverte en 1938, est un exemple marquant de ces espèces préhistoriques toujours présentes. Enfin, les tortues marines et terrestres, dont certaines lignées datent de plus de 200 millions d’années, témoignent elles aussi d’une époque lointaine. Ces animaux nous rappellent que la vie a une capacité de résilience extraordinaire, et que malgré les cataclysmes, certaines espèces trouvent toujours le moyen de survivre et de s’adapter.

Source CaMinteresse

11:13 Publié dans Connaissances, Science | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : dinausore, préhistoire | |  del.icio.us |  Imprimer | | Digg! Digg |  Facebook | | Pin it!

15/01/2026

Des applications d'IA sur un smartphone. L’IA est en plein essor, mais une grande partie des investissements relève de la spéculation. La bulle de l’IA n’a rien de nouveau : Karl Marx en a expliqué les mécanismes

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L’explosion des investissements dans l’intelligence artificielle révèle, comme l’avait décrit Marx, d’une difficulté structurelle du capitalisme à absorber ses propres excédents, au prix d’une financiarisation accrue et de fragilités économiques croissantes.


Lorsque Sam Altman, patron d’OpenAI, a déclaré plus tôt cette année à des journalistes à San Francisco que le secteur de l’intelligence artificielle (IA) était en train de former une bulle, le marché technologique états-unien a réagi presque instantanément. Combinée au fait que 95 % des projets pilotes en IA échouent, sa remarque a été perçue par les traders comme un signal d’alerte plus large. Même si Altman visait spécifiquement les start-ups non cotées plutôt que les grands groupes en Bourse, certains semblent y avoir vu une évaluation de l’ensemble du secteur.

Le milliardaire de la tech Peter Thiel (NDT : un proche de Donald Trump) a par exemple vendu ses actions Nvidia, tandis que l’investisseur américain Michael Burry – rendu célèbre par The Big Shorta parié des millions de dollars sur une baisse de la valeur de ce fabricant de puces mais également de l’éditeur américain de logiciels d’analyse data Palantir.


À lire aussi : Pourquoi la hausse du prix des mémoires vives informatiques est une menace pour l’économie européenne


Au fond, le propos d’Altman ne met pas seulement en lumière la fragilité de certaines sociétés, mais une tendance plus profonde qu’avait anticipée Karl Marx : le problème du capital excédentaire, qui ne parvient plus à trouver de débouchés rentables dans la production.

La théorie marxiste des crises

L’avenir de l’IA n’est pas en cause. Comme Internet après l’éclatement de la bulle de 2001, la technologie est appelée à durer. Ce qui pose question, en revanche, c’est la destination du capital une fois que les actions liées à l’IA ne fourniront plus les rendements spéculatifs promis ces dernières années.

Cette interrogation nous ramène directement à l’analyse marxienne des crises liées à la suraccumulation. Marx soutenait qu’une économie devient instable lorsque la masse de capital accumulé ne peut plus être réinvestie de manière rentable.

Les investissements technologiques masquent la faiblesse économique

Des années de taux d’intérêt bas et de liquidités abondantes durant la pandémie ont gonflé les bilans des entreprises. Une large part de ces liquidités s’est dirigée vers le secteur technologique, en se concentrant sur ce que l’on appelle les « Sept Magnifiques » – Amazon, Alphabet, Meta, Apple, Microsoft, Nvidia et Tesla. Sans ces entreprises, la performance des marchés serait négative.

Cela ne traduit pas un véritable dynamisme technologique ; c’est le signe d’un capital concentré dans une poignée d’actifs surévalués, fonctionnant comme de l’« argent jeté dans la circulation sans base matérielle dans la production », qui circule sans ancrage dans l’activité économique réelle.

La conséquence est qu’une part moindre de l’investissement atteint l’« économie réelle », ce qui alimente la stagnation économique et la crise du coût de la vie – deux phénomènes largement masqués par l’indicateur du PIB.

Comment l’IA est devenue le dernier palliatif

Le géographe de l’économie David Harvey prolonge l’intuition de Marx avec la notion de « spatio-temporal fix », qu’on pourrait traduire par « correctif spatio-temporel », qui désigne la manière dont le capital résout provisoirement la stagnation en repoussant l’investissement dans le temps ou en s’étendant vers de nouveaux territoires.

La suraccumulation produit des excédents de travail, de capacités productives et de capital financier, qui ne peuvent être absorbés sans pertes. Ces excédents sont alors redirigés vers des projets de long terme, ce qui repousse les crises vers de nouveaux espaces et ouvre de nouvelles possibilités d’extraction.

Le boom de l’IA fonctionne à la fois comme un correctif temporel et un correctif spatial. Sur le plan temporel, il offre aux investisseurs des droits sur une rentabilité future qui pourrait ne jamais se matérialiser – ce que Marx appelait le « capital fictif ». Il s’agit d’une richesse qui apparaît dans les bilans alors qu’elle repose peu sur l’économie réelle, ancrée dans la production de biens.

Sur le plan spatial, l’extension des centres de données, des sites de fabrication de puces et des zones d’extraction minière nécessite des investissements matériels considérables. Ces projets absorbent du capital tout en dépendant de nouveaux territoires, de nouveaux marchés du travail et de nouvelles frontières de ressources. Mais comme le suggère l’aveu de Sam Altman, et alors que les mesures protectionnistes du président américain Donald Trump compliquent le commerce mondial, ces débouchés atteignent leurs limites.

Le coût du capital spéculatif

Les conséquences de la suraccumulation dépassent largement le seul monde des entreprises et des investisseurs. Elles se vivent socialement, et non de manière abstraite. Marx expliquait qu’une surproduction de capital correspond à une surproduction des moyens de production et des biens de première nécessité qui ne peuvent être utilisés aux taux d’exploitation existants.

Autrement dit, l’affaiblissement du pouvoir d’achat – ironiquement accéléré par l’essor de l’IA – empêche le capital de se valoriser au rythme auquel il est produit. Lorsque la rentabilité recule, l’économie résout ce déséquilibre en détruisant les moyens de subsistance des travailleurs et des ménages dont les retraites sont liées aux marchés financiers.

L’histoire offre des exemples frappants. L’éclatement de la bulle Internet a ruiné de petits investisseurs et concentré le pouvoir entre les mains des entreprises survivantes. La crise financière de 2008 a chassé des millions de personnes de leur logement tandis que les institutions financières étaient sauvées. Aujourd’hui, de grands gestionnaires d’actifs se couvrent déjà contre de possibles turbulences. Vanguard, par exemple, a opéré un net déplacement vers les obligations.

La spéculation comme moteur de la croissance

La bulle de l’IA est avant tout le symptôme de pressions structurelles, plus que le simple produit d’une dynamique technologique. Au début du XXᵉ siècle, l’économiste marxiste Rosa Luxemburg s’interrogeait déjà sur l’origine de la demande sans cesse croissante nécessaire à la reproduction élargie du capital.

Sa réponse fait écho à celles de Marx et de Harvey : lorsque les débouchés productifs se raréfient, le capital se déplace soit vers l’extérieur, soit vers la spéculation. Les États-Unis optent de plus en plus pour cette seconde voie. Les dépenses des entreprises dans les infrastructures d’IA contribuent désormais davantage à la croissance du PIB que la consommation des ménages, une inversion sans précédent qui montre à quel point la croissance actuelle repose sur l’investissement spéculatif plutôt que sur l’expansion productive.

Cette dynamique tire vers le bas le taux de profit et, lorsque le flux spéculatif s’inversera, la contraction suivra.

Source The Conversation

12:31 Publié dans Connaissances, Economie, Histoire | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : karl marx, ia | |  del.icio.us |  Imprimer | | Digg! Digg |  Facebook | | Pin it!

12/01/2026

Un point de vue sur la situation en Iran par Dominique Watrin, ancien Sénateur PCF

 

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Au moment où la tension mondiale s’intensifie suite à l’agression US contre le Venezuela et à l’enlèvement, en dehors de toute légalité internationale, de son Président, beaucoup tournent leur regard vers l’Iran. Certains osent affirmer, avec les mêmes prétextes, que les USA et/ou leur vassal Israël seraient légitimes à y intervenir militairement !

Moi qui ai vécu la révolution iranienne de 1978/1979 dans la ville de Mashhad (Nord-Est du pays), où j’enseignais le français au titre de la coopération, j’attire l’attention des divers interprètes du mouvement populaire en cours sur un point qui me paraît essentiel : nul ne peut analyser la situation actuelle sans la relier à cette révolution d’il y a 50 ans qui a poussé progressivement dans la rue toute la population du pays. Jusqu’à 500 000 manifestants dans cette ville où j’habitais, devenue depuis la deuxième ville du pays !

Témoin de ces événements et parfois acteur (même involontaire), j’affirme ici que je ne peux, même un instant, croire que le peuple iranien souhaiterait le retour de la dynastie Pahlavi ! Celle-ci est à jamais discréditée par la répression sanglante infligée à « son » peuple qu’elle prétendait pourtant servir. Celle-ci est pour toujours discréditée par son alignement inconditionnel sur les USA, qui en avaient fait le gendarme du Moyen-Orient. Le peuple n’oublie pas si facilement la trahison, par les Pahlavi, des liens historiques et fraternels de l’Iran avec son environnement arabo-musulman, au seul profit des intérêts coloniaux d’Israël et de l’impérialisme US.

Ce que beaucoup ne semblent pas vouloir voir, c’est que les dernières mobilisations héroïques, en particulier des jeunes et des ouvriers (compte tenu des risques vitaux encourus), s’inscrivent dans le prolongement de la révolution de 78/79. Les réduire, comme le font certains, notamment à la France insoumise, à un mouvement « contre la vie chère », est un coup de poignard porté dans le dos de toutes celles et tous ceux qui (dans leur diversité comme en 78-79) continuent à se battre, notamment sous la bannière « Femme - Vie - Liberté ». Cet aveuglement (volontaire ou pas) gomme de fait la dimension historique de ce mouvement et sa nature politique : « ni dictature du Chah ni régime terroriste des mollahs » !

À l’autre bout de l’échiquier politique travaillent d’autres forces pour nous persuader (et se persuader elles-mêmes) que le fruit serait mûr pour le retour de « REZA II » sur le trône déchu de la dynastie Pahlavi. Il est certes tout à fait exact que Trump et Netanyahou, sous prétexte de programme nucléaire iranien et de démocratie (sic !), travaillent à une nouvelle intervention qui ramènerait le futur monarque dans leurs fourgons. Une situation déjà vécue en 1953, quand la CIA avait remis sur le trône le Chah en exil et chassé du pouvoir le Premier ministre légal Mossadegh. Ce dernier avait eu l’outrecuidance de nationaliser le pétrole. On y revient toujours !

Mais faire croire que ce serait répondre à une demande du peuple n’est que pure manipulation. Il est si facile de « truander » les vidéos, d’y ajouter certains slogans ou de faire croire à la présence massive de l’ancien drapeau royaliste.

La vraie nouveauté du mouvement révolutionnaire actuel est le lâchage du régime des mollahs par les commerçants religieux et conservateurs qui avaient joué un rôle déterminant dans leur installation au pouvoir début 1979.

L’Iran est un pays pluraliste, la révolution de 1978-79 l’était aussi (y participèrent toutes les forces de gauche durant un an avant d’en être de fait exclues). L’avenir de l’Iran passe par l’instauration d’une république pluraliste, démocratique, sociale et laïque.

Source Liberté Actus

12:07 Publié dans Actualités, Connaissances, International | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : iran | |  del.icio.us |  Imprimer | | Digg! Digg |  Facebook | | Pin it!

11/01/2026

Le PCF lance son prochain congrès

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La direction communiste a décidé de tenir à Lille, du 4 ou 6 juillet, son 40e congrès. Un temps fort pour trancher des débats théoriques et stratégiques après les municipales qui ont occupé une bonne part des débats, samedi, sous la coupole de la place du Colonel Fabien.

11:09 Publié dans Actualités | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : pcf, congrès | |  del.icio.us |  Imprimer | | Digg! Digg |  Facebook | | Pin it!

03/01/2026

Impérialisme De Panama à Caracas, la doctrine Monroe se poursuit

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En décembre 1989, les États-Unis envahissaient le Panama sous couvert de « lutte antidrogue » et de « restauration démocratique ». Trente-cinq ans plus tard, les mêmes arguments structurent la politique américaine à l’égard du Venezuela. Derrière le discours moral, une constante : l’usage de la force pour préserver une hégémonie continentale menacée.

L’invasion du Panama avait été une forme de rupture. Pour la première fois depuis la guerre du Vietnam, Washington engageait une opération militaire massive hors de tout cadre multilatéral, assumant une logique unilatérale désormais affranchie de la bipolarité Est-Ouest. L’ennemi désigné, Manuel Noriega, ancien informateur de la CIA, devient soudain un « narco-dictateur » à abattre. Un épisode qui en appelait d’autres, sur le continent africain notamment.

Panama 1989

Le prétexte est connu : protéger les citoyens américains, défendre la démocratie, lutter contre le trafic de drogue. En réalité, Noriega n’a cessé d’être utile tant qu’il obéissait. Sa faute n’est pas le narcotrafic — toléré pendant des années — mais sa volonté d’autonomie politique dans un espace stratégique vital : le canal de Panama.

La destruction du quartier populaire d’El Chorrillo, les milliers de morts civils, l’installation d’un pouvoir sous tutelle américaine ne sont pas des bavures mais les conséquences logiques d’une doctrine qui nie la souveraineté des peuples et des nations. L’intervention panaméenne constituait le laboratoire d’un nouvel impérialisme, affranchi du droit international et légitimé par une morale de circonstance.

Du Panama au Venezuela, la doctrine Monroe recyclée

Trois décennies plus tard, le scénario se répète au Venezuela. Même rhétorique, mêmes mécanismes. Nicolás Maduro, comme Noriega hier, est désigné « narco-dictateur ». Les États-Unis vont jusqu’à offrir une prime pour sa capture, geste inédit contre un chef d’État en exercice. La guerre contre la drogue devient prétexte à une guerre politique.

Derrière l’argument moral, l’enjeu est stratégique : pétrole, contrôle des routes maritimes, endiguement de la Chine et de la Russie. Le Venezuela, comme le Panama hier, incarne une insoumission géopolitique jugée intolérable. Sanctions économiques, asphyxie financière, tentatives de déstabilisation interne et reconnaissance de pouvoirs parallèles constituent désormais l’arsenal standard.

La doctrine Monroe, proclamée morte, se trouve ainsi pleinement opérationnelle. Simplement modernisée. Elle ne parle plus de colonisation, mais de « démocratie », plus de canonnières, mais de sanctions, plus d’invasions ouvertes, mais de pression permanente.

12:08 Publié dans Actualités, Histoire | Lien permanent | Commentaires (0) | |  del.icio.us |  Imprimer | | Digg! Digg |  Facebook | | Pin it!