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03/01/2017

FN. Déchaînement haineux contre le film de Lucas Belvaux

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Pauline, infirmière à domicile, entre Lens et Lille, s’occupe seule de ses deux enfants et de son père ancien métallurgiste. Dévouée et généreuse, tous ses patients l'aiment et comptent sur elle.
Profitant de sa popularité, les dirigeants d’un parti extrémiste vont lui proposer d’être leur candidate aux prochaines municipales.

Avec Emilie Dequenne, André DussollierGuillaume Gouix, un film de Lucas Belvaux

Les principaux dirigeants du FN ont en réagi à la diffusion de la bande-annonce du prochain film du cinéaste belge Lucas Belvaux.

lucas belvaux,chez nous,fn

C’est toujours au travers de ce type de polémique que le Front national montre son vrai visage. Ses principaux dirigeants ont en effet réagi à la diffusion de la bande-annonce du prochain film du cinéaste belge Lucas Belvaux. Chez nous, qui sortira en salles le 22 février, évoque le parcours d’une infirmière à domicile dans une petite ville du Nord, qui est approchée par des dirigeants d’un parti d’extrême droite, le Bloc patriotique.

Celui-ci est dirigé par une femme, interprétée par Catherine Jacob. Alors que Florian Philippot a jugé « scandaleux » qu’un film sur l’extrême droite puisse sortir à deux mois de la présidentielle, Gilbert Collard n’a pas hésité à qualifier les producteurs du film d’« émules de Goebbels », quand Steeve Briois, le maire d’Hénin-Beaumont, remportait la palme de la grossièreté et de la misogynie en qualifiant la comédienne Catherine Jacob de « pot à tabac »… « Ce qui m’amuse dans (leur) réaction, c’est qu’ils me taxent de caricature, alors que mes personnages sont moins caricaturaux qu’eux. La brutalité de leurs discours m’a surpris », a réagi hier Lucas Belvaux.

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27/12/2016

JEAN VASCA, POETE ET CHANTEUR TROP MECONNU

 

Jean Vasca1.jpgJean Vasca s’est éteint le 21 décembre dernier à Rivières, dans le Gard.

La Web Radio Chansons Rouges Mosaik Radio diffusera une émission spéciale pour lui rendre hommage le samedi 31 décembre à 22h, rediffusée lundi 02 janvier à 10h et le 7 janvier à 22h où vous pourrez retrouver plusieurs de ses chansons.

Son dernier album, daté de 2016, et dont vous pouvez écouter un extrait la Nuit des Songes à la fin de cet article s’intitule Saluts !.

Auteur, compositeur et interprète, Il est né le 25 septembre 1940 à Bressuire, dans les Deux-Sèvres, de parents réfugiés là depuis les Ardennes.

Jean Vasca aura consacré sa vie à la chanson de texte. Les siens, ceux des auteurs qu’il admire, Ferrat, Brassens, Ferré. Après ses débuts sur les scènes des cabarets parisiens dans les années 1960, le jeune artiste va produire une émission de poésie intitulée la Présence du verbe, puis il réalisera un premier album , les Routes, en 1964.

Une trentaine d’autres jailliront de son amour de la langue, poétique, libre et libertaire. Isabelle Aubret, Francesca Solleville, Christine Sèvres ou encore Morice Benin et Marc Ogeret ont interprété ses chansons qui lui valurent des prix prestigieux. Il disparaît avec l’admiration et l’affection de nombreux amateurs, noble terme.

Jean Vasca était l'un des derniers grands poètes contemporains.

Il a sorti 24 albums, 7 livres de poèmes, s'est produit dans de nombreux cabarets parisiens, est passé deux fois à l'Olympia et poursuit toujours ses tournées.

Jean vasca-et-ferrat.jpgAmi de Ferrat avec qui, en 1992 il fondera le festival Chansons de paroles, de Ferré, de Nougaro, Il est une mémoire vivante de la chanson à textes. Il a collectionné des prix prestigieux : prix de l'Académie de la chanson, de l'Académie du disque et de l'Académie Charles Cros.

Ses chansons étaient brûlantes d'humanité, d'espoir, de gourmandise. La tête dans les étoiles, la beauté comme la cruauté du monde, rien ne lui a échappé.

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05/12/2016

L’OFCE pointe le gâchis du pacte de stabilité

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Clotilde Mathieu, L'Humanité

La politique gouvernementale est en partie visée par l’organisme de recherche, qui prône une relance de 20 milliards d’euros afin de créer 245 000 emplois en trois ans.

Et si l’investissement public était un des leviers pour créer de l’emploi et de la croissance et retrouver le chemin d’une reprise durable ?

La réponse semble convenue, mais l’affirmation est toujours plus pertinente lorsqu’elle est appuyée par des chiffres. À court terme, une hausse de l’investissement public de 1 %, soit 20 milliards d’euros environ, générerait par exemple au bout de trois ans « une hausse du PIB de 1,1 % et une réduction de 245 000 chômeurs si elle est financée par la dette », résume le président de l’OFCE (Office français de conjoncture économique), Xavier Ragot.

Recul de l’investissement en France de 4,2% à 3,5% du PIB

Surtout que, en temps de crise, l’effet sur l’activité est plus fort, précise l’économiste. C’est dire le gâchis en termes d’emplois et de points de croissance perdus, puisque, entre 2009 et 2015, l’investissement public a reculé en France de 4,2 % à 3,5 % du PIB à cause des politiques économiques menées consécutivement par Nicolas Sarkozy puis François Hollande.

Les économistes qui ont travaillé sur ce rapport ciblent particulièrement les investissements relevant de « la transition écologique, l’amélioration du système éducatif ou encore les infra-structures de transport dans des villes congestionnées ou dans le très haut débit numérique, l’eau, les déchets ».

Si la nécessité de nouveaux investissements fait consensus, la question de son financement, elle, fait débat. François Fillon annonçait jeudi sa volonté de vendre les bijoux de la France en poursuivant la vague de privatisations des entreprises détenues par l’État « dans le secteur commercial », y voyant un moyen de « réinvestir le fruit de ces privatisations dans des infrastructures » sans alourdir la dette, quand d’autres, à l’instar de la gauche alternative, proposent de renégocier les traités européens.

L’OFCE propose d’ailleurs, lui aussi, de surseoir au pacte de stabilité, appliqué par François Hollande dès 2012, avec l’instauration d’une « règle d’or » qui exclurait « les investissements publics, mais aussi les dépenses de fonctionnement, notamment dans les domaines de l’éducation ou de la santé ».

Selon l’OFCE, ces 20 milliards d’euros d’investissement n’auront que peu d’impact sur les finances publiques du fait de la faiblesse des taux d’intérêt. La dette augmenterait de 2,5 % en cinq ans. À titre de comparaison, entre 2012 et 2017, selon les prévisions du gouvernement, celle-ci aura progressé de 7,7 %. Prenant les devants, les économistes alertent sur le faible effet des investissements si ceux-ci devaient être financés via une baisse des dépenses publiques. L’apport ne serait alors que de 0,4 % du PIB et le nombre des effectifs salariés de 147 000.

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02/12/2016

Expo. Orsay, un voyage dans l’art et dans le temps

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Maurice Ulrich, L'Humanité

L’ancienne gare devenue musée le 9 décembre 1986 rassemble près de 6 000 peintures, de la seconde moitié du XIXe siècle au début du XXe, et des collections exceptionnelles d’arts décoratifs et de sculptures. Regards pour un anniversaire.

C’était le chaînon manquant. Inauguré en 1986, le musée d’Orsay venait combler le vide existant entre le Louvre et le Centre Pompidou. Les collections du Louvre s’arrêtent à Delacroix, Ingres, Corot. Celles du Centre Pompidou s’ouvrent avec les fauves, le cubisme. Que faire donc des impressionnistes, des gloires de l’académisme finissant, des réalistes et naturalistes contemporains de Zola ? Soit quelque cinquante années d’une histoire de l’art en plein mouvement, quand l’ancien, pour reprendre une formule connue, tarde à disparaître et que le nouveau peine à se frayer un chemin.

En conséquence, Orsay serait donc un musée aux collections composites, si ce n’est hétéroclite, avec des questions posées dès son ouverture. Peut-on proposer aux visiteurs, à égalité de statut, même si c’est à quelque distance l’une de l’autre, la séduisante Vénus nacrée de Cabanel et l’Olympia, de Manet, les Romains de la décadence de Thomas Couture et l’Enterrement à Ornans de Courbet. Pire encore, l’allégorie de la Vérité de Jules Lefebvre, peinte en 1870, représentant une femme nue tenant bien haut une lanterne pour éclairer le monde mais au sexe lisse et glabre, peut-elle coexister avec l’Origine du monde, de Courbet, peinte en 1866 ?

Trente ans plus tard, ce sont, au fond, ces jeux multiples de la représentation et du symbole, de la vérité et du mensonge, de l’allégorie et du réel qui font le charme secret d’Orsay, une fois passés les premiers regards sur une collection, ou plutôt des collections exceptionnelles, de peinture, de sculpture, mais qui représentent aussi les arts graphiques, la photographie, l’architecture.

Des grandes toiles et des trésors plus intimes

On savait, à l’époque de son ouverture, qu’Orsay avait été une gare dont le musée a d’ailleurs gardé la grande horloge. Mais la gare avait elle-même été un palais, construit en 1810, accueillant successivement le Conseil d’État et la Cour des comptes, incendié pendant la Commune, abandonné pendant des années, et enfin transformé par Victor Laloux, pour la Compagnie du chemin de fer de Paris et Orléans pour accueillir les délégations étrangères à l’Exposition universelle de 1900.

’est à partir de 1983 que les architectes Renaud Bardon, Pierre Colboc et Jean-Paul Philippon entreprennent sa transformation en musée après avoir remporté, en 1979, un concours d’architecture à cet effet. C’est donc sous le septennat de Valéry Giscard d’Estaing que fut décidée sa création, ce qui vient de donner lieu à une polémique assez cocasse, le Canard enchaîné assurant que François Fillon aurait obtenu le soutien de VGE en échange de la promesse de rebaptiser le musée à son nom.

Peu importe. L’essentiel, c’est évidemment la richesse d’Orsay, sensible dès l’entrée avec cette longue galerie de sculptures où trône l’admirable corps d’Apollonie Sabatier, égérie de Baudelaire et icône « mondaine » sculptée par Auguste Clésinger en 1847, avec un titre en forme d’alibi et d’aveu, Femme piquée par un serpent. Au fond, l’un des groupes de Carpeaux, la Danse, pour l’opéra, Rodin, Camille Claudel.

Mais Orsay c’est surtout une collection de 5 300 peintures, dont près de 500 toiles impressionnistes, les nabis, Gauguin, le Douanier Rousseau avec la toile phénoménale qu’est la Guerre, des grandes toiles et des trésors plus intimes comme d’extraordinaires pastels de marines de Degas. C’est, au rez-de-chaussée, les chefs-d’œuvre de Monet, Manet, Courbet. Dans le même temps, on ne saurait sous-estimer, après les avoir longtemps méprisés, les académiques, voire les pompiers et les naturalistes. On peut certes affirmer que l’on ne rencontrera jamais, où que ce soit, une Vénus flottant sur les eaux entourée d’angelots. Bien sûr, mais le propos de Cabanel, en 1863, c’est l’illustration d’un mythe. Certes, cela sera conflictuel et sous le second Empire Napoléon III lui-même ne se privera pas de fustiger Courbet ou Manet pour exalter à l’inverse la belle peinture, donc, de Cabanel, de Bouguereau, ou encore de Gérôme.

Aujourd’hui nous n’en sommes plus là et Orsay nous permet sans doute de prendre un peu de recul et d’envisager nombre d’œuvres, aussi, comme les témoignages d’une époque, de plusieurs sensibilités. C’est ainsi que l’on peut regarder un tableau émouvant et tragique comme le Rêve, de Detaille, avec ses soldats dormant sous une armée fantôme, la Paye des moissonneurs, de Léon Lhermitte, ou encore l’un des très rares tableaux évoquant alors la condition ouvrière du point de vue de ses luttes : la Grève au Creusot, de Jules Adler, en 1900… Orsay, c’est un magnifique voyage dans l’art et dans le temps.

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16:10 Publié dans Actualités, Arts | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : musée d'orsay, peinture | |  del.icio.us |  Imprimer | | Digg! Digg |  Facebook | | Pin it!