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16/08/2026

Pompéi n’a pas fini de surprendre : un tiers de la cité reste à fouiller

pompei

La cité ensevelie par le Vésuve ne cesse d’éblouir les archéologues par ses merveilles et ses enseignements.

Viendra-t-on un jour à bout de nos surprises à Pompéi ? Ce n’est pas pour tout de suite : un tiers du site doit encore être fouillé. À l’extérieur de la cité, la villa de Poppée, deuxième femme de l’empereur fou Néron, continue de révéler ses splendeurs. Ici, on est chez les très, très riches et ça se voit : récemment découvertes, les somptueuses fresques (paons aux couleurs chatoyantes, masques de théâtre) aux pigments miraculeusement préservés des outrages du temps confirment le luxe de la demeure. Ce joyau du patrimoine antique fait actuellement l’objet d’une campagne de restauration.

À Pompéi, la hauteur des maisons révélait la richesse des habitants

Le train de vie des habitants de Pompéi se mesurait également à la hauteur de leurs habitations. Si les vestiges de la cité ensevelie donnent l’image d’une ville en rez-de-chaussée, les modélisations faites à partir de l’escalier d’une demeure racontent une tout autre histoire. La volée de marches des maisons menait à une tour, dont semblent avoir été dotées nombre de propriétés similaires. De tels belvédères permettaient à leurs occupants de contempler le paysage. "Ce que nous appelons "La Pompéi perdue" est constitué des étages supérieurs des bâtiments, qui sont essentiels pour comprendre la vie dans la ville", explique Gabriel Zuchtriegel, directeur du parc archéologique de Pompéi.

Dans un registre plus guerrier, l’étude approfondie d’impacts dans un mur pourrait prouver la réalité d’une machine que l’on pensait mythique : le polybolos, sorte de "mitrailleuse" activée par une manivelle et projetant des flèches en rafales, décrite dans un texte de Philon de Byzance mais jamais retrouvée. La forme et la profondeur des trous et la régularité de leur disposition sont peut-être la preuve indirecte de son existence. Aucune arme antique connue n'est capable de produire ce résultat…

12:26 Publié dans Histoire, Planète, Science | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : pompei | |  del.icio.us |  Imprimer | | Digg! Digg |  Facebook | | Pin it!

24/01/2026

Quels animaux ont survécu aux dinosaures ?

dinausore

Bien que les dinosaures aient disparu il y a environ 66 millions d’années, certains animaux ont survécu à la catastrophe planétaire qui a mis fin à leur règne. Ces espèces, parfois méconnues, peuplent encore aujourd’hui la Terre, rappelant un lointain passé préhistorique.

uand on évoque la disparition des dinosaures, on pense souvent à une extinction totale de la vie sur Terre. Pourtant, de nombreuses espèces ont résisté à cette crise majeure et certaines existent toujours à l’heure actuelle. Quels animaux ont survécu à l'extinction des dinosaures ? Pourquoi ces espèces ont-elles pu continuer à évoluer quand tant d'autres ont disparu ? Enfin, quelles sont les caractéristiques qui leur ont permis de franchir cet événement apocalyptique ? Voici un tour d’horizon fascinant des survivants de la Préhistoire.

Quels sont les animaux qui ont survécu à l'extinction des dinosaures ?

dinausore

Contrairement à ce que l’on imagine, tous les dinosaures ne se sont pas éteints lors de la fameuse extinction massive survenue à la fin du Crétacé. En réalité, leurs descendants directs, les oiseaux, sont les derniers représentants de ce groupe. Ainsi, lorsque l’astéroïde a frappé la Terre, de nombreuses espèces d’oiseaux ont réussi à survivre, notamment celles vivant au sol ou possédant une alimentation variée. Mais les oiseaux ne sont pas les seuls rescapés. Les crocodiles, déjà présents avant l’apparition des dinosaures, ont traversé les âges grâce à leur adaptation à des milieux aquatiques et leur métabolisme lent. Les requins, apparus bien avant les dinosaures, ont aussi survécu aux extinctions massives, tout comme certaines espèces de poissons osseux. Parmi les invertébrés, les nautiles, ces mollusques marins à coquille spiralée, et les limules, ces "fossiles vivants", sont également les témoins d’une époque révolue. Enfin, les tortues, présentes depuis plus de 200 millions d'années, ont franchi cette crise majeure grâce à leur carapace protectrice et leur capacité d’adaptation.

dinausore

Comment certains oiseaux ont-ils survécu quand les dinosaures ont disparu ?

Les oiseaux sont les véritables héritiers des dinosaures. Si la majorité des espèces s’est éteinte lors de l’impact cataclysmique, certaines ont réussi à passer entre les mailles du filet. Selon les chercheurs, leur survie s’explique par plusieurs facteurs. D’abord, les oiseaux qui ont échappé à l’extinction étaient de petite taille, ce qui leur permettait de trouver plus facilement des abris et de limiter leurs besoins alimentaires dans un monde dévasté. Ensuite, ces oiseaux auraient été omnivores, capables de manger tout ce qu'ils trouvaient (graines, insectes, petits animaux), ce qui leur a donné un avantage certain quand la végétation et de nombreuses proies ont disparu. Leur capacité de vol a également été un facteur clé : en pouvant se déplacer sur de longues distances, ils ont pu atteindre des zones moins touchées. Enfin, leur reproduction rapide a sans doute contribué à maintenir leurs populations. Ainsi, les oiseaux modernes, des moineaux aux autruches, sont les témoins vivants de cette incroyable résilience.

dinausore

Le takahé un oiseau préhistorique toujours vivant

Pourquoi les crocodiles ont-ils réussi à survivre à l'extinction des dinosaures ?

Les crocodiles sont apparus il y a environ 240 millions d'années, bien avant les grands dinosaures, et ils ont survécu à toutes les grandes extinctions, y compris celle de la fin du Crétacé. Leur mode de vie semi-aquatique les a probablement protégés des pires effets de la catastrophe : en passant une grande partie de leur temps dans l'eau, ils étaient moins exposés aux incendies, chutes de températures ou perturbations atmosphériques. De plus, leur métabolisme lent, qui leur permet de rester longtemps sans se nourrir, a été un atout majeur quand la nourriture est devenue rare. Ils peuvent aussi réguler leur température corporelle en fonction de leur environnement, une capacité appelée ectothermie, qui les aide à survivre dans des conditions extrêmes. Enfin, leur régime alimentaire opportuniste (mangeant poissons, charognes, mammifères, etc.) leur a donné plus de chances de trouver de quoi se nourrir, même après la disparition des espèces dominantes.

Quels autres animaux préhistoriques vivent encore aujourd'hui ?

Au-delà des oiseaux et des crocodiles, d'autres espèces considérées comme des "fossiles vivants" ont traversé les âges. C’est le cas des requins, qui existent depuis plus de 400 millions d'années. Certains, comme le requin du Groenland, peuvent vivre plusieurs siècles. Les limules, vieilles de 450 millions d’années, ont survécu grâce à leur carapace rigide et leur capacité à vivre dans des environnements variés. Les nautiles, avec leur coquille caractéristique, ont peu changé depuis l’époque des dinosaures. Ils vivent toujours dans les profondeurs des océans pacifiques. Parmi les poissons, le cœlacanthe, longtemps considéré comme éteint avant sa redécouverte en 1938, est un exemple marquant de ces espèces préhistoriques toujours présentes. Enfin, les tortues marines et terrestres, dont certaines lignées datent de plus de 200 millions d’années, témoignent elles aussi d’une époque lointaine. Ces animaux nous rappellent que la vie a une capacité de résilience extraordinaire, et que malgré les cataclysmes, certaines espèces trouvent toujours le moyen de survivre et de s’adapter.

Source CaMinteresse

11:13 Publié dans Connaissances, Science | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : dinausore, préhistoire | |  del.icio.us |  Imprimer | | Digg! Digg |  Facebook | | Pin it!

10/04/2025

Histoire hallucinante des vaches abandonnées sur une île pendant 130 ans !

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Une population de bovins abandonnés sur l’île Amsterdam au XIXe siècle a réussi à survivre et à s’adapter à un environnement extrême, devenant un exemple rare de féralisation. Leur étude génétique a révélé une histoire évolutive unique, mais ces animaux ont été entièrement éradiqués en 2010, soulevant des questions éthiques et scientifiques sur la conservation de la biodiversité domestique.

Par les auteurs Laurence Flori, Directrice de recherche, animale, UMR SELMET, Inrae ; Mathieu Gautier, chercheur en statistique et évolutive des populations, Inrae ; Tom Druet, Directeur de recherche au FRS-FNRS, Université de Liège ; François Colas, Inspecteur de santé publique , retraité ; Thierry Micol, Chef de service LPO. 

L'étude génétique de cette population a permis de répondre à de nombreuses questions : D'où venaient ces vaches ? Comment ont-elles pu survivre et s'établir sur une île a priori hostile ? Mais elle en soulève d'autres. Était-il par exemple nécessaire d'éradiquer ces bovins redevenus sauvages en 2010 ?

Certains espaces naturels préservés accueillent des populations animales étonnantes, capables de s'adapter à des contextes inattendus. Un exemple intriguant en témoigne celui d'une population de bovins retournés à l'état sauvage (processus appelé féralisation), après avoir été abandonnés sur l'île subantarctique Amsterdam, au sud de l'océan Indien, sur laquelle ils ont vécu en toute jusqu'en 2010.

Une île inhospitalière balayée par les vents

Située à 4 440 km au sud-est de Madagascar et comparable en taille à Noirmoutier, cette île est soumise à un climat océanique tempéré, balayée par des vents constants et parfois violents, et exposée à des précipitations fréquentes, notamment l'. Elle est également dépourvue de points d'abreuvement permanents, ce qui la rend à première vue incompatible avec la survie d'un troupeau de bovins. La seule présence humaine y est assurée par la base scientifique Martin-de-Viviès, établie en 1949.

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Depuis 2006, l'île Amsterdam fait partie de la réserve naturelle nationale des australes et françaises (TAAF), un sanctuaire de , inscrit sur la liste du patrimoine mondial de l’Unesco.

D'après les documents historiques, quelques bovins y auraient été probablement abandonnés à la fin du XIXe siècle. Contre toute attente, ces animaux ont non seulement survécu mais également prospéré, leur population atteignant près de 2 000 animaux en quelques décennies. Mais d'où provenaient ces animaux, et comment ont-ils pu s'établir sur l'île et s'adapter à un environnement à première vue inhospitalier, en redevenant sauvages ? C'est l'histoire singulière de cette population bovine que nous avons retracée à partir de l'étude du de 18 animaux, extrait d'échantillons prélevés lors de deux campagnes d'étude remontant à 1992 et 2006.

Vache de l’île Amsterdam. © François Colas, Fourni par l'auteur
 
Vache de l’île Amsterdam. © François Colas, Fourni par l'auteur

Quand la génétique éclaire l’histoire

En analysant les différences entre les génomes de ces animaux, nous avons tout d'abord mis en évidence une diminution significative, mais brève de la taille de la population vers la fin du XIXe siècle. Ce résultat réfute l'hypothèse d'une présence plus ancienne de bovins laissés sur l'île par des . Il confirme en revanche le scénario historique le plus consensuel, selon lequel cinq ou six bovins auraient été abandonnés sur l'île en 1871 par un fermier, nommé Heurtin, et sa famille, originaires de La Réunion. Partis avec quelques animaux pour s'installer sur l'île, la mettre en culture et entamer une activité d'élevage, ils n'y sont finalement restés que quelques mois. Ils ont été contraints de retourner à La Réunion par les conditions climatiques difficiles, les problèmes d'adaptation et l'isolement, en laissant les bovins derrière eux.

Une poignée d'animaux fondateurs a ainsi été à l'origine de la population, entraînant une forte augmentation de la chez leurs descendants. Cette augmentation est souvent associée à une accumulation dans le génome de mutations délétères responsables de dysfonctionnements biologiques et de . Mais elle peut aussi parfois permettre au contraire leur élimination, un phénomène connu sous le nom de purge. De manière surprenante, nous n'avons observé aucun de ces deux cas de figure. Les 2 000 descendants obtenus en quelques générations semblaient en effet en bonne santé. De plus, notre analyse, qui a mis en évidence une réduction modérée de la diversité génétique, n'a pas détecté d'élimination significative des mutations délétères, mettant d'autant plus en la singularité de cette population.

Des origines ayant favorisé l’établissement des bovins sur l’île

La caractérisation génétique des animaux a également révélé qu'ils semblaient descendre de deux populations bovines bien distinctes de taurins européens génétiquement proches d'animaux actuels de race jersiaise (env. 75 %) et de zébus originaires de l'océan Indien (env. 25 %). Ces résultats confirment que les bovins introduits sur l'île avaient probablement été sélectionnés par Heurtin parmi les races présentes à l'époque sur l'île de La Réunion, qui comprenaient des animaux proches des jersiais actuels, susceptibles de s'être croisés avec des races locales, notamment des zébus de la région.

Cette spécificité est probablement à l'origine du succès de l'établissement de cette population dans cet environnement inhospitalier. C'est ce que révèlent nos résultats qui mettent en évidence une préadaptation de leurs ancêtres taurins européens aux conditions climatiques de l'île. Les animaux introduits n'ont, semble-t-il, pas été confrontés à un défi bioclimatique important, les conditions climatiques du berceau des bovins jersiais, l'île de Jersey (dans la Manche), étant en effet relativement proches de celles de l'île Amsterdam.

Vaches de l’île Amsterdam. © François Colas. Fourni par l'auteur
 
Vaches de l’île Amsterdam. © François Colas. Fourni par l'auteur

Des mécanismes adaptatifs principalement liés au système nerveux

La découverte de leurs origines nous a également permis de réfuter les hypothèses émises par certains scientifiques, selon lesquelles ces bovins auraient vu leur taille diminuer dans ce nouvel environnement pour s'adapter aux ressources limitées de l'île, un phénomène connu sous le nom de .

Source Futura

12:00 Publié dans Actualités, Connaissances, Planète, Science | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : vaches, ile | |  del.icio.us |  Imprimer | | Digg! Digg |  Facebook | | Pin it!

14/02/2025

Le plus petit oiseau du monde, le colibri-abeille habite Cuba

Cuba, Colibri abeille

Cuba, Colibri abeilleLe plus petit oiseau au monde est le colibri-abeille, zunzuncito ( el ave más pequeña del mundo ) en espagnol et bee hummingbird ( the World's Smallest Bird ) en anglais. Le colibri-abeille est à peine plus gros qu'un bourdon avec lequel il est souvent confondu. Le mâle est un peu plus petit que la femelle ne mesurant que 5.5 centimêtres ( environ 2.17 pouces ) de long et pesant seulement 1.95 grammes ( environ 0.07 once ). En comparaison, le colibri géant ( picaflor gigante ) que l'on retrouve dans les Andes mesure environ 21 centimêtres ( 8 pouces et demie ) et pèse 20 grammes ( 0.7 once ), si bien que le colibri-abeille peut se percher sur le bec du colibri géant des Andes. cliquez-ici pour voir un tableau comparatif.

Le nom scientifique du colibri-abeille est Mellisuga helenae en latin et colibri d'Hélène en français. Ce nom lui a été donné en l'honneur d'Hélène Booth, l'épouse d'un ami de Juan Gundlach ( 1810-1896 ), célèbre naturaliste allemand qui a séjourné pendant plusieurs années à Cuba et qui a écrit le premier livre important sur les oiseaux de l'île ( Ornitología Cubana ). Les cubains préfèrent l'appeler zunzuncito, mot espagnol qui veut dire petit zunzun. Zunzun est une onomatopée imitant le bruit fait par le battement très rapide des ailes du colibri. Saviez-vous que le battement des ailes du colibri se fait à une vitesse de 80 battements d'ailes par seconde ?

Le colibri-abeille est une espèce d'oiseau endémique à Cuba, c'est-à-dire qu'elle n'existe qu'à Cuba et nulle part ailleurs. Cuba est vraiment le royaume du plus petit monde puisque c'est là aussi que l'on retrouve la plus petite grenouille au monde ( Sminthillus limbatus ) ainsi que la plus petite chauve-souris papillon au monde ( Natalus lepidus ).

Même si on peut observer le colibri-abeille partout à Cuba, les chances de le voir seront meilleures surtout dans trois régions de l'île. La première région est celle du Parc national de Zapata situé à 180 kilomêtres au sud-ouest de la Havane dans la province de Matanzas. Ce parc est constitué d'une vaste zone de 120 kilomêtres de terres humides remplies de mangroves et de marécages. Il a la forme d'une chaussure d'où son nom de Zapata qui veut dire chaussure en espagnol. C'est aussi l'habitat naturel de 160 espèces d'oiseaux, de 31 sortes de reptiles, de 12 espèces de mammifères et d'une quantité innombrable d'amphibiens, de poissons et d'insectes. La deuxième région est celle de la petite ville historique de Baracoa ( première ville espagnole à Cuba, construite en 1512 ) située sur la pointe sud-est de l'île. Enfin on peut se rendre au sud-ouest de l'île, plus précisément sur l'île de la Jeunesse ( Isla de la Juventud ), anciennement l'île des Pins ( Isla de Pinos ), à ne pas confondre avec l'île des Pins située dans l'océan Pacifique au sud de la Nouvelle-Calédonie.

 

19:34 Publié dans Planète, Science | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : cuba, colibri abeille | |  del.icio.us |  Imprimer | | Digg! Digg |  Facebook | | Pin it!

29/12/2024

Un retour triomphal de Huawei après les sanctions américaines

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Malgré les sanctions américaines imposées depuis 2019, Huawei signe un retour impressionnant avec sa série Mate 70, qui pulvérise les records de ventes. Entre innovations technologiques et stratégie d’autosuffisance, le géant chinois prouve qu’il peut rivaliser avec les leaders mondiaux du smartphone.

En 2019, l’administration américaine a frappé Huawei de sanctions sans précédent, interdisant à l’entreprise d’accéder à des technologies clés.

Placée sur la liste noire du département du Commerce américain, Huawei a perdu son accès aux semi-conducteurs de pointe produits par Qualcomm ou TSMC. Pire encore, elle a été coupée des services Google, compliquant considérablement ses ventes à l’international et limitant son attrait pour les utilisateurs en dehors de la Chine.

Ces mesures, destinées à ralentir l’ascension du géant chinois, auraient pu sonner le glas de ses ambitions technologiques. Mais Huawei n’a pas capitulé. Face à ces obstacles, l’entreprise a investi massivement dans la recherche et le développement pour assurer son autosuffisance.

Dès sa sortie, le Mate 70 a rencontré un succès foudroyant. Plus de 900 000 précommandes ont été enregistrées dans les 24 premières heures, générant un chiffre d’affaires de 1,8 milliard de yuans. Les analystes estiment que cette série pourrait dépasser les 18 millions d’unités vendues, surclassant les performances du Mate 60, qui avait déjà été écoulé 14 millions d’exemplaires en 2023.

Huawei montre ainsi qu’il est capable de surmonter les sanctions et de continuer à innover malgré des conditions adverses. Si le succès commercial du Mate 70 est incontestable, il s’accompagne également d’avancées technologiques remarquables. Au cœur de ce renouveau, on retrouve le processeur Kirin 9000S, développé en interne. Basé sur un procédé N+3, proche du 5 nm, il représente un pas de géant pour Huawei, lui permettant de réduire sa dépendance aux fournisseurs étrangers.

Ce processeur améliore de 15 % les performances tout en réduisant la consommation énergétique de 20 % par rapport à la génération précédente, offrant une autonomie impressionnante. En effet, le Mate 70 peut atteindre jusqu’à 22 heures de lecture vidéo continue, un record sur le marché des smartphones haut de gamme.

Une technologie à la pointe de l’innovation

Huawei n’a pas seulement misé sur le matériel. HarmonyOS 4, son système d’exploitation propriétaire, marque une rupture complète avec Android. Développé à partir d’une architecture micro-noyau, il garantit une expérience fluide et intuitive.

En intégrant des fonctionnalités avancées basées sur l’intelligence artificielle, Huawei propose des innovations qui répondent aux attentes des utilisateurs modernes. Parmi les nouveautés les plus marquantes, on trouve la reconnaissance de scènes automatique, qui ajuste les paramètres de l’appareil photo selon les environnements, ou encore la création d’avatars virtuels grâce à des algorithmes d’apprentissage profond. Une fonctionnalité particulièrement saluée est celle qui protège la vie privée : en cas de regard indiscret sur l’écran dans un lieu public, le smartphone ajuste automatiquement la luminosité pour rendre les informations illisibles pour les tiers.

Les performances photographiques du Mate 70 renforcent également son positionnement. Doté de capteurs de dernière génération comme l’OV50H et de technologies d’optimisation d’image par IA, le smartphone offre une qualité exceptionnelle dans toutes les conditions, qu’il s’agisse de scènes nocturnes ou de portraits. Ces avancées permettent désormais à Huawei de rivaliser avec Apple.

Source : Liberté Hebdo

19:57 Publié dans Actualités, Connaissances, Economie, Planète, Science | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : huawei | |  del.icio.us |  Imprimer | | Digg! Digg |  Facebook | | Pin it!