27.09.2009

L’ECOLOGIE POUR LES NULS

sarkomechant.jpgNicolas Sarkozy lors d’un interview accordé à Laurence Ferrari et David Pujadas (journalistes serpillières par excellence) a déclaré, pour justifier l’instauration de la « taxe carbone » (voir la vidéo) avec un aplomb incroyable et sans être contredit (et pour cause) des contrevérités qui en disent longs sur ses connaissances à ce sujet :

« Des scientifiques et des savants du monde entier se sont réunis des mois et des mois pour dresser un constat : le monde va à sa perte si on continue à émettre du carbone qui crée un trou dans la couche d’ozone et qui brise les équilibres de la planète ».

 Le problème c’est que cette affirmation est  fausse, l’émission du dioxyde de carbone n’est pas responsable du trou de la couche d’ozone,  et que pour un Président qui prétend défendre l’environnement cela interroge.

 Il confond deux sujets  différents (même si les effets peuvent se cumuler), la couche d’ozone, et l’effet de serre qui est responsable du réchauffement de la planète, et en passant se trompe sur le carbone qui ne présente aucun danger pour l’environnement, et le dioxyde de carbone qui lui est dangereux pour notre planète.

PETIT RAPPEL POUR LES NULS

- couche d'ozone.gifLa couche d’ozone :

 C’est une couche de gaz (l’ozone) présente dans la haute atmosphère qui nous protège des rayonnements ultraviolets les plus nocifs (risques du cancer par exemple). Cette couche de gaz est attaqué par les chlorofluorocarbures (CFC) qui ont été retiré de la circulation il y a quelques années déjà.

-         Le trou de cette couche ne diminuant pas encore, les scientifiques de l'OMS estiment maintenant que cet effet pourrait être contré par la présence dans la haute atmosphère d'importantes quantités de brome et de chlore, produits par réaction entre le rayonnement UV provenant du Soleil et les CFC, dont la dissipation est très lente.

- effet de serre.jpgL’effet de serre :

Les rayonnements solaires arrivent jusqu’au sol qui les absorbe, il le reémet ensuite sous forme de rayonnement infrarouge, c’est ce rayonnement inoffensif et indispensable pour une vie sur notre Terre qui est stoppé par les gaz à effet de serre (gaz carbonique, méthane, protoxyde d’azote). Une certaine quantité de chaleur (rayonnement infrarouge) est ainsi maintenue en surface.

-         L’effet de serre est naturel et maintient la Terre à une température « acceptable ». Si on augmente la quantité de gaz à effet de serre dans l’atmosphère au-delà d’un seuil, (et c’est le cas depuis plusieurs années et le cœur du débat actuel), cet effet de serre s’emballe et provoque un réchauffement climatique avec des conséquences qui peuvent être dramatiques pour notre survie.

-     Le dioxyde de carbone :

Dioxyde de carbone, forme résiduelle toxique et rejetée de la carbonylation. Le dioxyde de carbone de l'organisme humain est rejeté à la respiration. Le dioxyde de carbone produit dans les véhicules est évacué par le pot d'échappement.

-    Carbone :

Corps simple constituant le diamant et entrant dans la composition du charbon, du bois, etc.

-      Ozone :

Gaz qui, à haute altitude, constitue une couche protégeant la planète Terre des rayonnements ultraviolets provenant du soleil. À basse altitude, l'ozone est un gaz nocif pour l'appareil respiratoire et un acteur important dans l'émission de gaz à effet de serre.

 michel-rocard.jpgUn an avant, un autre nul, son ami Michel Rocard (Président de la conférence d’experts sur la création de la Taxe Carbone), rien que ça, avait également sur France Info dit également une série de contrevérités « Chaque EPR qui remplace une centrale à charbon fait économiser 11 millions de tonnes de CO2. Les émissions qui font le trou dans la couche d’ozone… ».

 Tout cela bien sûr nous laisse très inquiet sur les capacités de ces « génies en parlote » de sauver notre planète.

E-Mosaique

05.09.2009

NICOLAS SARKOZY VU D’ALLEMAGNE

sarkozy.jpgUn article de presse paru dans la Bild Zeitung (1) cette semaine

> Traduction  :

8 avions, 61 voitures de fonction, 1000 employés.

- Toute la France est touchée par les mesures de récession. Toute la France ? Une personne ne joue pas le jeu : le Président Nicolas Sarkozy ( 5 4 ans)

- Le budget de la Présidence a toujours été tenu secret en France. Pour la première fois il est révélé sous Nicolas Sarkozy.

- Dans les 300 mètres carrés de l'appartement de fonction des Sarkozy les fleurs doivent être fraîches en permanence : coût 280.000 euros par an

- Lorsque Nicolas Sarkozy voyage à titre privé, un avion gouvernemental vide l'accompagne en permanence, pour lui permettre de rentrer à Paris en cas d'urgence.

- Il dispose de 61 voitures de fonction, 2 Airbus et 6 avions Falcon-Jet. Le dernier  avion en date (60 millions d'euros) a été baptisé "Carla" du prénom de madame Sarkozy numéro 3  

-  Dépenses annuelles pour les boissons (Champagne etc.) : 1 million d'euros

- Il a presque 1.000 employés à son service, deux fois plus que la Reine d'Angleterre. Parmi eux 44 chauffeurs et 87 cuisiniers.

- Les cuisiniers-chefs peuvent se servir librement dans les caves à vin du Palais de l'Elysée, le repas de midi leur est servi par des laquais.

- Carla et Nico peuvent commander de la nourriture ou des boissons 24 heures sur 24. La cuisine est en service en permanence.

-  Indignation ? Protestations ? Pas du tout. En France il semble être une affaire d'honneur que le Chef de l'Etat incarne la "Gloire de la nation" . Il est le successeur du Roi Soleil. Et c'est exactement comme tel qu'il vit.

> Légende des photos :

>     - Gauche : Le Roi Soleil et sa Madame Pompadour : Nicolas Sarkozy et Carla Bruni

Ø         - Droite : Un des 30 "réfectoires" du Palais de l'Elysée

(1)   - Bild ou Bild-Zeitung (respectivement Image et Journal Image) est un quotidien allemand parmi les plus critiqués, mais aussi celui qui a la plus forte diffusion d'Europe occidentale avec un tirage de plus d’un million d’exemplaires.

Ce « journal de boulevard » est édité depuis le 24 juin 1952 par le groupe de presse Axel Springer Verlag. De par son contenu, il s'apparente à la presse tabloïd et la presse à scandale et politique est orienté très à droite.

29.08.2009

Sarkozy, « interventionniste d’un côté, libéral de l’autre »

STERDYNIAK.jpgEntretien. Henri Sterdyniak, chercheur à l’OFCE, revient sur les politiques mises en oeuvre depuis le début de la crise.

Le thème de la reprise, en vogue ces dernières semaines, a-t-il une réalité d’un point de vue économique ?

Henri Sterdyniak. On a connu un dernier trimestre 2008 et un premier trimestre 2009 catastrophiques. Et si la chute de l’activité s’est arrêtée au deuxième trimestre 2009, on ne voit pas de facteur qui pourrait provoquer une forte reprise. Les ménages sont inquiets en raison des licenciements et les investissements des entreprises ne repartent pas, faute de signal positif. Tout ça préfigure une croissance à venir extrêmement médiocre.

Le nombre de chômeurs a augmenté de 26,5 % sur un an. Y voyez-vous un signe de l’échec de la politique de l’emploi menée par le gouvernement ?

Henri Sterdyniak. Le gouvernement n’a pas lancé, comme on pouvait l’espérer, de vaste programme pour inciter les entreprises à conserver les emplois. Le plan de relance français n’était pas à la hauteur du problème. Il n’y a donc pas de miracle : les entreprises ont massivement supprimé des contrats d’intérim et mis fin a des CDD. Une hausse assez sensible du chômage est à prévoir en septembre et octobre.

Dans son discours de Toulon, Nicolas Sarkozy voulait imposer aux banques de « financer le développement plutôt que la spéculation », appelant à une « moralisation du capitalisme financier ». Qu’en est-il ?

Henri Sterdyniak. On pouvait attendre une vaste réorientation du système bancaire. Elle n’a pas eu lieu. Le gouvernement n’est pas entré dans le capital des banques, qui n’ont donc pas renoncé à leurs activités les plus rentables sur les marchés financiers et spéculatifs. La morale consisterait à faire en sorte que, dans le secteur financier, on ne puisse pas gagner plus que dans l’industrie. Mais on n’a pas beaucoup avancé sur ce sujet.

Dans son intervention, Nicolas Sarkozy défendait également l’instauration « d’un nouvel équilibre entre l’État et le marché »…

Henri Sterdyniak. Il y a trois, quatre ans, le discours consistait à dire que les entreprises pouvaient se charger de tout. Aujourd’hui, on voit que le privé nous emmène à la catastrophe. Face à cela, Nicolas Sarkozy reste complètement contradictoire en continuant à mener une politique de diminution du nombre de fonctionnaires, notamment dans l’éducation nationale, alors même que les besoins de formation sont très importants. On a, avec Nicolas Sarkozy, une politique à la Janus. Interventionniste d’un côté, et libérale de l’autre.

Quelles devraient être les priorités en matière de politique économique ?

Henri Sterdyniak. Elles sont connues. Il faut réduire fortement l’importance des marchés financiers en recentrant les banques sur le crédit. Il faut aider massivement les secteurs productifs et, à l’échelle mondiale, il faut que chaque pays soutienne sa consommation par les salaires, et pas par les exportations ou la spéculation. Il y a des choses que la France aurait pu faire seule : taxer les hauts revenus, nationaliser les caisses d’épargne et banques populaires pour créer un système public de crédit. Autant de mesures qui n’ont pas vu le jour.

Entretien réalisé par Cyril Charon pour l'Humanité

07.07.2009

LE DESSIN DU MOIS DE JUILLET

dessinjuillet.jpg

08.03.2009

Dérapages du CRIF, relaxe pour Siné

palestinejuif1.jpgLe dîner 2009 du Conseil représentatif des institutions juives de France (CRIF) aura, le 2 mars, battu tous les records : d’affluence (plus de 1 000 participants), de représentativité (le premier ministre François Fillon et le gros du gouvernement comme de la classe politique, sauf le PCF et les Verts, non invités), d’œcuménisme (les dignitaires des principales confessions, islam compris). Même le président de la République, dont l’Elysée avait annoncé l’absence, a fini par passer une demi-heure, de retour d’Egypte.

Le président Richard Prasquier et, à sa suite, le chef du gouvernement, auront, hélas, battu un autre record : celui de la manipulation politique et idéologique. Rien de plus légitime, pour le CRIF, que d’appeler à la vigilance contre les manifestations d’antisémitisme, qui se sont, explique-t-il, multipliées pendant l’offensive israélienne contre Gaza. L’expérience du début des années 2000 incite toutefois à manier prudemment les chiffres ; à ne pas mélanger courriels, graffitis et violences contre des fidèles ou des lieux de culte ; à ne pas accuser en bloc et sans la moindre preuve les jeunes Français d’origine arabe ou de religion musulmane, eux-mêmes victimes de nombreuses agressions racistes ou islamophobes – sans oublier la répression au faciès…

Le danger du « deux poids deux mesures » n’a d’ailleurs pas échappé à M. Nicolas Sarkozy qui, dans le bref moment qu’il a consacré à la soirée, a tenu à préciser : « Quand on s’en prend à un juif parce qu’il est juif, c’est toute la France qui doit se sentir solidaire. Je dirais la même chose s’agissant de l’islamophobie. Les antisémites, les islamophobes, les racistes n’ont rien à faire sur le territoire de la République française. »

Là où la légitimité s’arrête, c’est quand M. Prasquier — malheureusement suivi par le premier ministre — dénonce comme antisémites les participants aux défilés de solidarité avec Gaza, allant jusqu’à exclure de son dîner les Verts et le Parti communiste français — PCF (1) —, accusés de « ne pas s’être élevés contre le kidnapping (sic) des manifestations par des mouvements islamistes, avec des slogans antijuifs ». Quiconque y a pris part sait pourtant que ces débordements furent à la fois marginaux et unanimement condamnés. Quand, à l’issue d’un cortège du CRIF, le 7 avril 2002, les nervis du Betar et de la Ligue de défense juive (LDJ) s’en prirent aux passants d’origine arabe, accusa-t-on M. Roger Cukierman, alors président du CRIF, d’avoir conduit une « ratonnade » ? Question toujours d’actualité : qui protège la LDJ, interdite aux Etats-Unis et en Israël, mais autorisée en France malgré ses violences récurrentes ?

Loin d’être un signe de force, ces dérapages du CRIF révèlent sa faiblesse. Ses dirigeants n’ont certes pas renoncé à pratiquer le chantage à l’antisémitisme pour mieux défendre la politique israélienne. Dernière preuve en date : dans le climat du dîner, M. Fillion s’est cru obligé de menacer de boycotter la seconde conférence des Nations unies sur le racisme à Durban, si Israël y était « stigmatisé » ! Mais, après Daniel Mermet, Charles Enderlin, Edgar Morin, Pascal Boniface et tant d’autres, Siné vient d’être blanchi de l’accusation d’antisémitisme lancée contre lui par la Ligue contre le racisme et l’antisémitisme (LICRA).

Dans Charlie Hebdo, le 2 juillet 2008, le dessinateur avait en effet critiqué l’arrivisme de M. Jean Sarkozy, évoquant sa possible « conversion au judaïsme pour épouser sa fiancée, juive, et héritière des fondateurs de Darty » et concluant : « Il fera du chemin dans la vie ce petit. » Philippe Val en avait pris prétexte pour chasser Siné de son journal, provoquant une levée de boucliers de la part des (véritables) défenseurs de la liberté de la presse et la naissance d’un concurrent à succès intitulé Siné Hebdo. Si nous mettons ici en ligne l’intégralité de ce jugement sur le fond, c’est qu’il marque sans doute un tournant. Il y a des méthodes qui ont fait long feu…

 
Dominique Vidal, La Monde Diplomatique

(1) A l’époque où le PCF mettait sur pied la résistance armée, en s’appuyant notamment sur la main d’œuvre immigrée, avec ses nombreux militants juifs, l’Union générale des israélites de France (UGIF), mise en place par Vichy, collaborait aux rafles et aux déportations. C’est aussi pour tourner cette page noire que le CRIF fut créé en 1943.

14.02.2009

LE DESSIN DU MOIS DE FEVRIER

antilles.jpg

La Gouadeloupe, la Martinique en lutte contre la vie chère...

05.02.2009

LA TELE DU POUVOIR

 

telemanip.jpgJeudi 05 février, 20h 15, le Président de la République intervient pour expliquer à nouveau sa vision du monde et de la France, sur 3 chaînes de Télévision qu’il a choisi : TF1 bien sûr, France 2, M6, et une radio privé RTL, devant des journalistes qu’il a sélectionné également, et ceci pendant plus de 90 minutes.  Cette intervention correspond  à la totalité du temps comptabilisé sur TF1, de janvier à septembre 2008 accordé au principal parti de l’opposition, le Parti socialiste.

 

80 % du temps de parole donnée sur la totalité des chaînes de télévision sont ainsi octroyés au pouvoir (Président, Gouvernement, partis de la majorité). Ceci est facilement vérifiable, en se rendant tout simplement sur le site web du CSA (décompte du temps de parole).

La loi de répartition globale définie par le gouvernement,  est ainsi strictement appliquée (1/3 du temps de parole au gouvernement, 1/3 à la majorité, 1/3 à l’opposition). Le temps utilisé par le Président, ou ses collaborateurs est décompté à part . Sur TF1 toujours, de janvier à septembre 2008, ce temps a représenté 3 heures 40 minutes et 20 secondes, soit 2 fois plus que celui accordé à toute l’opposition de gauche.

 

Le pouvoir domine ainsi complètement la petite lucarne, imposant sa présence de manière quasi permanente.

 

Cela explique sans doute le sentiment de défiance exprimée par les téléspectateurs à l’égard de la Télévision et de ses journalistes. Un sondage publié par TNS, SOFRES, pour la Croix en début d’année indique par exemple que 61 % des personnes interrogées estiment par exemple que les journalistes ne sont pas indépendants, à la Télévision en particulier.

 

Le Sénateur Jean Luc Mélanchon, lors d’une intervention  à la haute assemblée a proposé la devinette suivante : « comment reconnaît on un journaliste de droite et de gauche à la Télévision ? », « et bien les journalistes de gauche sont tous au placard ».

Le mot est sans doute dur et excessif, mais il correspond néanmoins à un sentiment partagé par beaucoup, la Télévision est bien avant tout, et de plus en plus, un instrument de propagande du pouvoir.

 

Des nuances bien sûr sont à apporter, des journalistes résistent dans les rédactions, certaines chaînes de Télévision tentent un équilibre de la parole. FR3 par exemple, toujours selon les décomptes du CSA, essaient de régulariser plus honnêtement  les temps de parole, et ses journaux sont plus neutres envers le pouvoir politique. C’est sans doute pour cela que plusieurs députés de l’UMP sont intervenus à l’assemblée nationale à l’occasion du débat sur la loi de l’audiovisuel, pour proposer tout simplement la suppression des journaux télévisés diffusés par FR3.

 

La révolutionnaire Rosa Luxemburg dont nous célébrons cette année les 90 ans de son assassinat à Berlin disait : « La liberté, c'est toujours la liberté de celui qui pense autrement. ».

A méditer en ce temps de main mise cathodique, et médiatique, par un Parti, un Gouvernement, un Président.

 

LE PCF, LE GRAND ABSENT

manifpcf271007.jpgDans les 20 % du temps accordé modestement à l’opposition une deuxième injustice est manifeste. Le Parti communiste français, ses militants, ses dirigeants, ses parlementaires et élus sont régulièrement censurés, ou dans le meilleurs des cas sous représentés.

En prenant en compte le temps qui lui a été décompté de janvier à septembre 2008 par le CSA, et depuis cela s’est encore plus aggravé, son passage sur France Télévision est 3 fois inférieur à celui de la LCR, 12 fois inférieur à celui des Verts, 30 fois à celui du PS.

TF1, a accordé au PCF pendant cette période 7 minutes et 24 secondes, dont la moitié à l’occasion de la fête de l’Huma.

Seule la Trois, semble être un peu plus respectueuse de ce qu’est le Parti communiste français. Le Cinq, par contre, a jusqu’à ce jour, interdit depuis plus d’un an, au PCF, tout droit d’expression, en particulier dans son émission vedette, Riposte.

 

Rien ne justifie cette attitude contre le Parti communiste français, troisième parti de France en nombre d’élus, qui dispose de deux groupes au Parlement, et dont l’influence électorale, en dehors des dernières élections présidentielle est loin d’être négligeable, en tout cas largement supérieure à celle de l’ex LCR qui n’a aucun élu national ou européen.

Une stratégie politique forte du pouvoir est mis en place pour minimiser le rôle du PCF, surévaluer celui de l’ex LCR, et imposer progressivement le PS, comme parti unique de l’opposition.

Beaucoup de militants du PCF, a l’occasion de son dernier congrès ont estimé que le Parti communiste était inaudible dans les médias, et en particulier à la Télévision. La réalité est qu’en fait il n’est pas audible du tout, ce qui pose de vraies interrogations sur notre démocratie.

E-Mosaïque

Article publié également dans Agoravox

01.10.2008

Sarkozy pour des « subprimes » à la française

sarko.jpgC’était bien avant la crise financière… et les appels du président de la République, l’autre soir à Toulon, à « refonder » le capitalisme et à châtier les spéculateurs. À l’époque, Nicolas Sarkozy, qui n’était que candidat à l’Élysée, rêvait d’une « France de propriétaires » et proposait dans la revue Banque, en avril 2007, que « ceux qui ont des rémunérations modestes puissent garantir leur emprunt par la valeur de leur logement ». C’est-à-dire rien d’autre que les fameux « subprimes » à l’origine du chaos boursier mondial, qui ont spéculé sur les créances des ménages modestes américains, avant de les jeter à la rue quand le marché s’est effondré et qu’ils n’ont plus pu rembourser ! « L’information est vérifiable sur le site internet de l’UMP » (1), précise Olivier Dartigolles, porte-parole du PCF, qui l’a repérée. Le 15 mars 2007, à Nantes, Nicolas Sarkozy avait déjà fait cette proposition « pour ceux qui n’ont pas de revenus stables ou suffisants pour emprunter »… Quant au budget du ministère du Logement, rappelons qu’il sera amputé de 7 % en 2009.

(1) La vidéo de l'intervention de N Sarkozy approuvant l'intauration des subprimes

Sébastien Crépel

Subprimes. Il s’agit d’un type de prêt accordé aux foyers modestes pour pouvoir acquérir leur logement. Ce crédit hypothécaire permettait à un ménage en difficulté de revendre son bien pour rembourser ses dettes. Dans le cas américain, le taux d’intérêt était bas les deux premières années, puis s’ajustait aux prix du marché les années suivantes. La conjonction de deux facteurs (la hausse des taux d’intérêt par la Réserve fédérale américaine (Fed) de 1 à 5% entre 2003 et 2006 et la baisse des prix de l’immobilier) a rendu impossible le remboursement pour des millions de foyers. En 2007, on a compté outre- Atlantique deux millions de saisies immobilières.

22.07.2008

TRES CHER TAPIE

Tapie-Sarko.jpgJustice . Le CDR, structure publique, devra payer 285 millions à l’homme d’affaires. Ayrault et Bayrou dénoncent « la protection » accordée par Sarkozy.

Après treize ans de procédure, l’affaire Tapie rebondit encore. Le tribunal arbitral chargé de solder le litige opposant, dans le dossier Adidas, Bernard Tapie et le CDR (structure d’État chargée de gérer le passif du Crédit lyonnais), a condamné  ce dernier à verser 285 millions d’euros à l’ancien homme d’affaires.

Bernard Tapie, qui s’estimait floué d’une plus-value importante réalisée par la banque lors de la vente d’Adidas en 1993, bénéficie donc d’une indemnisation record, ponctionnée de surcroît sur les deniers publics.

Cette décision unique dans notre pays remet en cause le jugement de l’autorité suprême qu’est la Cour de cassation, ayant rendu un arrêt le 09/10/2006 qui donnait tord à Tapie. C’est substitué alors un tribunal d’exception composé de Pierre Mazeaud, Denis Bredin et Pierre Estage (dont chaque membre a reçu pour cette mission 300 000 €)  qui a rendu un jugement très favorable à Bernard Tapie, qui est secret et contraire à une décision de justice rendu clairement « au nom du peuple français ».

Pour Jean-Marc Ayrault cette affaire « ramène à des années de gabegie » alors qu’« aujourd’hui, l’argent public est rare », il s’agit « d’y voir clair compte tenu des conditions un peu obscures du versement ».

 Didier Migaud, président socialiste de la commission des finances,  a déclaré vouloir notamment comprendre pourquoi la justice de la République a été dessaisie au profit du tribunal arbitral, l’instance qui a décidé d’indemniser grassement Bernard Tapie avec de l’argent public.

Derrière cette largesse, PS et Modem voient la main de Sarkozy. « On a l’impression que, derrière, l’État est à la manoeuvre », a lâché Jean-Marc Ayrault sur France Info. Pour François Bayrou, « chaque fois que Nicolas Sarkozy a été soit au ministère des Finances, soit à la présidence de la République, comme par hasard des protections se sont déclenchées à l’endroit de Bernard Tapie. Cela envoie un message très simple : si vous êtes avec moi, vous êtes protégé et vous n’aurez qu’à vous féliciter des libéralités dont vous ferez l’objet par l’État ».

Le leader du Modem a souligné que 285 millions représentent la totalité de tous les salaires annuels des 15 000 postes d’enseignants qui vont être supprimés l’an prochain.

Les sénateurs du groupe communiste républicain et citoyen alertent sur cette dérive affairiste, où argent, politique et judiciaire s’entremêlent dangereusement : « Une telle opération, concernant un ancien ministre, homme médiatique et politique, soutien affiché de l’actuel président de la République, est révélatrice des pratiques politiques actuelles. Comment ne pas faire le lien avec les tentatives de débauchage, vote par vote, à l’occasion du Congrès du Parlement, relatif à la révision constitutionnelle ? »

11.07.2008

LE DESSIN DU MOIS DE JUILLET

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SARKOZY ET LA VIOLENCE !

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