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23/08/2026

À Toulouse, Fabien Roussel veut réparer une France abîmée par 10 ans de macronisme

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Ovationné ce samedi en fin de journée par les participants à l’université d’été du PCF, réunis dans le grand amphithéâtre du Mirail à Toulouse, Fabien Roussel revendique « le droit au bonheur, de pouvoir vivre heureux, ensemble, à égalité, en paix ». « Nous sommes des optimistes debout », lance-t-il comme un défi au fatalisme ambiant à gauche en vue de la présidentielle de 2027.

Tout en rappelant le vote des adhérents du PCF programmé du 3 au 6 septembre et qui devrait signer son entrée en campagne juste avant la Fête de l’Humanité, le voilà déjà en habits de candidat. « Chez nous aussi c’est carré, la démocratie en plus. Ce n’est pas rien », glisse-t-il. Si les militants valident sa candidature, c’est Ian Brossat qui dirigera sa campagne, annonce-t-il.

« Qui doit décider de l’avenir du pays ? Une poignée de milliardaires avec un gouvernement de valets ou le peuple ? Notre combat est démocratique nous voulons redonner le pouvoir à celles et ceux qui créent, qui produisent les richesses », martèle le communiste promettant de « renverser la table » dans une France abîmée par 10 ans de macronisme. « 10 ans de Macron, c’est 10 ans de libéralisme qui s’ajoutent au libéralisme d’avant, 10 ans d’une montée inéxorable de l’extrême droite. Notre pays est divisé, abîmé. La gauche a la responsabilité de redevenir majoritaire d’être capable de rassembler, nous entendons jouer tout notre rôle pour cela », assure-t-il, convaincu que les différentes forces progressistes doivent mobiliser chacune leur électorat au premier tour, tant leur poids cumulé aujourd’hui est historiquement faible.

Dénonçant tour à tour, l’inflation galopante, le blocage des salaires, l’instrumentalisation de la dette pour justifier la préparation d’un budget d’austérité, Fabien Roussel appelle à se joindre aux mobilisations de la rentrée pour s’opposer à « cette boucherie » et porter une autre politique.

Pour lui, « redonner du sens au travail, à la production c’est aussi penser au climat, à la nouvelle industrie que nous devons bâtir et s’entourer de services publics qui fonctionnent ».

« La canicule est une violence de classe, on ne suffoque pas de la même manière selon là où l’on vit et travaille. Les riches ne meurent pas sous la chaleur », assène-t-il en exigeant une commission d’enquête sur les « 7300 morts de cet été, c’est un bilan provisoire. Nous voulons connaître la réalité sociale de ces terribles chiffres, quel était leur niveau de vie ? ».

Le communiste souhaite également un complet changement de politique internationale de la France. « Il faut avoir le courage de dire stop à cette économie de guerre qui fait tant de mal à notre peuple » affirme-t-il tout en rejetant « le choix d’une Europe fédérale dans laquelle la voix des nations se perd ».

Il exhorte la France a sortir de son « double jeu sur la Palestine en reconnaissant, d’un côté, un État et en le laissant disparaître de l’autre » et fait acclamer debout la « solution à deux États » mais aussi la solidarité avec le peuple cubain victime du blocus des États-Unis. De quoi ajouter El Pueblo Unido Jamás Será Vencido à l’Internationale pour conclure cette allocution de rentrée.

Tradition au PCF, la journée se termine par un grand banquet fraternel. Comme un avant-goût de cette France où Fabien Roussel veut « pouvoir vivre, heureux, ensemble, à égalité, en paix ».

Source La Marseillaise

Ecoutez un extrait de l'intervention de Fabien Roussel proposé par Mosaik Radios}}}

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13/08/2026

La France brûle et l’État regarde ailleurs

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Des incendies comme un révélateur d’un changement climatique en mode accéléré avec, en face, des pompiers démunis. Ces « héros » qui sont en grève et manifestent ce jeudi 13 août ont avant tout besoin qu‘au-delà du constat, on tire les leçons de la catastrophe pour enfin passer à l’action.

11:06 Publié dans Actualités, Economie, Planète | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : incendies, france | |  del.icio.us |  Imprimer | | Digg! Digg |  Facebook | | Pin it!

24/07/2026

Fabien Roussel (PCF) : « Profits de guerre, il est temps de nationaliser TotalEnergies ! » Tribune

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La multinationale engrange des profits sur les guerres et les crises. Parce que l’énergie doit devenir un bien commun, le PCF lance une pétition.

Fabien Roussel essence.jpgPar Fabien Roussel, Secrétaire national du PCF.

Comme je l’avais annoncé, TotalEnergies enregistre un chiffre record de bénéfice avec 11,2 milliards de dollars en seulement six mois, soit une hausse de 72 % en un an. Au deuxième trimestre, son bénéfice a doublé par rapport à l’année précédente. Et les actionnaires vont encore être récompensés par un acompte sur dividende en hausse de 5,9 %.

Alors que la guerre au Moyen-Orient fait des milliers de victimes, déstabilise l’économie mondiale et entraîne une nouvelle flambée des prix de l’énergie, TotalEnergies transforme cette crise en gigantesque machine à profits. L’envolée du prix du pétrole a largement compensé les pertes de production du groupe dans la région et gonflé ses résultats.

Le rétablissement du plafond du prix du carburant dans les stations TotalEnergies, décidé la veille de ces annonces, vise à faire croire à nos concitoyen·nes qu’il y a un partage des profits avec eux. Il n’en est rien car ces prix, 1,99 euro pour l’essence et 2,25 euros pour le gasoil, sont non seulement bien plus élevés que les prix moyens pratiqués ces dernières années mais sont de plus une arme commerciale pour augmenter massivement les volumes au détriment des autres stations et augmenter encore les profits du groupe.

Reprendre démocratiquement le pouvoir sur nos choix énergétiques

Ce système est profondément injuste et dangereux. L’énergie est trop essentielle à la vie quotidienne, à notre industrie, à notre souveraineté et à la lutte contre le dérèglement climatique pour rester soumise aux intérêts financiers d’une multinationale et de ses actionnaires. Nous le disons clairement : TotalEnergies doit être nationalisée.

Nous ne proposons pas seulement de changer le propriétaire d’une entreprise. Nous voulons reprendre démocratiquement le pouvoir sur nos choix énergétiques.

Avec TotalEnergies et Engie nationalisées, aux côtés d’EDF, la France pourrait constituer un véritable pôle public de l’énergie, capable de produire et fournir l’énergie en fonction des besoins de la population et du pays plutôt que de la rentabilité financière.

Ce pôle public permettrait de garantir des prix justes pour les ménages et les entreprises, de reconquérir notre souveraineté énergétique, de planifier les investissements nécessaires et d’organiser démocratiquement la sortie progressive des énergies fossiles. Les salarié·es et les citoyens doivent disposer de nouveaux pouvoirs d’intervention dans les choix stratégiques de ces entreprises.

C’est précisément le projet que nous défendrons lors de l’élection présidentielle. La France dispose de compétences industrielles, de travailleurs hautement qualifiés et d’entreprises énergétiques parmi les plus importantes du monde. Mettons cette puissance au service de la Nation, du climat et des besoins humains plutôt qu’au service de quelques grands actionnaires.

Après 11,2 milliards de dollars de bénéfices en six mois, personne ne peut sérieusement prétendre que nous devrions continuer comme avant.

Assez de profits sur la guerre et sur la crise. L’énergie doit devenir un bien commun. Nationalisons TotalEnergies et construisons un grand pôle public de l’énergie avec EDF et Engie.

Nous appelons toutes les Françaises et tous les Français à se saisir de cette bataille et à signer massivement la pétition pour la nationalisation de TotalEnergies : https://www.pcf.fr/nationalisation_total

Fabien Roussel, Total

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15/07/2026

« Ils ont tout perdu en quelques heures » : les agriculteurs livrés à eux-mêmes face aux incendies et à la sécheresse. Julien Brugerolles député communiste propose une refonte : la création d’un régime public d’assurance et de prévention

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Face aux incendies et à la sécheresse, les agriculteurs sinistrés dénoncent les failles de l’assurance-récolte privée et le désengagement de l’État. Le député Julien Brugerolles propose une refonte : la création d’un régime public d’assurance et de prévention face au réchauffement climatique.

En pleine troisième canicule, la France traverse une sécheresse historique. Les feux ravagent plusieurs départements. En quelques heures, les agriculteurs voient leurs cultures et le travail d’une vie partir en fumée. Rien n’échappe au feu.

Dans les Pyrénées-Orientales, l’heure est au recensement des dégâts pour la Confédération paysanne. Certains bâtiments agricoles et des cultures ont été réduits en cendres. « Les agriculteurs sont désemparés. Ils ont tout perdu en quelques heures, déplore François Douville, porte-parole départemental du syndicat. On se dit que demain ça sera peut-être mon tour, qu’on peut disparaître d’un moment à l’autre. »

« Plus rien n’est sous contrôle, tout brûle »

Touché de plein fouet par ces crises cumulées, le monde agricole subit une période d’une « gravité exceptionnelle », confirme Frédéric Mazer, coprésident du syndicat agricole et des exploitations agricoles, le Modef. Au-delà de l’urgence immédiate, c’est la récurrence de ces catastrophes qui inquiète. « Les mesures du gouvernement vont à l’encontre des recommandations du GIEC, estime François Douville, de la Confédération paysanne. Dès l’année prochaine, ces canicules n’auront plus rien d’exceptionnel. »

En déplacement début juillet, la ministre de l’agriculture, Annie Genevard, a pourtant assuré que face à cette crise « l’État a été au rendez-vous du premier jour au dernier hectare » et que « la situation est sous contrôle ». Une affirmation contestée par le Modef : « Plus rien n’est sous contrôle, tout brûle ».

Le ministère a annoncé une série de mesures d’urgence et d’anticipations, notamment des prêts pour aider les éleveurs à adapter leurs bâtiments aux fortes chaleurs. « Cela concerne l’élevage intensif, mais pas les petits éleveurs », regrette François Douville. Les ministères de l’Économie et de l’Agriculture ont également réuni début juillet les assureurs pour accélérer les procédures d’indemnisation. Pour les syndicats, ces mesures sont insuffisantes face à un système à bout de souffle.

L’assurance-récolte : un système inefficace

Face aux pertes matérielles et au risque de faillite, les paysans se retrouvent seuls. « L’État se désengage et renvoie les agriculteurs vers les assurances privées », dénonce un adhérent de la Confédération paysanne.

Depuis 2023, le dispositif des calamités agricoles a été remplacé par l’assurance-récolte multirisque climatique. La gestion des risques est déléguée aux assurances privées en incitant les agriculteurs à s’assurer. Pourtant, sur le terrain ce système patine. La Confédération paysanne affirme que seulement « 18 % des fermes sont couvertes par l’assurance-récolte en France ».

En cause, des contrats trop chers ou inadaptés. C’est une double peine pour les petits producteurs. « La valeur des cultures retenue par les assureurs se base sur les barèmes d’une agriculture standardisée et productiviste », explique Johann Lecocq, maraîcher et viticulteur dans l’Aude, qui a perdu une vigne et 200 oliviers début juillet. « Je vais perdre entre cinq à dix années de récoltes et il est difficile de prouver le sinistre climatique auprès des assureurs. »

Nombre d’exploitants agricoles engagent leurs propres experts pour décrypter les contrats d’assurances. Ulrike Erdmann, vigneronne, a perdu plus de huit hectares de vignes lors du mégafeu d’août 2025 dans le massif des Corbières (Aude). Son expert a chiffré les pertes à 285 000 euros, avant qu’elle ne découvre que ses parcelles n’étaient en réalité pas couvertes. Depuis un an, elle dénonce un défaut de conseil et bataille avec son assureur – un grand groupe qui s’affiche premier assureur pour les agriculteurs – pour obtenir une indemnisation.

Pour les cultures non assurées, l’État verse une Indemnisation de Solidarité Nationale (ISN), mais le déclenchement est soumis à des seuils stricts (à partir de 30 % de pertes pour l’arboriculture et 50 % pour les grandes cultures). L’an dernier, le gouvernement a débloqué 8 millions d’euros pour soutenir les agriculteurs sinistrés dans les Corbières. « Les annonces d’aides exceptionnelles tiennent de l’effet d’annonce, il n’y a pas de réel soutien derrière », estime Johann Lecocq.

Pour les sinistrés, la priorité doit changer de cible. « Si l’État ne veut pas payer les dégâts, il doit au moins les prévenir », s’insurge un paysan de l’Aude. Manu, une éleveuse locale sinistrée, abonde : « Les Canadairs coûtent plus cher que la prévention ».

Vers une refonte du système d’assurance ?

Face à ce constat, le député (PCF) du Puy-de-Dôme, Julien Brugerolles va déposer une proposition de loi la semaine prochaine à l’Assemblée nationale visant à refondre le système. Il prône la création d’un régime public d’assurance et de prévention des risques climatiques. Ce fonds serait financé par des cotisations obligatoires et par la contribution sur les revenus financiers des grands groupes agroalimentaires et des assureurs. L’objectif est d’adapter « un système qui ne répond pas aux enjeux face à la multiplication des risques climatiques », explique-t-il.

De son côté, la Confédération paysanne réclame un retour à l’élevage extensif et au pastoralisme notamment dans les friches abandonnées pour limiter les incendies. « C’est l’agriculture paysanne qui va protéger des incendies à venir, explique François Douville, porte-parole du syndicat, il faudrait des troupeaux dans chaque village. » En nettoyant les sous-bois, les bêtes éliminent la matière inflammable. Intégrer les paysans et le pastoralisme dans la politique de prévention permettrait de créer des pare-feu naturels. Ces propositions alternatives à l’agriculture intensive pourraient être une solution d’avenir.

agriculture,sécheresse

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01/07/2026

Des soldats et civils Israéliens, barbares, violeurs et tueurs d'enfants, c'est ce que relèvent plusieurs rapports

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Assassinat ordinaire en Cisjordanie : Amir Ahmad Jawad Jaber a été fauché le 29 juin d’une balle dans la tête et d’une autre dans la poitrine par l’armée israélienne, à al-Bireh. Il avait 15 ans. Depuis le 7 octobre 2023, Tel-Aviv intensifie son entreprise de nettoyage ethnique sur ce territoire occupé et le revendique en affichant un mépris insupportable des résolutions onusiennes.

Les enfants et les adolescents payent le prix fort de ces violations généralisées et systématiques des droits humains, jusqu’au droit à la vie. Sur les 1 100 Palestiniens tués après les attaques terroristes du Hamas, 235 sont des mineurs, dénonce l’ONG israélienne B’Tselem dans un nouveau rapport. Un chiffre terrible, corroboré par le bureau des Nations unies pour la coordination des affaires humanitaires.

Tirs à vue ciblés et « inconsidérés », secours entravés, dépouilles non restituées aux familles… B’Tselem documente des « massacres sans précédent » depuis la seconde Intifada (2000-2005). « Nous tuons comme nous n’avons pas tué depuis 1967 », a même osé fanfaronner le chef du commandement du centre de l’armée israélienne, Avi Bluth. Cette escalade mortifère est étroitement liée avec l’implantation record de colonies illégales encouragée par le gouvernement suprémaciste de Benyamin Netanyahou.

Elle est indissociable « des plus de 21 000 enfants palestiniens qu’Israël a tués dans le cadre de son offensive génocidaire contre la bande de Gaza », commente le rapport. La déshumanisation des Palestiniens dans l’enclave et en Cisjordanie est telle que les auteurs de ces crimes jouissent d’une impunité totale au motif fallacieux de présenter les enfants comme des « terroristes » – une allégation que réfute l’ONG.

Le secrétaire général de l’Organisation des nations unies a de nouveau tapé du poing sur la table. Dans un rapport trimestriel sur la situation en Cisjordanie, Antonio Guterres a condamné l’« expansion et l’accélération implacables » des colonies israéliennes, qui entraînent une crise sans précédent depuis la guerre de 1967. Malgré l’accumulation de faits et de preuves de l’annihilation du peuple palestinien, les puissances se vautrent dans un laisser-faire dramatique et finalement complice.

Source l'Humanité

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Colonisation israélienne : un nouveau rapport révèle des violences sexuelles « systématisées » contre les Palestiniens

Dans un rapport rendu public ce mercredi, deux ONG documentent les violences sexuelles dont sont systématiquement victimes Palestiniens et Palestiniennes, dans la logique coloniale et génocidaire du gouvernement israélien.

Un travail de recherche de plusieurs mois, conduit entre décembre 2025 et avril 2026, mené conjointement par un collectif de femmes palestiniennes (Palestinian Feminist Collective) et l’ONG Progressive International. À partir de témoignages difficiles à obtenir, de données israéliennes déclassifiées, de vidéos tournées par les soldats eux-mêmes. Mais aussi de travaux d’ONG et de rapports d’experts internationaux.

À la fin, un rapport de 180 pages intitulé « Un État prédateur », qu’on parcourt en apnée, en retenant ses larmes et sa colère. L’illustration, documentée et détaillée, d’une des composantes maîtresses de la colonisation israélienne depuis 1948 : « La systématisation des crimes sexuels dans le but de détruire le peuple palestinien », résume le rapport. En l’attaquant au plus profond de son intimité. Dans son estime de lui-même. En saccageant, par tous les moyens, les fondements même de son fonctionnement communautaire.

« La torture sexuelle » comme « arme de guerre »

Les premiers témoignages de viols remontent à la Nakba, en 1948. Dans un rapport déclassifié daté du 12 août 1949, un certain Moshe raconte avoir tué « un Arabe armé ». « J’ai pris sa femme comme prisonnière. La première nuit, mes hommes l’ont abusée et le jour suivant, j’ai fait ce qu’il fallait pour qu’elle disparaisse du monde. »

Que ce soit pendant la guerre de 1967 ou durant les intifadas qui se succèdent à partir de 1986, les témoignages de viol, de torture et de castration se multiplient, côté palestinien, notamment dans les prisons où ils sont envoyés massivement.

« La torture sexuelle devient une arme de guerre, à la fois contre les prisonniers palestiniens et contre les détenus au cours de leur interrogatoire », dénonce le rapport des ONG. En 1999, sous la pression internationale, la Cour suprême israélienne finit par limiter l’usage de la torture à l’égard des détenus palestiniens, « sauf dans certains cas exceptionnels ». Une façon comme une autre de légaliser les abus.

S’appuyant notamment sur les travaux du Comité public contre la torture en Israël (PCATI), le rapport évoque le cas de plusieurs détenues qui, en 2002, sont placées à l’isolement, forcées de rester dénudées des jours durant, menacées de viol.

Derrière les barreaux, les enfants palestiniens ne sont pas non plus épargnés. Dès 2010, l’association Defense for Children-Palestine saisit le rapporteur spécial de l’ONU de menaces et d’agressions sexuelles perpétrées sur 14 enfants. Onze ans plus tard, la même association décrit les tortures et le viol d’un garçon de 15 ans, au cours d’un interrogatoire. Parfois, c’est au moment de l’arrestation que les soldats se déchaînent.

Sous la menace d’un chien tenu en laisse, une Palestinienne de 25 ans est ainsi forcée par une soldate de se dévêtir devant ses quatre enfants. « Je n’ai pas eu le choix, j’ai tout enlevé en pleurant. La soldate m’a ordonné de défiler ainsi devant mes enfants, incapables d’arrêter de pleurer et tremblants de peur. »

Des abus qui sont tous commis, selon PCATI, par des agents de l’État israélien : police, services secrets, soldats et surveillants de prisons. Parfois filmés, ils sont alors utilisés comme moyen de chantage à l’encontre de leurs victimes.

Dans les prisons, une « vengeance industrialisée »

Dans les prisons israéliennes, « la situation avant la guerre était très mauvaise, mais elle est incomparable avec ce qui se passe depuis le 7-Octobre », indique Yigal Dotan, l’avocat d’un enfant autiste abusé en prison, dont le témoignage est cité dans le rapport des ONG.

Depuis le 7 octobre 2023, les prisons « sont devenues les sites d’une vengeance industrialisée », poursuit-il. La preuve publique en est donnée en août 2024, lorsque fuite une vidéo tournée à la prison militaire de Sde Teiman. On y voit une dizaine de soldats, armés d’un objet pointu et de plusieurs bâtons, s’acharner sur un Palestinien aux yeux bandés – il sera hospitalisé pour une déchirure anale.

Cinq d’entre eux sont d’abord poursuivis – une première en Israël – avant d’être mis hors de cause. « Insérer un bâton dans le rectum d’une personne, est-ce légitime ? » demande à la Knesset le député arabe Ahmad Tibi. « Oui, tout est légitime (si cette personne appartient au Hamas). Tout », lui répond alors un membre du Likoud. C’est finalement Yifat Tomer-Yerushalmi, major général de l’armée ayant fait fuiter la vidéo, qui sera arrêtée et emprisonnée.

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17:37 Publié dans Actualités, International | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : israel, viol, assassinat | |  del.icio.us |  Imprimer | | Digg! Digg |  Facebook | | Pin it!