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Avant de se rendre dans les rues de Paris pour soutenir les lycéens mobilisés, le candidat communiste à l’élection présidentielle a présenté son « Plan jeunesse 2027-2032 » qui prévoit notamment 5 milliards d’euros par an pour rénover le bâti scolaire et 3,5 milliards pour augmenter le nombre d’enseignants.
Pour un changement de cap sur l’éducation, Fabien Roussel propose un pacte. Il a présenté ce mardi 6 octobre son plan pour la jeunesse, lors d’une conférence de presse au siège du PCF à Paris, en compagnie des dirigeants de l’Union des étudiants communistes et des Jeunes communistes, Camille Mangin et Bastien Bonnargent.
« Le gouvernement fait le choix d’une répression pour faire taire la contestation », a dénoncé le secrétaire national du PCF. « Nous avons le devoir de comprendre » la colère qui s’exprime dans le mouvement lycéen, « vous comme journalistes, nous comme responsables politiques », poursuit celui qui s’apprêtait à rejoindre les élèves dans les rues de la capitale.
66 % des 15-17 ans se déclarent inquiets face à l’avenir et 70 % des jeunes considèrent le monde du travail comme plus stressant qu’épanouissant, égrène le dirigeant communiste. Il invite le gouvernement au dialogue « avec les organisations de jeunesse » qu’il souhaite voir se renforcer, au lieu de « stigmatiser » le mouvement en cours.
3,5 milliards pour embaucher 90 000 enseignants
Au cœur du « Plan Jeunesse 2027-2032 » qu’il propose : des moyens. Dans l’immédiat, il demande qu’un projet de loi de finances rectificative alloue 5 milliards d’euros à la rénovation des lycées. Pour la suite, le dirigeant communiste souhaite une « planification » afin que cinq milliards d’euros soient mobilisés tous les ans pendant cinq ans pour rajeunir le bâti scolaire. « 60 % des établissements ont été construits avant les années 1980 », dont une partie ne peut accueillir les élèves correctement dans un contexte de réchauffement climatique, soulève Fabien Roussel.
Ce dernier souhaite mobiliser 3,5 autres milliards pour embaucher les 90 000 enseignants nécessaires à la réduction du nombre d’élèves par classe, et s’assurer que chaque professeur soit remplacé« sous 24 heures ». 15 millions d’heures d’enseignement ne sont pas remplacées. Les fonds pour financer une telle ambition proviendraient d’une réallocation d’une partie des 211 milliards d’euros d’aides publiques aux entreprises sans contrepartie, mais aussi en redéployant le budget de la défense.
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Constatant que certaines revendications sont largement partagées, le dirigeant de gauche souhaite un « pacte d’urgence » partagé par toutes les forces politiques, pour inscrire, sans attendre l’élection présidentielle, dans le budget 2027 « les dépenses correspondant aux engagements sur lesquels nous nous mettons d’accord autour d’objectifs simples » tels que la rénovation du bâti, la limitation du nombre d’élèves par classe et le remplacement des enseignants.
« Ce pacte constituera la colonne vertébrale de notre action gouvernementale en matière d’éducation dans les cinq années qui viennent, explique le candidat à l’élection présidentielle. Il donnera un cap à la mobilisation générale de toutes les forces civiques de la nation », a-t-il expliqué.
D’autres mesures ont été énoncées : réorganiser le temps d’enseignement pour assurer 32 heures de cours par semaine, réparties entre 9 heures et 17 heures ; renforcer la démocratie lycéenne. Car l’objectif est de « donner à un jeune, quel que soit son milieu, les moyens de se cultiver, de se former, d’être libre et de comprendre le monde, libre de choisir sa voie, pour former une France où les femmes et hommes puissent vivre libre, affranchis de la dictature des marchés et de la loi du profit ».