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29/06/2014

HERVE DI ROSA A LA MAISON ELSA TRIOLET-ARAGON

DSCI0175.JPGExcellente idée de consacrer une exposition au graphiste et peintre Hervé Di Rosa à la Maison Elsa Triolet-Aragon de Saint-Arnoult-En-Yvelines jusqu'au 14 septembre 2014.

Pour les visiteurs se sera aussi l'occasion en plus de cette exposition de découvrir la maison des ces deux grands écivains et le magnifique parc qui en entoure cette résidence.

Hervé Di Rosa est l'un des protagonistes de la figuration libre au début des années 80. Plus tard il a inventé l'art modeste.

A une époque où tout est visible dans les journaux, à la télévision ou sur internet, il parcourt le monde pour voir comment les images se font ailleurs.

Son œuvre s'enrichit du savoir des autres et se métisse à la pratique des autres.

Récemment, il a assuré la décoration du hall d'entrée du Centre socio culturel Aimé Césaire à Gennevilliers (fresque murale de 800 m2, sculptures et mobilier réalisé au Cameroun), conçu la décoration du tramway d'Aubagne et réalis l'exposition « Modestes tropiques » au musée Quai Branly.

L'EXPOSITION

DSCI0171.JPGL'exposition présente les différents thèmes chers à Di Rosa.

Le Classic. Les personnages sont des acteurs de scènes historiques et d'anecdotes littéraires. Ils posent pour le plaisir esthétique qu'ils procurent et les rêveries qu'ils engendrent.

DSCI0178.JPGRénés. Le René est le personnage récurrent dans le monde d'Hervé Di Rosa. Il a une souplesse iconographique qui lui permet d'intégrer toutes les situations. Il est comme tout le monde. Il interprète la comédie humaine de tous les temps et de toutes les races.

Le Monde grotesque. Pour Di Rosa c'est de la « décoration pure, en perpetuelle négation de l'espace, et décrit un monde suspendu, impossible et peuplé d'êtres hybrides et traçant un monde parallèle ».

DSCI0177.JPGLa Peinture numérique. L'image numérique devient une œuvre artistique par une volonté, ses qualités plasticiennes, son rendu matériel et un certain nombre de codes référentiels.

Cette exposition permet de voyager à travers ces thèmes et d'apréhender ainsi l'oeuvre riche de Di Rosa. A découvrir et à apprécier,...

Texte, photos, vidéo E-Mosaïque

20/06/2014

ECONOMIE : CONDITIONNEMENT ET SCANDALE AU BAC ES

Bac2014.jpg

Le Bac est, cette semaine, le sujet à la mode. Il revient ainsi tous les ans, avec ses polémiques (faut-il supprimer le Bac ?), avec ses scandales, réels ou imaginaires. Il y a une bonne raison à cela.

Premier examen universitaire (et c’est pour cela qu’un professeur des universités préside le jury), il conditionne pour de nombreux jeunes la possibilité d’avoir accès aux études supérieures.

L’idée de faire passer le Bac par contrôle continu aurait probablement pour conséquence de conduire les universités à instaurer des concours d’entrée, puis à créer leurs propres filières de préparation à ces concours d’entrée, ouvrant par là même la porte à des abus multiples.

Le formatage par le MEDEF commence au Bac !

On trouve donc de tout dans les sujets du Bac ; parfois des « perles » et même de la propagande. C’est le cas pour les sujets de 2014 dans l’épreuve de sciences économiques et sociales pour la section ES (Sujets: BAC-ES2014). Cette propagande peut être grossière, comme c’est le cas pour les (malheureux) élèves qui auront choisi l’épreuve composée. La première question de cette dernière (valant 6 points) se compose de deux sous-questions :

  1. Comment la flexibilité du marché du travail peut-elle réduire le chômage ?
  2. À quels risques économiques peuvent s’exposer les pays qui mènent une politique protectionniste ?

bac.gifOn ne saurait imaginer choix plus tendancieux, et plus erroné du point de vue de la science économique.

Commençons par la première sous-question ; il est ainsi implicitement suggéré à l’élève que la « rigidité » du marché du travail peut-être une cause du chômage.

Or, ce que l’on appelle la « rigidité » ce sont des contrats de travail assurant une stabilité et une protection au salarié.

Poussons alors le raisonnement à l’absurde : si la flexibilité du travail permet de réduire le chômage, il nous faut revenir à des contrats journaliers ou hebdomadaires, comme aux premiers jours de la révolution industrielle.

Il n’y avait rien de plus flexible que le marché du travail au début du XIXème siècle.

Pourtant, comme c’est étrange, tous les commentateurs de l’époque s’entendent pour dire qu’il régnait alors un chômage important…

Par ailleurs, si une personne n’a aucune garantie quant à son lendemain, si elle vit dans une insécurité permanente, aura-t-elle la moindre incitation pour s’instruire et développer sa force de travail ?

On oublie trop que l’extrême flexibilité du travail a pour corolaire une productivité extrêmement faible. Inversement, ce sont les industries qui avaient besoin d’un travail qualifié (comme Krupp en Allemagne ou Schneider en France) qui ont, les premières, instauré des mécanismes rigidifiant le marché du travail afin de stabiliser une main d’œuvre avec des caractéristiques spécifiques.

En réalité, la segmentation du marché du travail est issue du développement même du capitalisme. Les gains très importants en productivité du travail que l’on a connu depuis plus de 100 ans dans l’industrie sont le résultat de ces stabilités qui sont aussi, pour ceux qui les combattent, autant de « rigidités ».

Or, ces gains permettent des hausses régulières du salaire réel, qui assurent ainsi les débouchés (la consommation) à la production, et contribuent par là à la baisse du chômage. Il faut ici rappeler que l’introduction du SMIG puis du SMIC a fortement contribué à une croissance rapide dans les années 1960.

Quant à la seconde question, elle passe sous silence le fait qu’il n’y a pas eu un seul pays qui ait réussi à s’industrialiser et à se développer économiquement sans recourir à des méthodes protectionnistes. De la France au Japon, des États-Unis à l’Allemagne, tous les pays ont eu recours au protectionnisme, et ceci a correspondu à leurs périodes de croissance les plus importantes. Dans un papier célèbre[1], le regretté Paul Bairoch et Richard Kozul-Wright ont montré le rôle largement positif des réglementations protectionnistes. ...

Jacques Sapir

Lire la suite en cliquant ici ou sur Jacques Sapir.

18/06/2014

Prostitution étudiante : Les chiffres qui choquent

PROST.jpgUne enquête menée sur le campus de l'université Paul Valéry, à Montpellier, révèle les vrais chiffres de la prostitution étudiante.

En France, la prostitution étudiante est une réalité mais reste un phénomène difficile à mesurer. Des chiffres circulent, sans que l'on sache véritablement s'il faut les prendre au sérieux ou non ; ainsi, le syndicat étudiant SUD-Étudiant estime que 40 000 étudiants en France se prostitueraient. Le comité de prévention de la prostitution étudiante de l'UM3 (université Paul Valéry à Montpellier) a mené sa propre enquête en envoyant un questionnaire sur les boîtes mails des 18 000 étudiants inscrits en 2011-2012. Le taux de retour fut significatif puisque 1 797 réponses ont été enregistrées. Le chiffre qui nous intéresse le plus est alarmant : 4 % des étudiants qui ont répondu, soit 22 garçons et 37 filles, déclarent qu'ils ont déjà accepté une rétribution en échange d'un acte sexuel.

Un échantillon représentatif ?

Encore plus alarmant : 52,3 % de l'échantillon considère qu'accepter un acte sexuel en échange de cadeaux ou d'argent peut-être un moyen de se sortir de la précarité. Toutefois, ils sont 84% à affirmer qu'ils ne songeraient pas à accepter un acte sexuel en échange de cadeaux ou d'argent pour sortir d'une situation précaire. L'échantillon est-il représentatif ? Pas forcément, selon Bruno, étudiant en Master de sociologie, qui mène justement un travail sur la prostitution étudiante : "Les chiffres peuvent varier énormément d'une ville à l'autre, et surtout d'une fac à l'autre. Une université telle que Paul Valéry brasse des étudiants issus de milieux sociaux très différents. Certains sont dans une grande précarité. Une situation que l'on retrouvera de façon moins importante dans une fac telle que Montpellier 1 ou dans une ville telle que Bordeaux, par exemple".

Mais pour Claire Grangeau, attachée de prévention à l'établissement montpelliérain de l'Amicale du Nid qui travaille sur les campus des villes de la région, la situation de précarité n'explique pas totalement l'acte prostitutionnel. "Il y a, dans la plupart des cas, un terrain qui y prédispose, comme des ruptures familiales." expliquait-elle dans les colonnes de Midi-Libre. Une situation également relevée par notre étudiant en sociologie : "Montpellier est une ville connue par les étudiants en rupture familiale. C'est l'une des premières villes de France accueillant des jeunes fugueurs, par exemple" explique-t-il.

Publié par Meltycampus

17:25 Publié dans Actualités, Connaissances, Société | Lien permanent | Commentaires (1) | Tags : prostitution, étudiantes, étude | |  del.icio.us |  Imprimer | | Digg! Digg |  Facebook | | Pin it!

04/06/2014

Le patron des patrons ne connaît pas la crise

gattaz2.jpg

Apostrophe. Pierre Gattaz ose tout, c’est même à ça qu’on le reconnait. Le Canard enchaîné révélait mardi que le patron du MEDEF a perçu, en tant que directeur général de l’entreprise Radiall, une rémunération en hausse de 29 % en 2013.

Soit la modique somme de 420 000 euros. Ce qui ne l’a pas empêché, toute honte bue, de lancer la veille, en tant que représentant du patronat, un appel à « la modération salariale » et à l'exemplarité. Furieux des révélations du journal satirique, il a donc pris la plume pour se justifier sur son blog. « Quand on crée de la richesse, on la distribue » ose écrire le chef du patronat. Drôle de lecture marxiste, quand on sait que sur la même période, les salaires de ses employés n’ont augmenté que de 3,3% alors que les dividendes octroyés aux actionnaires ont grimpé de 76%. « Il y a un moment où chacun doit être responsable : on ne peut pas demander la baisse du smic, voire sa suppression, et en même temps considérer qu'il n'y a pas de salaire maximal » a réagi hier François Hollande, lors de son entretien sur RMC.

Cette révélation a en effet de quoi inquiéter le président de la République, tant elle démontre par ailleurs l’inanité du « pacte de responsabilité », le cadeau à 30 milliards d’euros, censé créer de l’emploi. Car l’activité du groupe Radiall, dont le chiffre d’affaires a bondi de 27% en quatre ans, aurait dû générer ce que Pierre Gattaz qualifie de « terrain favorable à l’embauche ». Or, comme le démontre Le Canard enchaîné, sur la même période, non seulement l’effectif du groupe a diminué, mais il a enregistré un bond dans les recours à l’intérim. Pourtant, le patron du Medef l’assure : « oui, grâce au pacte de responsabilité, nous créerons 1 million d’emplois net d’ici à 2020 ». Si Pierre Gattaz le dit…

Maud Vergnol, pour l'Humanité

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Recession Hasn’t Affected Bosses’ Boss

gattaz.jpgA rude remark. Anything goes for Pierre Gattaz, and that’s even the way you recognize him. The satirical weekly newspaper Le Canard enchaîné revealed on May 6 that the president of the MEDEF, the French bosses’ association, got a 29% pay hike in 2013 as general director of the Radiall company.

That represents the modest sum of 420,000 euros, and it did not prevent him, as representative of the French bosses – he being dead to all sense of shame – from launching a call for “wage restraint” and for exemplary conduct on May 5. Furious at Le Canard enchainé’s revelations, he took up his pen to justify himself on his blog. “When you create wealth, you distribute it,” the boss of the bosses dared write.

An odd sort of reading of Marx, when you know that over the same period, the wages of his employees only rose by 3.3%, whereas the dividends granted to the company’s shareholders rose by 76%. “There comes a time when each person has to be responsible: you can’t demand a fall in the minimum wage, and even the abolition of the minimum wage, and at the same time think that there isn’t a maximum wage,” was François Hollande’s reaction when interviewed on Radio Monte Carlo on May 6.

The revelation is indeed cause for the French president to worry, so much does it demonstrate the inanity of the “responsibility pact,” the 30-billion-euro gift [to business] that is supposed to create jobs.

The business done by the Radiall company, whose turnover shot up 27% over four years, should have produced what Pierre Gattaz describes as “a terrain that is favorable to hiring.” But, as Le Canard enchaîné has demonstrated, not only did the company’s workforce decrease over that same period, but it chalked up a jump in the use of temporary workers. And yet, the boss of the MEDEF guarantees that “yes, thanks to the responsibility pact, we will create one million net jobs by 2020.” If Pierre Gattaz says so…

by Gene Zbikowski pour l'Huma in English