Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

21/06/2007

LA SITUATION EN PALESTINE

8ccbf7b4c3ad3e54cfeffefaa7910e0a.jpgDéclaration de Francis WURTZ, Président du groupe GUE/NGL: La tragédie palestinienne

Strasbourg, 19/06/2007

Face à la tragédie qui se déroule dans les territoires palestiniens, les appels à faire cesser les violences sont complètement inopérants si on refuse de voir la genèse de cette catastrophe annoncée.

Cette explosion de violence sans précédent est d'abord et avant tout le produit d'autres violences: celles de 40 ans d'occupation militaire.  Elle est le fruit de l'impunité accordée par toute la communauté internationale aux dirigeants israéliens quelqu'ils soient et quoi qu'ils fassent, au mépris absolu du droit international.  Cette violence est la rançon de la perte de tout espoir en un Etat palestinien digne de ce nom.

Et là, quelle lourde responsabilité des dirigeants européens! L'Europe est, dit-on, le premier donateur!  Fort bien, mais que valent les aides si on laisse proliférer le poison mortel de l'humiliation permanente que la situation à Gaza illustre jusqu'à la caricature et qu'un isolement durable de Gaza ne ferait  que pousser à l'extrême?

Quelle responsabilité d'avoir, par alignement sur la stratégie mortifère de la Maison Blanche, gâché des opportunités historiques, comme le plan de paix de la Ligue arabe depuis 2002, le succès du premier processus démocratique en Palestine en 2006, ou, plus récemment, la constitution d'un gouvernement d'union nationale de la dernière chance!

Nous sommes un certain nombre, ici, à avoir lancé cri d'alarme sur cri d'alarme, le dernier en date étant un appel de plus de 100 parlementaires pour en finir avec une politique cultivant, à coup de boycott du gouvernement et de suppression de l'aide directe, le désespoir d'un peuple au bord de l'implosion.  On nous a répondu par des paroles rassurantes sur les intentions du "Quartet", ce leurre manipulé par l'administration Bush pour camoufler son laisser-faire.

Mais voilà que l'envoyé spécial de l'ONU au Proche Orient en personne dresse à son tour un véritable réquisitoire à l'encontre de tous ceux - Européens compris - qui pratiquent ce qu'il appelle "l'autocensure" à l'égard de l'occupant et dont les récentes décisions de boycott et de gel de l'aide ont eu, souligne-t-il, des "conséquences dévastatrices".

Un tel échec historique et un tel désaveu de la part du principal représentant de l'ONU dans la région appellent un débat exceptionnel au plus haut niveau.  Désormais, si nous ne voulons pas nous rendre complices d'un nouvel Irak, nous devons exiger de toute urgence de profondes révisions stratégiques dans le stricte respect du droit international tel qu'il aurait dû s'imposer à tous depuis 40 ans.  L'Histoire nous jugera.

10:15 Publié dans Actualités | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : Palestine, Pcf, député | |  del.icio.us |  Imprimer | | Digg! Digg |  Facebook | | Pin it!