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21/12/2012

TRES PETITES ENTREPRISES : LA CGT TRES LARGEMENT EN TETE DES ELECTIONS PROFESSIONNELLES

052.JPGCOMMUNIQUE DE LA CGT
Elections TPE
Les salariés des TPE placent la Cgt très largement en tête
vendredi 21 décembre 2012

Avec un résultat de 29,54%, la Cgt arrive très largement en tête du premier scrutin de représentativité dans les très petites entreprises. Scrutin où 465 756 électeurs et électrices se sont exprimé-e-s malgré les innombrables obstacles.
...
La Cgt remercie les salarié-e-s qui ont porté leur choix sur la Cgt. Ce résultat vient après d’autres signes forts quand à la place majeure occupée par la Cgt dans le paysage social. La deuxième organisation syndicale recueille quant à elle 19,26% et la troisième organisation recueille 15,25%.

Le résultat obtenu donne encore plus de poids à ceux qui n’acceptent pas une régression sociale majeure dans la négociation sur l’emploi en cours.

Dans les conventions collectives et au niveau national interprofessionnelle, ce résultat renforce la place de la Cgt. Il donne du poids aux exigences portées par les salarié-e-s des TPE et renforce leur volonté d’obtenir à l’avenir de véritables lieux de négociations avec des élu-e-s pour les représenter.

Au cours de plusieurs mois de campagne, la Cgt dans les territoires et avec ses organisations professionnelles a tissé de nombreux liens avec des milliers de salarié-e-s des TPE qui lui ont réservé un accueil très favorable.

La Cgt entend poursuivre cet effort au-delà de l’élection et créer les conditions pour que le syndicalisme et la négociation collective prennent toute leur place auprès de ces salarié-e-s.

Forts de ce résultat, les salarié-e-s peuvent compter sur la présence de la Cgt pour agir avec eux en faveur de nouvelles conquêtes sociales. Elle les appelle aussi à prendre toute leur place dans cette mobilisation en rejoignant massivement la Cgt.

Montreuil, le 21 décembre 2012

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08/11/2012

Thierry Lepaon (CGT): le plan compétitivité est "une erreur politique"

syndicat, cgt, bernard thibault, compétitivité, thierry lepaonLe futur secrétaire général de la CGT, Thierry Lepaon, a estimé jeudi que le plan du gouvernement pour la compétitivité était une "erreur politique". Le syndicat poursuit son offensive contre les annonces d’Ayrault entamée hier par Bernard Thibault.

L'octroi d'un crédit d'impôt de 20 milliards d'euros pour favoriser 300.000 créations d'emploi, "ça fait environ 70.000 euros l'emploi" dans le privé "alors qu'on refuse de donner les moyens au service public de notre pays de fonctionner normalement, je pense que c'est une erreur politique", a déclaré sur RTL celui qui succèdera en mars à Bernard Thibault. Le financement de ce plan au moyen notamment d'une hausse de la TVA signifie que "ce sont les salariés, les ménages qui vont une nouvelle fois être mis à contribution".

"On confie encore l’avenir des salariés à un patron"

Thierry Lepaon rappelé qu’en France, le problème n'est pas le coût du travail, "c'est le problème du coût du capital". Pour sa première interview suite à sa nomination officielle, Le futur secrétaire général poursuit l’offensive lancée mercredi par Bernard Thibault : "La CGT conteste fortement les volets essentiels du dispositif" présenté mardi par le Premier ministre Jean-Marc Ayrault en soutien à la compétitivité avait-il lancé. Le syndicat dénonce "une vaste campagne consistant à culpabiliser les salariés sur le coût du travail", mais aussi le financement du plan, via la hausse de la TVA, "un impôt très inégalitaire".

Autre point de contestation, les 20 milliards d'euros de crédit d'impôt prévus par le plan, "vont bénéficier à toutes les entreprises y compris à celles qui distribuent des dividendes. C'est inacceptable pour nous". Surtout que ces milliards "s'ajoutent à 160 mds d'exonérations déjà accordées. Je dis stop".

  • Et de rappeler que pour l’instant, "87 manifestations et rassemblements sont prévus" le 14 novembre à l’appel de la Confédération européenne des syndicats, dont sont membres notamment la CGT et la CFDT.

  • Thierry Lepaon, le successeur de Bernard... par rtl-fr

16/04/2012

Groupe GDF SUEZ : Rentabilité financière contre service public

crisexplicnul.jpgLe groupe GDF SUEZ va verser, encore une fois, plus de 3,3 milliards d’euros de dividendes.

L’essentiel des ressources de GDF SUEZ provient des dividendes versés par les filiales : 4 milliards d’euros remontés sur l’exercice 2011 dont plus de 3 milliards proviennent des filiales historiques de Gaz de France de Transport, Distribution, Stockage et Terminaux Méthaniers.

Ainsi, c’est le service public de Gaz de France qui sert de pompe à finances pour les actionnaires du groupe privatisé GDFSUEZ. Ceci a des graves conséquences : course au rendement dans ces filiales essentielles pour le service public, restriction sur les moyens et sur l’emploi, limitation des investissements, dégradation de la qualité de service, endettement.

Pour GrDF (distribution du gaz) qui a dû remonter près d’1,6 milliard en 2011, la trésorerie a été asséchée, l’endettement a progressé de 500 millions, les investissements en développement du réseau sont freinés.

Pour GRT gaz (transport du gaz) qui a dû remonter plus d’1,1 milliard en 2011, l’endettement est en augmentation constante et atteint un ratio « dettes sur capitaux propres » de presque 100%. Rappelons la scandaleuse cession en 2011 par GDF SUEZ à la Caisse des Dépôts, des 25% du transport gaz pour plus de 40 fois le prix d’achat initial à l’Etat français en 2004. Alors qu’il est prévu un programme de grands travaux sur les années à venir, GDF SUEZ continue à tirer des liquidités au lieu de les laisser dans la filiale pour y faire face. On va, d’ici quelques années, atteindre un ratio d’endettement de 200%.

Cela prouve que c’est une logique purement financière qui gouverne le Groupe, bien loin des intérêts publics de l’énergie.

C’est ce que démontre cruellement l’exemple des appels d’offre pour l’éolien en mer. GDF SUEZ a été non seulement battu là où il était en concurrence avec d’autres projets, mais a été refusé sur le projet qu’il connaissait le mieux et où il était tout seul à déposer une offre. La raison ? La rentabilité financière exigée.

La Direction elle-même explique qu’elle avait des « critères de rentabilité très stricts », et que l’entreprise respecte « une discipline financière ». Résultat : GDF SUEZ alimente la crise en Europe en se désengageant de tous les projets d’envergure pour investir dans les pays émergents jugés plus profitables.

Cette dérive financière du Groupe suite à la privatisation de Gaz de France conforte son incompatibilité avec une véritable politique énergétique au service des populations, du développement et de l’environnement. Le Groupe n’a pas l’ambition de participer au service public de l’énergie en France mais simplement l’intention d’en prélever toutes les ressources possibles pour financer ses actionnaires et son développement dans les pays émergents.

Et cela, avec la complicité du gouvernement puisque l’Etat, 1er actionnaire à 35%, valide forcément les choix du groupe.

La FNME-CGT et la coordination CGT du groupe GDF SUEZ considèrent que l’argent des consommateurs doit servir à investir, à améliorer la qualité des installations et de service public, à développer l’emploi et les compétences, pour répondre à leurs besoins. Il ne doit pas être confisqué par les actionnaires privés qui ont fait main basse sur le service public du gaz en 2008, d‘autant que les usagers en subissent déjà les conséquences par la dégradation du service public et par le scandale des hausses tarifaires.

Communiqué de la CGT GDF-SUEZ et Mines Énergie

 

16:25 Publié dans Actualités, Economie | Lien permanent | Commentaires (1) | Tags : gdf, dividendes, investissement, cgt | |  del.icio.us |  Imprimer | | Digg! Digg |  Facebook | | Pin it!

21/11/2011

ENERGIE : LE POINT DE VUE DE LA CGT !

CGTgensel.jpgVirginie Gensel, secrétaire de la fédération énergie de la CGT qui rassemble 60.000 adhérents, dénonce, dans une interview au Figaro, l'accord EELV-PS sur le nucléaire, car elle redoute les conséquences sociales d'une sortie du nucléaire et juge que l'arrêt de l'EPR serait «une folie».

LE FIGARO. - Que pensez-vous de l'accord conclu entre les Verts et le PS prévoyant la fermeture de 24 réacteurs nucléaires d'ici 2025 ?

Virginie GENSEL. - C'est un accord irresponsable. On ne peut pas faire reposer la politique énergétique, l'avenir industriel de la France, sur des considérations d'échanges de circonscriptions, de marchandage de coin de table. À la CGT, nous souhaitons un débat véritable sur la politique énergétique globale, dont l'avenir du nucléaire. Ce sont des questions complexes qui engagent le pays entier, qui ne peuvent pas être discutées juste à quelques-uns, entre appareils.

Avez-vous été consultés par les Verts et le PS ?

Non. Il y a un an, nous avons écrit à tous les partis politiques pour leur faire part de nos propositions en matière d'énergie. Nous avons rencontré les Verts, le Parti de gauche, le PCF, mais ni le PS ni l'UMP ne nous ont répondu.

Qu'est-ce que vous trouvez «irresponsable» dans cet accord ?

Derrière la première intention affichée, réduire le nucléaire, il y a la sortie du nucléaire. Nous sommes favorables au développement des énergies renouvelables, mais elles ne sont pas en capacité, en l'état actuel, de répondre aux besoins. Personne ne fait de réelles propositions pour savoir par quoi on remplacerait le nucléaire.

 Voyez l'Allemagne, où l'on dit que les énergies renouvelables vont être développées : en attendant, les centrales thermiques sont sollicitées, et l'on augmente tranquillement l'effet de serre.

Redoutez-vous les conséquences sociales d'un arrêt des centrales ?

Oui, bien sûr, mais pas seulement pour ce qui concerne les emplois du nucléaire. Il y a en France, 3 ou 4 millions de foyers en précarité énergétique, c'est-à-dire qui consacrent une part importante de leurs ­revenus à s'éclairer et se chauffer.

Si les prix de l'électricité augmentent, qu'en sera-t-il pour eux ? Le prix bas du courant en France est aussi un élément de compétitivité pour notre industrie.Les effectifs dans le nucléaire font actuellement l'objet d'une incroyable guerre des chiffres.

Combien d'emplois sont concernés ?

La filière emploie quelque 125.000 personnes, auxquelles il faut ajouter un chiffre équivalent pour les sous-traitants. Cela fait déjà 250.000 salariés, sans compter plusieurs dizaines de milliers d'emplois indirects. Mais n'opposons pas ces emplois à ceux des renouvelables.

Pour les énergies vertes, il s'agit de développer une vraie filière industrielle.

Faut-il poursuivre le chantier de l'EPR à Flamanville ?

Il faut terminer ce projet. Le chantier est aujourd'hui tellement engagé qu'il est impensable de revenir en arrière. Ce serait une folie. L'EPR de Flamanville est un prototype, une tête de série dont il sera très important ensuite d'analyser le retour d'expérience. D'une manière générale, la recherche dans l'énergie, mais également dans le nucléaire, est aujourd'hui insuffisamment poussée. S'agissant de la génération IV des réacteurs, des pays comme la Russie et l'Inde sont en avance par rapport à la France.

À la suite de la catastrophe de Fukushima , le recours à la sous-traitance par EDF a été évoqué par les experts de l'État comme un enjeu de sûreté. Votre position ?

C'est la CGT qui est intervenue en ce sens. Nous sommes pour que des métiers liés à la sûreté soient réinternalisés et pour un statut de haut niveau pour tous les salariés. Nous avons demandé à Éric Besson, le ministre de l'Industrie, d'ouvrir des négociations sur la sous-traitance.

20:27 Publié dans Actualités, Connaissances, Economie, Planète | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : énergie, nucléaire, cgt, ps, verts | |  del.icio.us |  Imprimer | | Digg! Digg |  Facebook | | Pin it!

06/12/2008

Bernard Thibault « Le résultat du vote gêne beaucoup de monde »

Pour Bernard Thibault de la CGT, le vote n’exprime pas un divorce avec les syndicats mais un besoin d’agir sans tarder pour faire entendre la voix des salariés.

Vous avez répété pendant la campagne électorale que le vote de la CGT serait le plus observé. Votre syndicat progresse en voix et en sièges. Quelles conclusions en tirez-vous ?

thibaultevry.jpgBernard Thibault. Nous sommes dans un inversement de tendance notable. Pour la première fois dans un scrutin prud’homal, la CGT progresse (voir résultats), et elle le fait dans la grande majorité des départements et tous collèges électoraux confondus. Un mouvement en notre faveur s’exprime comme il existe un mouvement en défaveur d’autres organisations, singulièrement des deux autres grandes confédérations, la CFDT et FO. Outre le fait que le résultat est proportionnel à un investissement important des militants, il témoigne aussi que la CGT est perçue comme portant une démarche claire, revendicative, fidèle à ses valeurs. Ce scrutin montre que la crise ne doit pas être un prétexte pour mettre au second plan les revendications. Notre influence grandissante confirme que de fortes critiques sur la politique du gouvernement s’expriment et qu’il existe des alternatives. Les résultats que nous avons récemment obtenus dans d’autres élections, dans la fonction publique territoriale, à GRDF ou avec les retraités cheminots, font progresser la CGT. Cela montre qu’il s’agit d’une tendance, d’un mouvement de fond.

S’agit-il aussi d’une prime au rassemblement, à l’unité syndicale ?

Bernard Thibault. Oui. Nous n’avons cessé de répéter pendant la campagne que le vote CGT exprimerait une volonté d’unité. Voter CGT ce n’est pas voter contre d’autres, mais promouvoir un syndicalisme plus uni. Les forces syndicales ont maintenant le devoir d’écouter le message délivré. Une partie de la campagne de FO portait le discrédit sur la CGT. Cela a été contre-productif.

Le record d’abstention n’impose-t-il pas un bémol à votre satisfaction ?

Bernard Thibault. Nous ne sommes absolument pas satisfaits du taux de participation. Mais il faut remettre les choses à leur place. Deux acteurs principaux organisent l’élection. Les employeurs d’abord, qui sont chargés de l’inscription des salariés sur les listes. Les défaillances ont été énormes. Les intérimaires ont, par exemple, été systématiquement écartés. L’administration ensuite. Jamais une élection politique n’aura été traitée avec autant d’impréparation et de désinvolture. Des électeurs ont reçu les bulletins de vote d’une autre section que la leur. Dans certains départements, le matériel de vote par correspondance est arrivé quatre jours avant le scrutin. Certains n’ont même pas reçu la carte d’électeur. Sans parler de l’absence d’espaces médiatiques pour évoquer un rendez-vous qui concerne plus de 18 millions de personnes…

N’y a-t-il, dans ce taux d’abstention, aucun signe de prise de distance des salariés avec les syndicats ?

Bernard Thibault. On aurait tort de l’interpréter comme un divorce. Dans la centaine de bureaux de vote existant directement sur les lieux de travail, la participation a été supérieure à 50 %. C’est la raison pour laquelle j’ai demandé, dès mercredi soir, au ministre du Travail d’organiser les prochaines élections dans les entreprises. C’est possible pour toutes celles qui possèdent déjà des élections de délégués du personnel ou de comité d’entreprise. Il n’est pas compliqué de travailler à une solution pour les petites entreprises. Ceux qui analysent cette élection seulement à travers le taux d’abstention cherchent à en minorer le verdict. Le résultat gêne beaucoup de monde, les déçus au plan syndical, le gouvernement et évidemment les employeurs. On ne peut pas faire comme si 5 millions de salariés ne s’étaient pas exprimés. Le minorer, c’est emboîter le pas à ceux qui expliquent que 200 000 manifestants, ça compte pour du beurre. Il va y avoir des réveils douloureux pour ceux qui tiennent ce type de raisonnement, des mobilisations que certains ne vont pas voir venir.

Après ce résultat, comment concevez-vous votre rôle et votre place dans le paysage syndical ?

thibault1906.JPGBernard Thibault. Le scrutin confirme des attentes très fortes vis-à-vis de la CGT, qui nous confèrent des responsabilités nouvelles. Un des enjeux consiste à transformer les soutiens obtenus en forces constituées, et à mener à bien notre réflexion en interne concernant nos formes d’organisations. Nous devons aussi continuer d’être très présents sur le terrain revendicatif et unitaire. De ce point de vue, deux réunions sont programmées au niveau national avec les autres syndicats. La CGT considère qu’il faut agir sans tarder pour faire entendre la voix des salariés dans la crise. Le vote montre qu’il y a urgence. Nous allons donc pousser plus précisément cette perspective d’action unitaire pour début 2009.

Entretien réalisé par Paule Masson, l'Humanité

17:02 Publié dans Entretiens | Lien permanent | Commentaires (1) | Tags : thibault, cgt, élection | |  del.icio.us |  Imprimer | | Digg! Digg |  Facebook | | Pin it!