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01/02/2026

UKRAINE, PLUS DURE SERA LA CHUTE POUR LES VA T'EN GUERRE

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En Ukraine, des forces ultranationalistes et fascistes, des islamistes, des cartels, acquièrent depuis 4 ans une expérience militaire avancée, des équipements et des financements considérables. À l’issue de la guerre, leur démobilisation et leur réinsertion seront probablement complexes. Le risque est grand de les retrouver comme mercenaires dans des conflits sur cinq continents. D’autres pays que la Russie ont intérêt à s’inquiéter de la menace qu’ils représentent.

Selon le Kiel Institute, qui réalise un suivi du soutien à l’Ukraine, 158 milliards d’euros ont été alloués à l’aide militaire depuis 2022 (au 31 octobre 2025). Ces aides proviennent principalement de l’Union européenne (88 milliards d’euros) et des États-Unis (65 milliards d’euros). Par ailleurs, l’Union européenne a formé plus de 85 000 soldats ukrainiens depuis le début du conflit, d’après le Conseil européen. Certains ont fait scandale pour leurs tatouages néonazis.

Les forces armées ukrainiennes comptent également sur un budget multiplié par huit, plus de 54 milliards d’euros en 2025, soit 30 % du PIB de l’Ukraine. Avec le concours d’autres puissances, les moyens financiers engagés permettent de mobiliser près de 900 000 soldats.

Mais, à la fin de la guerre, l’Ukraine ne pourra vraisemblablement pas entretenir la 7e plus grande armée du monde. La réduction des forces armées passera par la démobilisation des conscrits et des réservistes, mais certains groupes, notamment des nazis et des volontaires étrangers, pourraient ne pas revenir à la vie civile.

Certaines unités des forces armées ukrainiennes sont connues et documentées par plusieurs enquêtes de Médiapart ou du Monde, mais ça ne permet pas d’en dresser une liste exhaustive. Reste que ces unités sont entraînées, expérimentées et équipées. La plus controversée, la 3e Brigade d’assaut Azov, a reçu de l’aide américaine, comme l’a souligné une enquête vidéo du Monde publiée en juin dernier.

On peut ajouter des unités de Tchétchènes et de Tatars séparatistes et islamistes, des mouvances idéologiquement concurrentes, mais en pratique convergentes. D’autres mouvances nationalistes, étrangères, sont également engagées dans la guerre en Ukraine. On les retrouve dans la Légion internationale, forte de 20 000 hommes, dont les pays d’origine les plus représentés sont la Géorgie, la Biélorussie, les États-Unis, l’Azerbaïdjan, la France, le Brésil, la Colombie, le Royaume-Uni, la Pologne et la Suède.

Ces volontaires, parfois mercenaires, ont des motivations diverses, idéologiques, pécuniaires ou stratégiques. Pour les motivations politiques, les milieux fascistes répondent le plus présents, c’est le cas notamment pour les Français. Mais la présence d’étrangers s’explique aussi par la conviction que c’est sur ce front que l’expérience militaire acquise sera la plus décisive dans les conflits à venir. Ils sont là-bas pour apprendre. Les cartels latino-américains sont notamment suspectés de s’engager en Ukraine pour se former au pilotage des drones FPV, qui redéfinissent le combat rapproché.

En effet, cette guerre transforme profondément les opérations militaires, avec en particulier le rôle central du drone, et les deux camps acquièrent une expérience tactique et technologique considérable. Cela intéresse les armées et groupes armés du monde entier qui doivent réfléchir à des réorganisations et des évolutions doctrinales.

 

Quelques exemples des changements dus à l’utilisation massive des drones :
  • Drones d’observation et de surveillance : meilleurs ciblage et efficacité de l’artillerie, renseignements visuels en temps réel, relative transparence du champ de bataille.
  • Drones kamikazes : nouveau type de bombardements des cibles, nouvelles capacités de saturation de la défense adverse, grandes difficultés à acquérir une domination aérienne ou navale pour les deux camps.
  • Drones FPV (vue à la première personne) : redéfinition du combat rapproché.
  • Guerre électronique : brouillage des communications ennemies, leurres, substitution des communications filaires aux communications radio, y compris pour les drones.
  • Logistique : véhicules autonomes, véhicules plus rudimentaires petits et très mobiles.
  • Regain d’intérêt des petites unités de combat dans un objectif de discrétion.
  • Utilisation de missiles hypersoniques pour percer la défense antiaérienne ennemie.

Les terrains de la guerre en Ukraine dépassent le cadre du Donbass. D’une part, des combattants de tous les continents sont présents sur le front ukrainien. Mais d’autre part, les forces armées ukrainiennes ont également été présentes dans de nombreuses autres zones de conflit depuis 4 ans, en Syrie, au Soudan du côté des FSR, au Sahel…

La guerre en Ukraine aura une fin, et de nouveaux problèmes vont apparaître : des combattants nombreux, entrainés, équipés et désœuvrés qui vont chercher des débouchés professionnels dans d’autres zones de conflit ; d’autres seront démobilisés, mais vont revenir dans leur pays d’origine avec une expérience militaire qu’ils pourront mettre à profit pour d’autres projets politiques. Il faut l’anticiper.

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14/12/2025

Réouverture des maisons closes : "La prostitution, ce n’est ni un métier, ni du sexe, c’est un système de domination" Tribune

 

maison close,pétition

Tribune collective publiée par Marianne

Le député Rassemblement national (RN) Jean-Philippe Tanguy a annoncé qu'il préparait une proposition de loi pour réautoriser les maisons closes, interdites en France depuis 1946. Dans une tribune, plusieurs responsables d'associations ou de différents partis politiques, dont François Hollande, Fabien Roussel, Laurence Rossignol, Carole Delga, Jérôme Guedj ou Olivier Faure s'y opposent, au nom du droit des femmes.

Depuis quelques jours, la presse et les médias se sont emparés de l’annonce faite par Jean-Philippe Tanguy, député du Rassemblement national (RN) : rouvrir les maisons closes. Pas n’importe comment : en modèle coopératif, certainement pour donner un air de modernité à ce qui n’est rien d’autre que l’exploitation, par les hommes, du corps des autres.

À LIRE AUSSI : Prostitution des mineurs : "En dépit de la médiatisation croissante, les peines sont souvent décevantes"

Parce qu’en matière de prostitution, on oublie souvent de dire que la plupart de ceux qui payent pour des actes sexuels sont des hommes, que neuf mis en cause pour exploitation sexuelle sur dix sont des hommes. On oublie souvent de dire que les violences et les sévices, les assassinats dont sont victimes les personnes en situation de prostitution, ce sont les hommes qui les exercent.

Une exploitation systémique

On oublie aussi de dire que les mineures sont massivement exposées, que l’âge moyen d’entrée dans la prostitution est de 15 ans, que des garçons mineurs se livrent aujourd’hui à du proxénétisme et que les ressorts qu’ils utilisent, comme ceux des proxénètes adultes, sont ceux de la contrainte : stratégies d’emprise, isolement, menaces ou chantage à la diffusion d’images intimes.

À LIRE AUSSI : Prostitution, incels… "Ne serait-il pas temps d’apprendre aux hommes qu’ils n’ont aucun droit sur le corps des femmes ?"

L’achat d’actes sexuels relève systématiquement de violences masculines. En France, 99 % des acheteurs identifiés sont des hommes. Et cette demande masculine ne disparaît pas en ligne. Elle alimente directement l’économie du proxénétisme numérique. Plus de 80 % des utilisateurs des plateformes OnlyFans et Mym sont des hommes, confirmant que l’économie du « contenu payant » repose elle aussi sur une demande masculine structurante. Le proxénétisme lui-même s’est entièrement digitalisé : repérage en ligne, « managers » qui prélèvent jusqu’à 50 % des gains, plateformes qui captent le reste. Entre 2020 et 2023, les revenus d’OnlyFans sont passés de 375 millions à 6,6 milliards de dollars. Cette économie parallèle transforme les femmes en source de profit.

« Il est frappant de constater que l’une des rares fois où le RN parle des femmes, c’est pour proposer leur mise en vitrine. Cela en dit long sur leur vision de la société. »

À LIRE AUSSI : "Certaines jeunes filles servent même de recruteuses" : pourquoi la prostitution des mineures explose en France

La prostitution, glamourisée sur les réseaux sociaux, promet autonomie et indépendance financière, tout en plaçant les femmes, souvent jeunes, dans des situations de violence et de précarité. Ce récit séduisant masque une réalité d’exploitation systémique qui ne saurait être effacée par un modèle de « coopérative ». Tant que des hommes peuvent payer l’accès au corps d’autrui, il n’y a ni égalité ni véritable choix. La contrainte économique et l’emprise psychologique demeurent, tout comme les violences masculines.

Lutter contre le proxénétisme

Le 13 avril 2016, la France a fait un choix clair : adopter une position abolitionniste en interdisant l’achat d’actes sexuels. Elle est ainsi devenue l’un des premiers pays à pénaliser les clients et les proxénètes dans une logique de protection des personnes en situation de prostitution et d’exploitation sexuelle. La loi prévoit un parcours de sortie de la prostitution (PSP). Pourtant, depuis sa promulgation, moins de 4 000 femmes y ont eu recours, alors qu’on estime qu’environ 40 000 femmes sont en situation de prostitution. Face à l’ampleur du phénomène, seulement 1 300 clients sont verbalisés chaque année.

À LIRE AUSSI : Prostitution des mineurs : "Le numérique a facilité le recrutement et l’organisation de l’exploitation sexuelle"

Si la France mettait les mêmes moyens pour lutter contre le proxénétisme et les violences sexuelles, en particulier sur les mineurs, qu’elle met dans la lutte contre le trafic de stupéfiants, nous ferions d’incontestables progrès. En plus d'un manque de moyens, nous assistons dix ans plus tard à un inquiétant retour en arrière. Il est d’ailleurs frappant de constater que l’une des rares fois où le RN parle des femmes, c’est pour proposer leur mise en vitrine. Cela en dit long sur leur vision de la société.

À LIRE AUSSI : ​Loi prostitution, un an après : à Lille, "ça rend fou tout le monde"

La prostitution, ce n’est ni un métier, ni du sexe. C’est un système de domination reposant sur une liberté : celle du client et aucune autre. Peut-on vouloir construire une société d’égalité entre les femmes et les hommes, entre nos filles et nos garçons alors que les uns peuvent acheter le corps des autres pour en abuser ? Nous ne le croyons pas. Ne nous trompons pas. Derrière ces systèmes, il y aura toujours des individus pour organiser, contrôler, menacer, exploiter les femmes et leur rappeler que ce sont toujours les hommes qui décident.

***

À l'initiative de Céline THIÉBAULT-MARTINEZ, députée de Seine-et-Marne

Liste des cosignataires :

Laurence ROSSIGNOL, Sénatrice du Val-de-Marne

Véronique RIOTTON, Présidente de la Délégation de l'Assemblée nationale aux droits des femmes, Députée de la Haute-Savoie

Dominique VÉRIEN, Présidente de la Délégation du Sénat aux droits des femmes, Sénatrice de l'Yonne

Marie-José ALLEMAND, Députée des Hautes-Alpes

Cathy APOURCEAU-POLY, Sénatrice du Pas-de-Calais

David ASSOULINE, Ancien sénateur

Christian ASSAF, Conseiller régional d’Occitanie

Jérémy BACCHI, Sénateur des Bouches-du-Rhône

Erwan BALANANT, Député du Finistère

Christian BAPTISTE, Député de la Guadeloupe

Pierre BARROS, Sénateur du Val-d'Oise

Alexandre BASQUIN, Sénateur du Nord

Marie-Noëlle BATTISTEL, Députée de l’Isère

Fabrice BARUSSEAU, Député de la Charente-Maritime

Belkhir BELHADDAD, Député de Moselle

Béatrice BELLAY, Députée de la Martinique

Karim BENBRAHIM, Député de la Loire-Atlantique

Hélène BIDARD, Adjointe à la Mairie de Paris

Annick BILLON, Sénatrice de la Vendée

Nicole BONNEFOY, Sénatrice de la Charente

Denis BOUAD, Sénateur du Gard

Hussein BOURGI, Sénateur de l’Hérault

Laure BOTTELA, Secrétaire nationale en charge du pôle féminisation du Parti socialiste

Isabelle BRIQUET, Sénatrice de la Haute-Vienne

Colombe BROSSEL, Sénatrice de Paris

Céline BRULIN, Sénatrice de la Seine-Maritime

Philippe BRUN, Député de l’Eure

Marion CANALÈS, Sénatrice du Puy-de-Dôme

Colette CAPDEVIELLE, Députée des Pyrénées-Atlantiques

Paul CHRISTOPHLE, Député de la Drôme

Évelyne CORBIÈRE NAMINZO, Sénatrice de La Réunion

Jean-Pierre CORBISEZ, Sénateur du Pas-de-Calais

Thierry COZIC, Sénateur de la Sarthe

Hélène CONWAY-MOURET, Sénatrice représentant les Français établis hors de France

Cécile CUKIERMAN, Sénatrice de la Loire

Karine DANIEL, Sénatrice de la Loire-Atlantique

Laure DARCOS, Sénatrice de l'Essonne

Marie-Pierre DE LA GONTRIE, Sénatrice de Paris

Carole DELGA, Présidente du conseil régional d’Occitanie

Julie DELPECH, Députée de la Sarthe

Michaël DELAFOSSE, Maire de Montpellier

Dieynaba DIOP, Députée des Yvelines

Fanny DOMBRE-COSTE, Députée de l’Hérault

Peio DUFAU, Député des Pyrénées-Atlantiques

Iñaki ECHANIZ, Député des Pyrénées-Atlantiques

Yasmine EL JAÏ, Secrétaire nationale chargée de la formation à l’égalité Femme-Homme du Parti socialiste

Olivier FAURE, Premier Secrétaire du Parti socialiste

Agnès FIRMIN LE BODO, Députée de la Seine-Maritime

Denis FÉGNÉ, Député des Hautes-Pyrénées

Sébastien FAGNEN, Sénateur de la Manche

Corinne FÉRET, Sénatrice du Calvados

Jean-Luc FICHET, Sénateur du Finistère

Fabien GAY, Sénateur de la Seine-Saint-Denis

Guillaume GAROT, Député de la Mayenne

Océane GODARD, Députée de la Côte-d’Or

Guillaume GOUFFIER VALENTE, Député du Val-de-Marne

Hervé GILLÉ, Sénateur de la Gironde

Michelle GRÉAUME, Sénatrice du Nord

Emmanuel GRÉGOIRE, Député de Paris

Sacha HOULIÉ, Député de la Vienne

Jérôme GUEDJ, Député de l’Essonne

Stéphane HABLOT, Député de Meurthe-et-Moselle

Béatrice HAKNI-ROBIN, Porte-parole de la Fédération du Parti Socialiste de l’Hérault

Ayda HADIZADEH, Députée du Val-d’Oise

Laurence HARRIBEY, Sénatrice de la Gironde

Florence HEROUIN-LÉAUTEY, Députée de la Seine-Maritime

Éric JEANSANNETAS, Sénateur de la Creuse

Chantal JOURDAN, Députée de l’Orne

Sandrine JOSSO, Députée de la Loire-Atlantique

Patrick KANNER, Président au Sénat du groupe Socialiste, Écologiste et Républicain

Marietta KARAMANLI, Députée de la Sarthe

Fatiha KELOUA-HACHI, Députée de la Seine-Saint-Denis

Elisabeth LABAY, Adjointe au maire de Rouen

Gérard LAHELLEC, Sénateur des Côtes-d'Armor

Annie LE HOUÉROU, Sénatrice des Côtes-d’Armor

Gérard LESEUL, Député de Seine-et-Maritime

Delphine LINGEMANN, Députée du Puy-de-Dôme

Audrey LINKENHELD, Sénatrice du Nord

Monique LUBIN, Sénatrice des Landes

Nicolas MAYER-ROSSIGNOL, Maire de Rouen

Didier MARIE, Sénateur de la Seine-Maritime

Marianne MARGATÉ, Sénatrice de la Seine-et-Marne

Marie MERCIER, Sénatrice de la Saône-et-Loire

Serge MÉRILLOU, Sénateur de la Dordogne

Marie-Pierre MONIER, Sénatrice de la Drôme

Jacques OBERTI, Député de la Haute-Garonne

Pierre OUZOULIAS, Sénateur des Hauts-de-Seine

Sophie PANTEL, Députée de la Lozère

Marc PENA, Député des Bouches-du-Rhône

Christine PIRES-BEAUNE, Députée du Puy-de-Dôme

Émilienne POUMIROL, Sénatrice de la Haute-Garonne

Pierre PRIBETICH, Député de la Côte-d’Or

Christophe PROENÇA, Député du Lot

Julien PRADEL, Premier secrétaire fédéral de l’Hérault du Parti socialiste

Isabelle RAUCH, Députée de Moselle

Christian REDON-SARAZY, Sénateur de la Haute-Vienne

Marie RÉCALDE, Députée de Gironde

Olivia RICHARD, Sénatrice représentant les Français établis hors de France

Marie-Pierre RIXAIN, Députée de l’Essonne

Pierre-Alain ROIRON, Sénateur d'Indre-et-Loire

Claudia ROUAUX, Députée d’Ille-et-Vilaine

Laurence ROUÈDE, Vice-présidente du conseil régional de Nouvelle-Aquitaine

Aurélien ROUSSEAU, Député des Yvelines

Fabien ROUSSEL, Secrétaire national du Parti communiste français

Fabrice ROUSSEL, Député de la Loire-Atlantique

Sandrine RUNEL, Députée du Rhône

David ROS, Sénateur de l’Essonne

Valérie ROSSI, Députée des Hautes-Alpes

Sébastien SAINT-PASTEUR, Député de Gironde

Isabelle SANTIAGO, Députée du Val-de-Marne

Éva SAS, Députée de Paris

Pascal SAVOLDELLI, Sénateur du Val-de-Marne

Silvana SILVANI, Sénatrice de la Meurthe-et-Moselle

Danielle SIMONNET, Députée de Paris

Arnaud SIMION, Député de la Haute-Garonne

Rachid TEMAL, Sénateur du Val-d’Oise

Christine TAFFOREAU-HARDY, Conseillère régionale du Pays de la Loire

Boris VALLAUD, Président à l’Assemblée nationale du groupe Socialistes et apparentés

Marie-Claude VARAILLAS, Sénatrice de la Dordogne

Michaël WEBER, Sénateur de la Moselle

Robert Wienie XOWIE, Sénateur de la Nouvelle-Calédonie

Alyssa AHRABARE, Présidente de la Coordination française pour le Lobby Européen des Femmes

Nastasia HOLLENDER, Présidente du Mouvement du nid

Martine LÉVY, Déléguée du Forum Femmes Méditerranée

Marie-Christine MENARD-CHEVALIER, Présidente de la Fédération nationale des CIDFF

Maud OLIVIER, Vice-présidente de l’association Élu•es Contre les Violences faites aux Femmes, ancienne députée

Clémence PAJOT, Directrice générale de la Fédération nationale des CIDFF

Céline PIQUES, Porte-parole d’Osez le Féminisme

Brigitte POLONIWSKI, Vice-présidente du Conseil National des Femmes Françaises

Françoise RITTER, Présidente de l’Amicale du Nid

Geneviève DUCHÉ, « Vieilleuses » OLF34

Yves SCELLES, Président de la Fondation Scelles

Judith TRINQUART, Secrétaire générale de Mémoire Traumatique et Victimologie

Michèle VITRAC POUZOULET, Présidente de l’association Élu•es Contre les Violences faites aux Femmes

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14/09/2025

“Tous les responsables démocrates doivent être arrêtés” : aux États-Unis, la guerre à la démocratie est déclarée

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Depuis l’assassinat de l’influenceur Charlie Kirk, qualifié de “martyr” par le camp trumpiste, le président américain et la presse qui le soutient se déchaînent contre la gauche. Avec une rhétorique de plus en plus menaçante.

 

Sur le campus de l’université d’Orem, dans l’Utah, après le meurtre de Charlie Kirk, le 10 septembre 2025.

Sur le campus de l’université d’Orem, dans l’Utah, après le meurtre de Charlie Kirk, le 10 septembre 2025. Photo Tess Crowley/AP/Sipa

Par Olivier Pascal-Moussellard pour Télérama

Si vis pacem, para bellum : si tu veux la paix, prépare la guerre. Et si tu veux la guerre… accuse tes ennemis de l’avoir déclenchée, et punis-les ! Si la première formule est attribuée à Végèce, un écrivain romain du IVᵉ siècle, Donald Trump, ses lieutenants et supporteurs ont offert une glaçante démonstration de la seconde dans les heures qui ont suivi l’assassinat de l’influenceur Charlie Kirk sur un campus américain, le 10 septembre. « War » : le mot était sur toutes leurs lèvres. À la fois pour dénoncer la guerre ouverte par « la gauche radicale », coupable, forcément coupable, de ce meurtre odieux, et pour prévenir haut et fort que celui-ci ne resterait pas impuni.

On ne pouvait mieux préparer les esprits à la répression qui vient. « La violence de la gauche radicale a blessé trop d’innocents et pris trop de vies. Cela doit cesser », a d’abord prévenu un Trump « en deuil et en colère » dans une vidéo postée sur son réseau Truth Social. Avant que la soldatesque républicaine ne prenne le relais, pointant le doigt vers les « démons » démocrates, et demandant — exigeant, même — vengeance et réparation. « Que nous le voulions ou pas, ils sont en guerre contre nous ! » a lâché Jesse Watters, un présentateur vedette de Fox News, à propos des « gauchistes », autrement dit tous ceux que la politique trumpiste indispose. « Qu’allons-nous faire contre ça ? Combien de violence politique allons-nous tolérer ? »

Peu importe, en vérité, que Donald Trump multiplie depuis des mois coups de menton et postures martiales, et promette de déployer l’armée partout où il le jugera nécessaire (prochaine cible, Chicago) : avec l’assassinat de Charlie Kirk, le M de meurtre est collé au dos de la gauche états-unienne et ne s’effacera pas de sitôt. Quant à la ligne séparant la rhétorique de guerre de la guerre effective, certains n’hésitent plus à la franchir. « C’est un tournant pour notre pays, a lancé un Watters en roue libre. Tout le monde doit désormais répondre de ses actes, dans les médias, au Congrès, sur les campus, partout ! » « Le moment est venu de se lancer dans une répression totale de la gauche, a posté sabre au clair Matt Forney, un journaliste d’extrême droite, sur X. Tous les responsables politiques démocrates doivent être arrêtés et le Parti démocrate, interdit. » Est-ce ainsi que les démocraties s’effondrent ?

17:31 Publié dans Actualités, Cactus, Planète | Lien permanent | Commentaires (0) | |  del.icio.us |  Imprimer | | Digg! Digg |  Facebook | | Pin it!

06/09/2025

Interdite depuis 2023, cette plante continue d’envahir la France

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Découvrez pourquoi l’herbe de la pampa, interdite en France depuis 2023, reste une menace pour la biodiversité et comment lutter contre sa prolifération.

Autrefois prisée pour son esthétique, l’herbe de la pampa (Cortaderia selloana) est aujourd’hui considérée comme une menace écologique majeure en France. Originaire d’Amérique du Sud, cette plante ornementale a conquis les jardins et les paysages français avant de révéler son caractère envahissant. Depuis l’arrêté ministériel du 2 mars 2023, sa détention, son transport et sa commercialisation sont strictement interdits. Pourtant, elle continue de proliférer, posant de sérieux problèmes environnementaux et sanitaires.

Une capacité de reproduction hors norme

L’herbe de la pampa est une plante vivace capable de produire jusqu’à 10 millions de graines par pied, dispersées par le vent sur des distances pouvant atteindre 25 kilomètres. Cette capacité de propagation exceptionnelle lui permet de coloniser rapidement divers milieux, des bords de routes aux zones humides, en passant par les jardins privés. Une fois installée, elle étouffe les plantes locales, réduisant ainsi la biodiversité.

Un impact écologique et sanitaire préoccupant

L’invasion de l’herbe de la pampa a des conséquences désastreuses sur les écosystèmes français. En colonisant les espaces naturels, elle réduit l’habitat des espèces indigènes et perturbe les équilibres écologiques. De plus, son pollen est hautement allergène, prolongeant la saison des allergies jusqu’en novembre. Elle est également inflammable, augmentant les risques d’incendie dans les zones où elle prolifère.

Pourquoi l’interdiction ne suffit-elle pas ?

Malgré l’interdiction, l’herbe de la pampa reste présente dans de nombreux jardins et espaces publics. Plusieurs facteurs expliquent cette situation :

  • Méconnaissance de la réglementation : Certains propriétaires ignorent que la détention de cette plante est illégale et passible d’une amende pouvant atteindre 150 000 euros, voire trois ans d’emprisonnement.
  • Difficulté d’éradication : Les racines de l’herbe de la pampa s’enfoncent profondément dans le sol, rendant son arrachage complexe et coûteux.
  • Propagation incontrôlée : Même après l’arrachage, les graines peuvent rester viables et coloniser de nouveaux espaces.

Des solutions pour freiner sa prolifération

Face à cette menace, des campagnes d’éradication et de sensibilisation sont menées par les collectivités locales et les associations environnementales. Le projet LIFE Coop Cortaderia, par exemple, encourage les citoyens à couper les inflorescences avant la formation des graines et à les éliminer correctement en déchetterie.

Les autorités locales jouent également un rôle clé en intervenant sur les espaces publics et en sensibilisant les habitants. À Biarritz, jusqu’à 80 m³ de pampa sont arrachés chaque année pour limiter sa propagation.

Une prise de conscience collective nécessaire

La lutte contre l’herbe de la pampa illustre l’importance de la vigilance face aux espèces exotiques envahissantes. Chaque citoyen peut contribuer à cette lutte en remplaçant l’herbe de la pampa par des alternatives non invasives, comme le miscanthus, une graminée ornementale qui capte le CO2 et respecte la biodiversité.

L’éradication complète de l’herbe de la pampa en France reste un défi de taille. Cependant, en combinant réglementation stricte, sensibilisation et actions concrètes, il est possible de limiter son impact sur les écosystèmes. Cette situation rappelle que nos choix, même en matière de décoration, peuvent avoir des conséquences durables sur l’environnement.

En agissant dès maintenant, nous pouvons protéger la biodiversité et préserver nos paysages pour les générations futures

Source Positiv.fr

 

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15/04/2025

Henri Peña-Ruiz : "Lutter contre le racisme antimusulman, oui ; le nommer islamophobie, NON"

Islamisme, racisme

Alors que des députés LFI proposent une commission d’enquête sur l’ « islamophobie », le débat s’enflamme autour du sens même du mot qui, sous prétexte de prévenir les discriminations envers les musulmans tend à empêcher toute critique du dogme. Confusion entre rejet de la religion et haine des croyants, risques pour la liberté d’expression : l’enjeu est ici de clarifier le combat contre le racisme pour mieux le rendre efficace, estime le philosophe Henri Peña-Ruiz, auteur du « Dictionnaire amoureux de la laïcité » (Plon).

Le mercredi 9 avril, des députés de la France insoumise ont déposé un projet de résolution tendant à la création d’une commission d’enquête portant sur l’islamophobie. Il s’agirait « d’évaluer l'inaction de la France dans les réponses apportées pour lutter contre l'islamophobie et les phénomènes antimusulmans », et « le rôle des médias dans la construction de stéréotypes négatifs à l’égard de l’Islam ».

Si une telle démarche vise à développer la lutte contre le racisme dont sont victimes les personnes musulmanes comme telles, elle a du sens. Mais le terme islamophobie est très mal choisi, car il désigne le seul rejet de la religion musulmane, et non celui de ses fidèles. L’invention de ce terme fut d’ailleurs destinée à proscrire toute critique de l’Islam. En 2006 c’est ce que rappelait Jean Ferrat en exprimant son désaccord total avec Mouloud Aounit, secrétaire du MRAP (Mouvement contre le racisme et pour l’amitié entre les peuples), qui voulait faire de la critique de l’islam un racisme et poursuivre en justice les caricatures reprises par Charlie.

À LIRE AUSSI : Henri Peňa-Ruiz : "Non, Emmanuel Macron n'est pas un héritier des idées politiques de Victor Hugo"

Voici à ce sujet la mise au point lumineuse du rédacteur en chef de Charlie Hebdo, le regretté Stéphane Charbonnier. Le 5 janvier 2015, deux jours avant l’attaque terroriste contre Charlie, il donnait à son éditeur une Lettre ouverte où il remettait en question la notion d’islamophobie en ces termes : « Non, vraiment, le terme « islamophobie » est mal choisi s’il doit nommer la haine que certains tarés ont des musulmans. Et il n’est pas seulement mal choisi, il est dangereux. Si on l’aborde d’un point de vue purement étymologique, l’islamophobie devrait désigner « la peur de l’islam ». Or les inventeurs, promoteurs et utilisateurs de ce terme l’emploient pour dénoncer la haine à l’égard des musulmans. Il est curieux que ce ne soit pas « musulmanophobie » et, plus largement, « racisme » qui l’aient emporté sur « islamophobie», non ? ». La mise au point de Charb est remarquable de simplicité et de clarté, et elle est une référence essentielle pour la lutte contre le racisme.

Insistons. La lutte contre le racisme a besoin de clarté et c’est lui rendre un bien mauvais service que de qualifier de raciste ce qui ne l’est pas. Est raciste le rejet des personnes comme telles, du fait de leur origine ou de leur religion, entre autres. Mais la critique voire la satire d’une religion ou de toute autre conviction spirituelle comme l'humanisme athée ou agnostique, n’a rien de raciste. La catholicophobie n’est pas un racisme, pas plus que la judaismophobie, car elles visent des croyances religieuses. L’athéophobie n’est pas non plus un délit. En revanche la judéophobie et la musulmanophobie, qui visent des personnes ou des peuples, sont des racismes effectifs et par conséquent des délits. Pour toute personne de bonne foi, il est clair que la distinction soulignée entre le rejet d’une conviction spirituelle et le rejet d’une personne ou d’un peuple (musulmanophobie ou arabophobie) est essentielle. C’est pourquoi on ne peut mettre sur le même plan l’islamophobie et l’antisémitisme.

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Qu’est-ce donc qui est respectable ? C’est la personne en sa liberté de croire, et pas sa croyance. Sauf à rétablir le délit de blasphème. Distinguons avoir et être. On a une religion, mais on n’est pas sa religion, même si par ferveur on s’identifie à elle. Les athées peuvent-ils exiger le respect de l’athéisme, les catholiques le respect de leur religion et traîner en justice quiconque s’y refuse ? Alors pourquoi faire une exception pour une religion particulière ? Prétendre, par compassion mal placée, qu’un être humain ne peut avoir aucune distance à l’égard de sa conviction, c’est une forme de condescendance. Il faut admettre que tout être humain est capable de distance à soi, sauf si l’on fatalise le fanatisme. « Ne confondons pas la peau et la chemise » (Montaigne).

Bref, rejeter et combattre le racisme est essentiel, mais la liberté d’expression doit rester entière, pourvu qu’elle évite l’injure ou l’insulte adressées à la personne comme telle. À rebours du différentialisme raciste de l’extrême droite, je considère que la laïcité n’a pas à hiérarchiser les convictions, qu’elles soient religieuses ou non. Si le Rassemblement National se prétend laïque il doit dénoncer la Loi Debré qui instaure le financement sur fonds publics des écoles privées religieuses, catholiques pour la plupart, et le Concordat qui sévit en Alsace-Moselle aux frais de toute la République. Mais sa démarche identitaire l’en empêche. Sa laïcité à géométrie variable est donc un leurre.

Reste que le racisme en acte peut prendre des formes abjectes, qu’il convient de débusquer et de combattre par la loi, et fermement. Outre l’injure raciste, que la loi réprime, la discrimination raciale à l’embauche ou au logement fait partie de ces formes abjectes. Bref la clarté et l’efficacité de la lutte contre le racisme doivent éviter toute notion ambiguë.

20:50 Publié dans Cactus | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : islamisme, racisme | |  del.icio.us |  Imprimer | | Digg! Digg |  Facebook | | Pin it!