Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

28/02/2007

CHIFFRES ET ELECTIONS

medium_paysans.jpgÉviter la surenchère des chiffrages

Manifeste pour que l’ économie ne soit pas réduite à une « pure expression comptable ».

« Parce qu’il s’agit d’argent public, le moins coûteux d’entre eux serait le plus efficace. » Pour éviter tout raccourci à propos des programmes présidentiels, les deux économistes de l’OFCE, Jean Paul Fitoussi et Xavier Timbeau, ont publié  un manifeste pour que la « politique économique » n’en soit pas réduite à une « pure expression comptable ».

Une telle perspective est « trompeuse » parce qu’elle revient à affirmer « qu’aucun investissement n’est rentable, qu’aucune entreprise ne vaut d’être créée », écrivent les deux auteurs. Elle est contestable également d’un point de vue déontologique car le chiffrage d’une mesure sur le papier « ne nous dit rien quant aux bénéfices nets pour la société dans son ensemble que cette mesure produirait après sa mise oeuvre ». Pour Jean Paul Fitoussi et Xavier Timbeau, il convient plutôt de parler d’évaluation des programmes politiques. « Il s’agit alors d’un tout autre exercice », écrivent-ils. Pour qu’un « chiffrage » soit recevable, il faut indiquer les « principales hypothèses sur lesquelles il est fondé », soulignent les deux économistes, pour qui « ce n’est évidemment pas le cas des chiffrages qui circulent aujourd’hui ».

« Combien ça coûte » relève du « slogan de programmes télévisés », ironisent-ils. « Ce n’est pas une méthode pour savoir si les options qui nous sont proposées par les candidats à l’élection présidentielle sont à la hauteur des enjeux », affirment avec conviction les deux responsables de l’OFCE.

09:45 Publié dans Economie | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : élections présidentielles, chiffres | |  del.icio.us |  Imprimer | | Digg! Digg |  Facebook | | Pin it!

28/01/2007

PHOTOGRAPHIE DE LA FRANCE EN 2007

medium_francaisimage.jpgNouvelle photographie de la France

La France (métropole et DOM) compte 63,4 millions d’habitants au 1er janvier 2007, et se place au deuxième rang européen des pays les plus peuplés, après l’Allemagne (82,4 millions), devant le Royaume-Uni (60,4) et l’Italie (58,8).

Il y a eu en 2006 en France 830 900 naissances (+ 2,9 %) et 531 100 décès (- 1,3 %).

La fécondité était de 2,0 (1,94 en 2005), soit « très probablement » le premier rang européen, mais le nombre de femmes entre 20 et 40 ans, qui sont à l’origine de 95 % des naissances, continue de diminuer (- 28 000).

52,8 % des nouveau-nés ont une mère de plus de 30 ans. L’âge moyen à la maternité est de 29,8 ans.

En 2006, les femmes de 35 ans avaient en moyenne 1,69 enfant, soit moins que leurs aînées au même âge, mais jusqu’à présent les Françaises ont rattrapé leur retard.

Le vieillissement se poursuit : 16,2 % de la population a 65 ans ou plus (14,6 % en 1994) et 25 % moins de 20 ans (26,7 % en 1994).

Le nombre de mariages est à son plus bas niveau depuis 1995 : 274 400 mariages célébrés en 2006, soit 8 800 de moins qu’en 2005.

Dans 8 mariages sur 10, les deux époux se marient pour la première fois, mais cette proportion continue de reculer au profit des remariages.

Les Français se marient de plus en plus tard : la femme à 29,1 ans en 2005, l’homme à 31,1 ans. Il y a dix ans, c’était 2,2 ans plus tôt.

60 500 pacs (pactes civils de solidarité) ont été conclus en 2005, 50 % de plus qu’en 2004. Au total, depuis leur création en novembre 1999, 263 000 pacs ont été contractés. 33 600 ont été dissous.

L’INSEE a recensé 14 600 personnes sans abri vivant véritablement dans la rue, soit une augmentation de 3 800 personnes par rapport à 1999. Mais ces personnes ne constituent qu’une partie de la population sans domicile, dont l’INSEE avait estimé le nombre à environ 86 000 en 2001.

La population vivant en habitation mobile terrestre, qui comprend des gens du voyage mais également des travailleurs pauvres, est estimée à 106 000 personnes dont 105 000 en métropole, en baisse d’environ 24 000 par rapport à 1999.

La France métropolitaine comptait 28,2 millions d’actifs début 2005, dont 24,9 millions de personnes ayant un emploi et 3,3 millions de chômeurs « déclarés ».

La population active s’est féminisée (47,5 % contre 46,1 % en 1999) et est plus diplômée qu’en 1999, avec une proportion d’actifs ayant au moins le niveau du baccalauréat en hausse de plus de huit points en six ans. Elle est également plus âgée, avec plus de 10 % des actifs âgés de plus de 55 ans contre moins de 7 %, parce que les premières générations nombreuses du baby-boom sont désormais quinquagénaires.

Parmi les personnes ayant un emploi, qui représentent près de 90 % des actifs, le travail à temps partiel a connu « une très légère augmentation » chez les hommes et un petit recul chez les femmes avec moins de 29 % contre 31 % en 1999.

Début 2005, le taux de chômage ressort à 11,7 % de la population active, selon les enquêtes de recensement annuelles (10,1 % selon l’enquête emploi).

Les femmes restent davantage frappées par le chômage que les hommes (13,2 % contre 10,2 %) mais l’écart de taux de chômage entre les deux sexes s’est réduit de plus d’un point entre 1999 et 2005.

Quant aux taux d’emploi, ils restent encore loin des objectifs fixés en 2000 au sommet européen de Lisbonne, notamment pour les seniors (55-64 ans) avec 37,4 % en moyenne en métropole contre un objectif européen de 50 %.

20:14 Publié dans Economie | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : PHOTOGRAPHIE FRANCE, INSEE | |  del.icio.us |  Imprimer | | Digg! Digg |  Facebook | | Pin it!

30/12/2006

Champagne pour les profits !

 

medium_champagne.gifFinance . Le CAC 40, comme les grands indices mondiaux, a bondi en 2006. La stabilité de la croissance et des salaires rassure les traders pour 2007.

L’année 2006 a été faste. 2007 pourrait l’être tout autant. Poussés par une très forte activité, les marchés de capitaux se rapprochent des niveaux atteints en 1999 et 2000, années où l’euphorie boursière avait précédé l’éclatement de la bulle Internet. À ce titre, la performance de l’indice CAC 40, comme celle des grands indices internationaux, est significative.

Parti de 4 755 points le 2 janvier, l’indice vedette de la Bourse de Paris a atteint 5 553 points le 15 décembre dernier, soit une hausse annuelle de 17 %.

Les gérants soignent l’allure de leurs portefeuilles en achetant les actions les plus performantes. À ce titre, - Alstom (+ 107,32 %), EDF (+ 69 %) et Lafarge (+ 49 %) affichent les plus fortes - augmentations depuis le 1er janvier.

En Europe, la tendance est la même. L’indice continental DJ Eurostoxx 50 (les 50 plus grosses valeurs européennes) a progressé de 13 % en 2006 alors que le Footsie londonien affiche une progression annuelle de 9 %. Côté États-Unis, le Dow Jones, en atteignant 12 549 points en séance le 20 décembre dernier, a bondi de 16 % en 2006.

La part des profits à la hausse

Les années se suivent et se ressemblent. Nombre d’économistes prévoient une année 2007 du même acabit, le contexte n’ayant jamais été aussi favorable aux capitaux.

D’une part, malgré le ralentissement de la locomotive nord-américaine, l’activité demeure robuste. « Plutôt qu’à un ralentissement majeur, l’économie mondiale est sans doute confrontée à un rééquilibrage de la croissance entre différentes zones géographiques », indiquait fin novembre Jean-Philippe Cotis. Le chef économiste de l’OCDE envisage un tassement du PIB nord-américain en 2007 (2,4 %, après 3,3 % en 2006), tout en pariant sur un rebond dès 2008 (2,7 %).

Philippe d’Arvisenet, chef économiste de la BNP-Paribas, note, à propos des États-Unis, qu’« en dépit du ralentissement de la croissance et des gains de productivité, le ratio des profits au PIB a continué à augmenter pour atteindre 12,4 %, au plus haut depuis 1950 ». Un constat que Jean-Philippe Cotis partage à sa manière : « Jusqu’à présent, les économies de l’OCDE ont bénéficié d’une longue période de croissance » basée sur « la modération prolongée des salaires », la « stabilité des prix » et le « renforcement des profits ».

De même, le niveau toujours bas des taux d’intérêt favorise la valorisation des actifs financiers et permet aux grands groupes de se relancer dans la course à la croissance externe contre l’emploi

À la recherche du couple « rendement-risque » idéal, ces derniers donnent l’impression d’avoir atteint en 2006 le - nirvana. Dit autrement, les masses de capitaux peuvent aujourd’hui se placer de façon assez sûre (risque de retournement et d’inflation faible) et rentable (le cours de Vivendi, par exemple, multiplie les résultats du groupe par 11).

Dans ces conditions, les analystes de la société de gestion VP Finance envisagent une progression de la Bourse « d’environ 10 % l’année prochaine ».

De telles envolées n’annoncent-elles pas la formation, à terme, d’une bulle ? Cours des matières premières qui explosent, affaiblissement du dollar face aux autres grandes monnaies internationales, réallocation des réserves mondiales de change en défaveur du billet vert : tels sont quelques-uns des ingrédients qui devraient mettre en relief la bombe à retardement que constitue l’endettement extérieur des États-Unis.

Avec un solde débiteur vis-à-vis du reste du monde de 2 526 milliards de dollars, soit un cinquième de leur PIB, les États-Unis ne pourront pas éternellement se financer à bon compte grâce aux rachats, par les banques centrales asiatiques, des bonds du Trésor nord-américain. En effet, derrière le ton policé des institutions internationales se cache le redoutable défi d’un développement mondial déséquilibré. Les problèmes de financement du déficit abyssal du compte courant des États-Unis (882 milliards de dollars au troisième trimestre 2006) sur le dos du reste du monde en sont la parfaite illustration.

Sébastien Ganet, l'Humanité

12:05 Publié dans Economie | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : profits, record, champagen | |  del.icio.us |  Imprimer | | Digg! Digg |  Facebook | | Pin it!

13/12/2006

INEGALITES

medium_richesse.2.jpgDénonçant les inégalités de revenus grandissantes, les Français sont logiquement toujours aussi nombreux à aspirer à une politique redistributive. 84% reconnaissent ainsi l’importance d’éliminer les grandes inégalités de revenus entre citoyens pour une société plus juste.

Quant au fait de "garantir les besoins de base pour tous" et de "reconnaître les gens selon leur mérite", ce sont toujours deux conditions essentielles aux yeux des Français pour une société plus équitable (respectivement 98% et 91% les considèrent importantes pour une société plus juste).

Il en résulte que depuis 2 ans, les Français sont de plus en plus favorables à une politique de réduction des inégalités de revenus : 83% des Français (= par rapport à 2005, + 6 points par rapport à 2004) sont d'accords pour que le gouvernement mette en place une politique destinée à réduire les inégalités de revenus. Témoin de la montée de la perception des inégalités sociales, cette aspiration à une politique redistributive est plus forte auprès des personnes ayant de faibles revenus (87% des personnes ayant des revenus de moins de 1150 € par mois contre 83% en moyenne).

Une majorité relative (44%) estime d’ailleurs qu'une telle politique leur bénéficierait, à travers une augmentation de leur revenu, 42% pensant plutôt qu'une telle politique ne changerait rien à leur revenu et seulement 11% pensent qu'elle le diminuerait. Logiquement, les personnes les plus précaires sont aussi celles qui projettent une augmentation de leurs revenus à travers cette politique redistributive (57% des revenus inférieurs à 1150 euros par mois, 62% des chômeurs, 65% des personnes touchant le RMI contre 44% en moyenne).

Mais en plus de ces inégalités sociales, les Français observent aussi des inégalités d’origine ethnique ainsi que des inégalités entre les hommes et les femmes.

Sources : Enquête BVA/DRESS

23:10 Publié dans Economie | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : richesses, inégalités | |  del.icio.us |  Imprimer | | Digg! Digg |  Facebook | | Pin it!