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29/07/2018

Palestine. Ahed Tamimi ou le calvaire des mineurs emprisonnés

Ahed Tamini5.jpg

Pierre Barbancey, l'Humanité

Détenue depuis décembre 2017, la jeune femme de 17 ans a recouvré hier la liberté en même temps que sa mère. Mais des centaines de jeunes Palestiniens croupissent toujours dans les geôles israéliennes. Plus de la moitié subissent des violences durant leur arrestation.

Hier matin, au petit jour, l’émotion le disputait à la dignité lorsque Ahed Tamimi et sa mère sont sorties de l’enfer carcéral israélien au terme de huit mois d’emprisonnement. Émotion, donc, avec les larmes de cette jeune femme d’à peine 17 ans, heureuse de retrouver ses proches et un environnement encore humain malgré l’occupation. Dignité, parce que les clones des deux soldats qu’elle avait giflés avec courage en décembre dernier (elle n’avait alors que 16 ans) pour leur signifier qu’ils n’avaient rien à faire devant chez elle ont été forcés, cette fois, de la raccompagner jusqu’à sa maison, dans le village de Nabi Saleh, en Cisjordanie. Sans menottes aux poignets ni aux pieds. Sans bandeau sur les yeux comme il est de coutume pour l’armée d’occupation, qu’il s’agisse d’un(e) mineur(e) ou d’un(e) adulte. Ses boucles blondes flottaient sur un keffieh noir et blanc, semblable à celui que portait Yasser Arafat. Un symbole de la Palestine comme un air de liberté.

La vidéo de l’abject ordre colonial

En réalité, les autorités israéliennes voulaient se débarrasser d’Ahed et de sa mère sans trop de publicité. La vidéo montrant la scène en décembre était devenue virale, faisant le tour du monde entier via les réseaux sociaux et montrant l’abjecte réalité du quotidien des Palestiniens : des hommes en armes, dominateurs, faisant régner un ordre colonial. Le combat des Palestiniens avait un visage. Et quel visage. Certains ne s’y sont pas trompés. « Vous ne pouvez pas prendre une petite terroriste et en faire une héroïne, mais c’est ce que nous avons fait, regrette Oren Hazan, un député du Likoud (droite), le parti du premier ministre, Benyamin Netanyahou. Elle est très dangereuse. La plupart des Israéliens vous diront qu’ils voudraient la voir en prison pour vingt ans. » Il fallait donc éviter de nouvelles images contredisant l’allégation selon laquelle l’armée israélienne serait « la plus morale au monde ». Pour ce faire, les Israéliens avaient, hier, brouillé les pistes. Ou pensaient l’avoir fait en diffusant des informations contradictoires sur l’endroit par lequel elles étaient censées rentrer en Cisjordanie occupée. C’est son père, résistant pacifique de toujours, qui les a accueillies alors que les habitants, regroupés, scandaient : « Nous voulons vivre libres ! »

On comprend mieux le système d’occupation mis en place dans tous les domaines par les gouvernements israéliens successifs quand on sait qu’Ahed a été condamnée à huit mois de prison le 21 mars à l’issue d’un accord dit de plaider coupable. En clair, si l’accusé(e) ne reconnaît pas sa culpabilité, sa peine peut être double, voire plus. C’est ce qui s’était déjà passé avec le Franco-Palestinien Salah Hamouri, qui risquait quatorze ans de prison s’il ne plaidait pas coupable, alors qu’il avait tout juste 18 ans. Par la suite, faisant comme si cet odieux chantage n’existait pas, Israël utilise ce type de condamnation comme preuve de culpabilité ! Pis, l’adolescente s’est vu infliger une peine presque aussi lourde – huit mois de prison – que le soldat israélien et de nationalité franco-israélienne Elor Azaria, qui n’a purgé que neuf mois pour avoir abattu un assaillant palestinien blessé, au sol, qui ne posait plus aucun danger.

Ahed Tamimi est libre. Mais il reste des milliers de prisonniers palestiniens. Ils seraient près de 6 000 actuellement. Parmi eux, près de 300 mineurs (lire ci-contre). Imaginons un instant ce que vit une famille palestinienne dans un village de Cisjordanie. Au beau milieu de la nuit, on frappe violemment à la porte. Des soldats entrent, tiennent en joue tous les habitants de la maison et emmènent violemment l’un des adolescents. La mère crie, le père proteste. Ils sont repoussés sans ménagement. Dans la Jeep dans laquelle l’enfant est emmené, les coups pleuvent. Arrivé au lieu de détention, la bastonnade reprend, souvent avec un tuyau en caoutchouc. C’est une mise en condition avant l’interrogatoire. À ce compte-là, on peut tout avouer.

Tortures et aveux forcés pour tous

Selon l’Association du club des prisonniers, 60 % des enfants arrêtés ont été physiquement ou psychologiquement torturés. Les interrogatoires durent souvent des heures pour leur faire signer un procès-verbal en hébreu qu’ils ne comprennent pas et qui comporte parfois des confessions extorquées. Ces mineurs peuvent rester de longues périodes sans qu’on leur donne à boire ou à manger, sans même avoir l’assistance d’un avocat. On les effraie en leur disant qu’ils ne reverront plus leurs parents… Des pratiques contraires à la convention de l’ONU pour les droits des enfants, qui date de 1991 et que Tel-Aviv a acceptée. Sans parler de l’emprisonnement en Israël même, contraire aux conventions de Genève.

En s’attaquant ainsi aux mineurs, le gouvernement et l’armée israélienne cherchent à obtenir des renseignements sur les dirigeants palestiniens qui mènent les manifestations contre l’occupation. Mais surtout ils veulent empêcher la nouvelle génération de se révolter. C’est aussi pour cela que, chaque année, plusieurs centaines de jeunes Palestiniens de Jérusalem-Est sont arrêtés. Des tentatives israéliennes sans effet, comme le montrent les manifestations qui se déroulent à Gaza et en Cisjordanie ces dernières semaines, malgré les morts. Malgré la répression.

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Pierre Barbancey

20:29 Publié dans Actualités, Connaissances, International | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : ahed tamini, palestine, israel | |  del.icio.us |  Imprimer | | Digg! Digg |  Facebook | | Pin it!

25/07/2018

ISRAEL PLONGE GAZA DANS LE NOIR QUASI PERMANENT

Palestine nuit.jpg

Ziad Medoukh, correspondant à Gaza

Depuis plus de trois jours, la bande de Gaza vit une véritable crise d’électricité, avec de longues coupures de courant, jusqu’à 21heures par jour, ce qui signifie que chaque maison et chaque quartier a le droit de deux à trois heures d’électricité par jour. Impensable !
Les forces de l’occupation israélienne ont décidé récemment de réduire la fourniture d’électricité à cette région sous blocus, afin de faire pression sur la population civile pour qu'elle arrête la Marche du retour.
Cette décision aggrave la crise humanitaire dans une région en souffrance permanente, et met en danger les infrastructures sanitaires et en particulier les hôpitaux.


Palestine nuit2.jpgCette pénurie d’électricité a des conséquences grave sur tous les secteurs vitaux dans cette région qui a subi trois offensives militaires en cinq ans, sans oublier les agressions israéliennes au quotidien.
Vous imaginez ? Plus de deux millions habitants privés d’électricité pendant des jours et des jours ! Surtout durant cette saison d’été. Terrible !
La seule centrale électrique de Gaza qui a été bombardée lors de la dernière agression israélienne en 2014 fonctionne avec seulement 20% de sa capacité.


Outre ces coupures, en plein été, à Gaza, c'est la pénurie d’eau. Tous les puits municipaux qui approvisionnent les habitants fonctionnent à partir du courant électrique.
Vous imaginez ? Des foyers privés d’eau pendant des jours et des jours ! Incroyable !
Cette situation est liée au manque de fioul et de carburant qui entrent normalement dans la bande Gaza par Israël. La quantité qui entre par jour ne suffit pas à faire face à cette vague de chaleur.
Cette pénurie a des conséquences dramatiques sur la vie quotidienne des habitants de cette région sous blocus, et paralyse tous les secteurs économiques Imaginez-vous une terre sans électricité, sans eau et sans carburant ? Nous sommes en 2018 quand même ! Inimaginable !


Israël refuse l’entrée de matériel et de pièces de rechanges pour cette centrale endommagée par les multiples bombardements, notamment lors de sa dernière offensive contre Gaza en 2014.
Beaucoup d’usines ont fermé leurs portes, des milliers de travailleurs se retrouvent au chômage, ce qu'aggrave la situation déjà délicate des habitants de cette prison à ciel ouvert.
Les hôpitaux et les centres médicaux sont les plus touchés, beaucoup d’opérations chirurgicales sont annulées, beaucoup d’appareils médicaux sont en panne, la vie de centaines de patients est menacée.
L’état d’urgence a été décrété dans la bande de Gaza et même les quelques générateurs qui continuent de fonctionner vont être arrêtés, faute de fioul.
Les Palestiniens de Gaza même avec leur patience extraordinaire et leur adaptation avec ce contexte particulier, continuent leur souffrance à cause de cette crise.
Devant cette crise, les Palestiniens de Gaza s’interrogent :
Où sont les organisations de droits de l’homme ?
Où est le monde dit libre ?
Jusqu’à quand cette souffrance ?
Jusqu’à quand ce blocus israélien inhumain contre la population civile de la bande de Gaza ?
Et jusqu’à quand cette injustice ?



12:56 Publié dans Actualités, International | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : gaza, noir, électricité, israel | |  del.icio.us |  Imprimer | | Digg! Digg |  Facebook | | Pin it!

05/07/2018

CISJORDANIE : VIOLENCES ISRAELIENNES

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L'armée israélienne a présenté mardi un ordre d'expulsion aux habitants de Khan al-Ahmar, leur annonçant la saisie des routes d'accès à ce village qui compte 173 habitants et une école, selon B'Tselem, ONG israélienne opposée à l'occupation des territoires palestiniens.

Des équipements lourds, dont un bulldozer, ont été déployés mercredi autour de la localité, ce qui a entraîné des jets de pierres de la part de manifestants puis des affrontements avec les forces de l'ordre israéliennes.

«Les préparatifs de la destruction du site ont été mis en place (mercredi) matin et plusieurs personnes ont été arrêtées alors qu'elles protestaient pacifiquement en bloquant un bulldozer», a affirmé dans un communiqué Amit Gilutz, porte-parole de B'Tselem.

Plus de 30 personnes ont été blessées, dont quatre ont été hospitalisées, selon le Croissant-Rouge palestinien.

Onze personnes ont été arrêtées pour avoir «dérangé les forces de l'ordre», selon un communiqué de la police israélienne qui a ajouté que 3 policiers avaient été blessés durant les affrontements.

Khan al-Ahmar est situé à l'est de Jérusalem, sur la route menant à la mer Morte, près de plusieurs colonies israéliennes.

Selon les autorités israéliennes, ce village a été construit illégalement et la Cour suprême a rejeté en mai un appel des habitants contre la démolition.

Les habitants du village et les militants de B'Tselem soulignent de leur côté que l'obtention de permis de construire par des Palestiniens de la part des autorités israéliennes est pratiquement impossible dans ce secteur de Cisjordanie occupée.

Les autorités israéliennes ont proposé aux habitants de s'installer dans un autre secteur de la région.

Alistair Burt, ministre d'État britannique chargé du Moyen-Orient, avait visité le village en mai et appelé le gouvernement israélien à faire preuve de retenue, affirmant qu'une expulsion «pourrait constituer un transfert forcé du point de vue des Nations unies».

Un transfert forcé de population est considéré comme une violation de la Convention de Genève.

«Nous condamnons dans les termes les plus forts cette action israélienne de démolition et de nettoyage ethnique de la communauté bédouine», a affirmé mercredi devant des journalistes Saëb Erakat, un haut responsable palestinien.

Par ailleurs, les forces de l'ordre israéliennes ont détruit des structures d'habitations et agricoles dans le village bédouin voisin d'Abou Nuwar, laissant 62 personnes sans domicile, d'après B'Tselem.

Selon cette ONG, la poursuite de la construction dans les colonies israéliennes situées à l'est de Jérusalem pourrait aboutir à une division entre le nord et le sud de la Cisjordanie, territoire occupé par Israël depuis plus de 50 ans.

Sources La Croix

18:23 Publié dans Actualités, International | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : cisjordanie, israël, bédouins | |  del.icio.us |  Imprimer | | Digg! Digg |  Facebook | | Pin it!

22/07/2014

« L’appel au cessez-le-feu doit être entendu »

Egaza.jpgntretien. Chef de la diplomatie luxembourgeoise, Jean Asselborn s’est rendu à Gaza il y a quelques semaines. Pour lui, c’est le vide politique créé par l’échec des négociations qui fait le lit de la violence.

Vous étiez il y a quelques semaines dans la Bande de Gaza. Comment expliquez-vous l’engrenage meurtrier dans lequel est à nouveau pris ce territoire palestinien ?
Jean Asselborn: Le gouvernement israélien est déterminé à pousser jusqu’au bout la logique militaire et uniquement militaire à Gaza, dans le but d’y éliminer le Hamas. De l’autre côté, l’autorité palestinienne semble malheureusement déboussolée, sans prise sur les événements. C’est ce qui a poussé le président Abbas, dimanche, à demander à l’ONU de placer les territoires palestiniens sous protection internationale.

Personne ne peut justifier les tirs de roquettes vers Israël. Mais on ne peut pas comprendre ce qui se passe à Gaza sans prendre en considération la situation humanitaire. En un mot, sans les Nations-Unies, Gaza ne pourrait pas exister. Sur 1,7 millions de personnes vivant sur un territoire qui représente 1/7 de la surface du Luxembourg, 800 000 personnes dépendent de l’ONU pour leur survie. Dans ce territoire sous siège depuis sept ans, plus de 60% de la population a moins de 18 ans. Ces jeunes n’ont aucune perspective. Lorsque l’on vit dans de telles conditions, on est poussé vers la violence. Depuis le début de l’offensive militaire, 80% des morts sont des civils, dont de nombreux enfants. Même des handicapés ont été touchés. L’appel de la communauté internationale à un cessez-le-feu doit être entendu. Rappelons qu’en 2012, le Hamas et Israël avaient négocié un cessez-le-feu.

L’échec de l’initiative américaine pour remettre les deux parties autour de la table de négociations explique-t-il ce nouveau cycle de violence ?
luxembourg.jpgJean Asselborn: Au mois de mars, l’initiative de John Kerry a été bloquée par le refus israélien de libérer la quatrième tranche des prisonniers palestiniens. Depuis, un vide politique s’est creusé. Lorsqu’on ne négocie plus, c’est la violence qui s’installe.

La poursuite de la colonisation est-elle en cause ?
Jean Asselborn: C’est évident. L’initiative de John Kerry a coïncidé avec une poussée énorme de la colonisation, le gouvernement israélien donnant son feu vert à la construction de 14000 nouveaux logements en Cisjordanie. C’est une façon de s’approprier une grande partie des territoires palestiniens, pour rendre impossible l’existence d’un Etat palestinien contigu. Certains responsables politiques israéliens défendent même à la Knesset l’appropriation par Israël de la zone C (62% de la Cisjordanie). Les négociateurs palestiniens ont fait preuve de bonne volonté. Ils avaient vraiment l’intention de parvenir à un accord sur la base des frontières de 1967. Il est clair que cette question des colonies explique l’échec de l’initiative américaine. Si du côté israélien, tout le monde n’est pas sur une ligne dure, certains ministres du gouvernement Netanyahou refusent la solution de deux Etats.

Benjamin Netanyahou veut-il faire voler en éclat l’accord sur un gouvernement palestinien d’entente nationale incluant le Hamas ?
Jean Asselborn: J’étais très heureux des réactions européenne et américaine qui ont accueilli cet accord. La réconciliation palestinienne est un préalable à la tenue de nouvelles élections. Les Israéliens eux-mêmes ne reprochaient-ils pas au président Abbas de parler au nom d’une partie seulement du peuple palestinien ? Pour des raisons tactiques et stratégiques, le gouvernement israélien n’a pas accepté cette démarche. Il y avait pourtant là l’occasion de voir se constituer, par delà les positions des uns et des autres, un gouvernement qui aurait représenté tout le peuple palestinien. Un gouvernement palestinien doit bien sûr reconnaître le droit à l’existence d’Israël. C’est clair. Mais il n’y a eu aucun signal, laissant présager que tel ne serait pas le cas. La réaction de M. Netanyahou est compréhensible à court terme mais elle est, à mon avis, fatale à moyen et à long terme. La sécurité d’Israël ne sera assurée que lorsque les Palestiniens pourront vivre en paix dans un Etat souverain. J’ajoute que ce qui se passe en ce moment à Gaza ternit de manière tragique l’image d’Israël, singulièrement dans le Tiers-monde. Israël, qu’on le veuille ou non, c’est aussi l’Occident, avec toutes les connotations négatives que cela peut impliquer.

La diplomatie européenne renvoie une image de passivité dans cette crise…
Jean Asselborn: Lorsque John Kerry nous a exposé sa démarche, nous avions sincèrement l’espoir de voir se dégager des solutions sur les points capitaux : les frontières, Jérusalem, les réfugiés. Les Américains nous ont demandé de les laisser mener les négociations sans interférer directement ou indirectement. L’Europe n’avait pas d’autre choix. Nous avons soutenu Kerry, nous avons soutenu Tzipi Livni et Saeb Erekat pour aller de l’avant. Au fil du temps, le dialogue s’est grippé. Aucun accord ne se dégageait. Ni sur les points essentiels ni sur les détails. Jusqu’au clash de la quatrième tranche de libération des prisonniers.

Quels leviers diplomatiques pourraient obliger Israël à cesser la colonisation ?
Jean Asselborn: Il faut d’abord que la paix revienne. Sans cessez-le-feu, personne ne peut reprendre le chemin de la négociation. La volonté du président Abbas de ratifier soixante conventions, l’adhésion de l’Autorité palestinienne à la Cour pénale internationale sont autant de démarches utiles, mais rien ne peut remplacer des négociations. Si celles-ci devaient redémarrer d’ici la fin de l’année sous quelque forme que ce soit, le gouvernement israélien devrait démontrer la volonté de parvenir à une solution à deux Etats. Ce qui implique de mettre un terme à la colonisation. Les Israéliens devraient avoir une autre conception de leur propre sécurité. Celle-ci passe par un Etat pour les Palestiniens. S’agissant de Gaza, on ne peut pas laisser 1,7 millions de personnes vivre sans aucune perspective dans une prison à ciel ouvert. C’est cela qui engendre la violence. C’est une dynamique destructrice.

Entretien réalisé par Rosa Moussaoui pour l'Humanité

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