15/07/2026
« Ils ont tout perdu en quelques heures » : les agriculteurs livrés à eux-mêmes face aux incendies et à la sécheresse. Julien Brugerolles député communiste propose une refonte : la création d’un régime public d’assurance et de prévention
18:16 Publié dans Actualités, Planète | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : agriculture, sécheresse |
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01/07/2026
Des soldats et civils Israéliens, barbares, violeurs et tueurs d'enfants, c'est ce que relèvent plusieurs rapports
Assassinat ordinaire en Cisjordanie : Amir Ahmad Jawad Jaber a été fauché le 29 juin d’une balle dans la tête et d’une autre dans la poitrine par l’armée israélienne, à al-Bireh. Il avait 15 ans. Depuis le 7 octobre 2023, Tel-Aviv intensifie son entreprise de nettoyage ethnique sur ce territoire occupé et le revendique en affichant un mépris insupportable des résolutions onusiennes.
Les enfants et les adolescents payent le prix fort de ces violations généralisées et systématiques des droits humains, jusqu’au droit à la vie. Sur les 1 100 Palestiniens tués après les attaques terroristes du Hamas, 235 sont des mineurs, dénonce l’ONG israélienne B’Tselem dans un nouveau rapport. Un chiffre terrible, corroboré par le bureau des Nations unies pour la coordination des affaires humanitaires.
Tirs à vue ciblés et « inconsidérés », secours entravés, dépouilles non restituées aux familles… B’Tselem documente des « massacres sans précédent » depuis la seconde Intifada (2000-2005). « Nous tuons comme nous n’avons pas tué depuis 1967 », a même osé fanfaronner le chef du commandement du centre de l’armée israélienne, Avi Bluth. Cette escalade mortifère est étroitement liée avec l’implantation record de colonies illégales encouragée par le gouvernement suprémaciste de Benyamin Netanyahou.
Elle est indissociable « des plus de 21 000 enfants palestiniens qu’Israël a tués dans le cadre de son offensive génocidaire contre la bande de Gaza », commente le rapport. La déshumanisation des Palestiniens dans l’enclave et en Cisjordanie est telle que les auteurs de ces crimes jouissent d’une impunité totale au motif fallacieux de présenter les enfants comme des « terroristes » – une allégation que réfute l’ONG.
Le secrétaire général de l’Organisation des nations unies a de nouveau tapé du poing sur la table. Dans un rapport trimestriel sur la situation en Cisjordanie, Antonio Guterres a condamné l’« expansion et l’accélération implacables » des colonies israéliennes, qui entraînent une crise sans précédent depuis la guerre de 1967. Malgré l’accumulation de faits et de preuves de l’annihilation du peuple palestinien, les puissances se vautrent dans un laisser-faire dramatique et finalement complice.
Colonisation israélienne : un nouveau rapport révèle des violences sexuelles « systématisées » contre les Palestiniens
Dans un rapport rendu public ce mercredi, deux ONG documentent les violences sexuelles dont sont systématiquement victimes Palestiniens et Palestiniennes, dans la logique coloniale et génocidaire du gouvernement israélien.
17:37 Publié dans Actualités, International | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : israel, viol, assassinat |
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27/06/2026
LES CENTRALES NUCLEAIRES POUR LES NULS
Elle dispose d'une technologie unique en France: pourquoi la centrale nucléaire de Civaux peut continuer à tourner même quand il fait très chaud
Dans la campagne poitevine assommée par une chaleur de 42°C, les panaches blancs de la centrale de Civaux (Vienne) s'élèvent dans le ciel: malgré la canicule qui perturbe ailleurs la production nucléaire, les deux réacteurs continuent de tourner normalement, grâce à un système de refroidissement unique en France. EDF a dû cette semaine mettre à l'arrêt trois de ses réacteurs au Bugey, à Nogent-sur-Seine et à Golfech, en raison de l'élévation des températures des fleuves.
"C'est une procédure normale qui vise à protéger l'environnement", explique Pascal Aurillard, chef du projet Ambition ressource en eau à EDF, en accueillant dans cette centrale considérée comme pionnière en adaptation au changement climatique. Les fortes chaleurs ne posent "aucun problème de sûreté" aux réacteurs, insiste EDF. Les contraintes sont en fait liées à l'eau que les centrales rejettent plus chaude dans les fleuves.
Les 57 réacteurs français, qui assurent environ 70% de la production d'électricité, sont tous installés au bord d'un fleuve ou de la mer afin d'utiliser leur eau pour le refroidissement des installations nucléaires. Sur les sites fluviaux, en circuit dit "ouvert", cette eau est rejetée après utilisation directement dans le milieu naturel, en l'échauffant de 1 à 6°C. En circuit "fermé", elle est refroidie auparavant dans des tours de refroidissement, ce qui limite l'échauffement à quelques dixièmes de degré.
Des tours "aéroréfrigérantes"
Pour réduire l'impact sur les écosystèmes aquatiques, l'Autorité de sûreté nucléaire (ASNR) fixe pour chaque site des limites de température et d'échauffement des cours d'eau.
"En cas de température excessive en amont, EDF doit réduire la puissance des réacteurs, voire les arrêter, pour respecter ces limites", a rappelé jeudi l'ASNR.
Une situation qui n'arrive jamais à Civaux, en raison d'un dispositif qui améliore le refroidissement des eaux. Cette spécificité, prévue dès la conception du site, a été imposée par le lieu d'implantation de cette centrale mise en service entre 1997 et 1999. C'est la seule en France située au bord d'une rivière, la Vienne, qui connaît des débits très bas, ce qui la rend plus sensible aux rejets d'eau chaude.
Ce système "permet de rejeter l'eau de la Vienne à une température inférieure à celle à laquelle nous la prélevons", souligne Laurent Leloup, directeur Prévention des risques environnement à Civaux.
Comment? Les deux grandes tours de refroidissement visibles de loin avec leur panache de vapeur sont complétées par quatre petites tours "aéroréfrigérantes" à proximité, qui abaissent encore la température de l'eau de 3 à 7°C, précise Laurent Leloup. Résultat: même lorsque la Vienne dépasse 25°C, seuil au-delà duquel EDF ne peut plus la réchauffer, la centrale rejette une eau plus fraîche que celle prélevée.
Illustration avec les mesures en temps réel: en cette journée caniculaire, la température de la Vienne est mesurée en amont à 28,49°C. "Là, on rejette l'eau à 24,65°C", et "en aval, on la mesure à 27,93°C", signale Deborah, technicienne en environnement devant son écran de contrôle.
La technique doit être répliquée au Bugey
Dans un contexte de réchauffement climatique, EDF envisage de répliquer ce dispositif jugé "efficace" dans d'autres centrales fluviales. À ce stade, "il est prévu que les deux futurs réacteurs EPR2 au Bugey (en) seront équipés", indique Pascal Aurillard. Outre la température des cours d'eau, leur débit est un autre enjeu. À Civaux, lorsque celui de la Vienne passe sous 20 m³/s, comme depuis début juin, les effluents chimiques et faiblement radioactifs de la centrale ne doivent pas être rejetés.
Ils sont alors stockés dans six réservoirs d'une contenance totale équivalente à 150 camions-citernes de lait, parfois pendant 4 à 6 mois, le temps que le niveau de la Vienne remonte. Un septième réservoir sera bientôt opérationnel afin de faire face à des étiages plus longs. Et EDF étudie la possibilité d'en ajouter ailleurs en France.
Ces adaptations deviennent stratégiques pour le groupe, alors que la France mise sur la relance du nucléaire pour électrifier son économie. Sans elles, l'effet des restrictions environnementales pourrait représenter 1,4% de la production nucléaire annuelle dès 2035, contre 0,3% aujourd'hui, selon l'électricien, qui compte investir 8,7 milliards d'euros d'ici à 2040 pour adapter ses installations. "On est tout à fait conscients que si on ne faisait rien pour s'adapter, cet impact sur la production irait grandissant avec les effets du changement climatique", relève Pascal Aurillard.
18:00 Publié dans Actualités, Planète, Pour les nuls | Lien permanent | Commentaires (0) |
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12/06/2026
Florian Gulli « Le combat antiraciste doit converger avec les autres luttes des classes populaires »

Philosophe et adhérent de la section PCF de Besançon, Florian Gulli est l’auteur du livre « L’antiracisme trahi, Défense de l’universel » [1]. Il nous livre son analyse marxiste de la lutte contre le racisme et son regard sur l’actualité.
Liberté Actus : Racisme ordinaire, racisme politique. L’actualité nous donne de nombreux indices d’une droitisation de la société. Qu’en pensez-vous ?
Florian Gulli : En tant que philosophe, je travaille plutôt sur la question des concepts. Mais si j’écoute ce que disent les sociologues, j’ai envie de m’arrêter sur le récent livre de Vincent Tiberj, « La droitisation française, mythe et réalités » [2]. Il explique que sur la longue durée, il n’y a pas de droitisation en bas. Même, il y a une évolution vers des valeurs de tolérance, de coopération, de rejet de la compétition. En revanche, il pointe une droitisation de la scène politique et médiatique, très visible à travers les nouveaux médias et les chaînes d’information continue. Cette analyse me paraît assez convaincante.
L.A. : Oui, mais il importe de tenir compte du rôle des réseaux sociaux. Quand on voit les réactions -racistes- après l’élection de Miss Nord – Pas-de-Calais, quand on se souvient des commentaires et des attaques contre la chanteuse Aya Nakamura, avant, pendant et après la cérémonie d’ouverture des Jeux olympiques, à quoi rattachez-vous ces phénomènes ?
F.G. : En tous les cas, il existe bien un racisme en France. C’est évident. Mais, par exemple, concernant la cérémonie d’ouverture des JO, j’ai relevé deux sondages indiquant que 85 % des Français l’avaient appréciée. Y compris sans doute des gens qui votent Rassemblement national. Alors, il y a du racisme, bien sûr, mais la question de savoir si cela évolue vers le pire demeure posée. Il est très difficile d’évaluer la tendance. Vincent Tiberj avance plutôt l’idée que sur le temps long, il y a quand même un recul du racisme. Même si les événements dont vous parlez sont bien réels et violents.
L.A. :Vous dites que l’on a tourné le dos à l’universel. Cela veut-il dire que les mouvements antiracistes se trompent depuis 40 ans ? Et cette erreur a-t-elle tendance à persister ?
F.G. : Le mot « universel » est devenu une sorte de totem. Il est utilisé par la droite pour dénoncer, entre autres, les revendications antiracistes ou féministes et dire qu’elles n’ont pas lieu d’être. Parce qu’elles seraient anti-universalistes. De l’autre côté, il existe des courants anti-racistes (pas tous) qui jettent l’universalisme à la poubelle en disant que c’est une sorte de masque de la domination des blancs ou de la domination de l’occident.
L.A. :Donc, vous voulez réhabiliter cette notion d’universel en affirmant que l’antiracisme n’a rien à gagner en la rejetant ?
F.G. : Cela veut d’abord dire que la conquête de droits égaux est une question décisive (même si elle n’est jamais suffisante) : les militants afro-américains ou sud-africains des années 1960 en savent quelque chose. D’autre part, cela veut dire concrètement que le combat antiraciste, sans sacrifier les différences, doit insister sur les points communs entre les différentes fractions des classes populaires. Il faut montrer, dans cette perspective, qu’il y a un destin commun et des contraintes communes qui pèsent sur les vies, même s’il existe des différences entre les fractions de classe. L’idée de la défense de l’universel, c’est de dire que nous avons des besoins et des intérêts communs, des aspirations communes, et il ne faut pas opposer les fractions des classes populaires les unes aux autres. Bien sûr, le champion du discours qui oppose les fractions est le Rassemblement national. Mais il y a aussi à gauche des discours de ce type.
L.A. :Vous pouvez développer concernant ce discours à gauche ?
F.G. : Oui, il y a à gauche, de temps à autre, ce type de discours disant que finalement les classes populaires blanches seraient intrinsèquement et irrémédiablement racistes. Cela conduit à diviser définitivement.
L.A. :On sait pourtant bien que la question n’est pas réglée. Elle ne l’est pas au sein des entreprises, ni au sein des syndicats.
F.G. : L’unité des différentes fractions des classes populaires n’est pas une donnée de départ et ne l’a jamais été. C’est une réalité à construire, un horizon, mais il est le seul possible. Cette lutte contre le racisme est fondamentale. Parce que tant que le racisme est fort, on ne peut rien faire. Il paralyse l’unité et la convergence. Il faut donc mener cette lutte en permanence. Elle doit être menée de front avec toutes les autres luttes avec cet objectif en tête de réunir les différences fractions des classes populaires.
L.A. :C’est en quelque sorte la différence entre la lutte antiraciste marxiste et l’antiracisme bourgeois ?
F.G. : Notre objectif, en tant que marxistes, en tant que communistes, c’est l’unité des classes populaires. À l’inverse, le combat antiraciste des libéraux consiste à diversifier les élites, à faire en sorte qu’il y ait un peu plus de personnes appartenant à des minorités dans les conseils d’administration ou à l’Assemblée nationale. Je ne dis pas que c’est un mal, mais ce n’est pas la priorité des marxistes. De même, certains courants antiracistes prétendent qu’il faut organiser la communauté des non-blancs, ou que sais-je. Ce n’est pas non plus notre perspective.
L.A. :Comment faut-il faire, concrètement ? Aller davantage sur le terrain, par exemple ?
F.G. : Lénine disait qu’il faut critiquer l’opportunisme et le gauchisme, sinon on glisse d’un côté ou de l’autre. Nous devons critiquer prioritairement l’extrême droite. Mais nous devons aussi, au Parti communiste, nous opposer à certains discours antiracistes contre-productifs et qui, d’une certaine manière, ne font qu’alimenter l’extrême droite. Sur le plan pratique, si le but est de faire converger les différentes fractions populaires, il nous faut des actions mettant en lumière leurs points communs. Les points communs entre les classes populaires des quartiers, des banlieues et cités, et les classes populaires des campagnes. Il faut trouver les mille et une manières de les réunir dans mille et une activités syndicales, politiques, sportives, etc.
11:33 Publié dans Actualités, Cactus, Connaissances, Livre, Planète | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : gulli, antiracisme |
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10/06/2026
Affaire Lyhanna, quand la colère populaire accuse l’effondrement judiciaire

L’affaire Lyhanna n’est pas un simple fait divers tragique. Après la mort de cette collégienne de 11 ans dans le Gers, la colère populaire enfle, portée par des manifestations massives et un sentiment grandissant d’échec de l’État protecteur. Comment un homme déjà signalé à plusieurs reprises a-t-il pu demeurer hors du radar judiciaire jusqu’au drame ? En refusant de faire du manque de moyens un facteur explicatif, Emmanuel Macron est en complet décalage avec une colère que le pouvoir semble encore sous-estimer.
À Fleurance, dans le Gers, le meurtre de Lyhanna, 11 ans, a provoqué une onde de choc bien au-delà du territoire où vivait l’enfant. Dès les jours suivant la découverte de son corps, des milliers de personnes ont participé à des marches blanches, rassemblements silencieux et manifestations de colère. Dans le Gers, mais aussi sur les réseaux sociaux et dans le débat public national, le sentiment d’un drame évitable domine largement.
Une tragédie devenue symbole national
Ce qui nourrit cette indignation n’est pas seulement l’horreur du crime. C’est surtout la révélation progressive d’un passé de signalements et de plaintes visant Jérôme Barella, mis en examen dans cette affaire. Selon les éléments rendus publics, l’homme avait déjà fait l’objet d’accusations concernant des violences sexuelles présumées sur mineures. Une plainte déposée en 2025 pour des faits présumés de viol sur une enfant de 12 ans, accompagnée d’éléments médicaux alarmants, n’aurait débouché ni sur une audition rapide ni sur une réponse judiciaire immédiate avant le drame.
D’autres alertes existaient. « Elle aurait dû être protégée. » C’est la phrase qui domine les cortèges. Derrière l’émotion, il y a la conviction grandissante que Lyhanna n’a pas seulement été victime d’un individu, mais aussi des lenteurs et des angles morts d’un système incapable d’agir à temps. Macron face à une colère qu’il semble ne pas mesurer
C’est ici que le drame devient politique. Emmanuel Macron et le ministre de la Justice Gérald Darmanin ont rapidement dénoncé des « défaillances extrêmement graves », tout en refusant de faire du manque de moyens une explication centrale. Pour l’exécutif, les recrutements engagés et la hausse du budget de la Justice depuis 2017 suffiraient à démontrer qu’il ne s’agit pas d’un problème structurel mais d’erreurs individuelles.
Une position qui heurte de nombreux magistrats, greffiers et enquêteurs. Car sur le terrain, tous décrivent une institution saturée, entre explosion des plaintes pour violences sexuelles, stocks de procédures qui s’accumulent, manque de personnels spécialisés, logiciels inadaptés et transmissions parfois d’une lenteur sidérante. Au nom de quoi le chef de l’État refuse-t-il d’interroger la question des moyens lorsqu’une partie du corps judiciaire décrit lui-même un système proche de la rupture ? D’autant que la France demeure parmi les pays européens les moins dotés en procureurs rapportés à la population.
Mais le problème dépasse sans doute le seul budget. L’affaire Lyhanna met aussi en lumière une justice devenue, selon ses critiques, excessivement corsetée entre une bureaucratie paralysante, une accumulation de procédures et une culture du traitement des flux plutôt que de l’anticipation du danger. Une institution qui administre des dossiers.
Les propositions du Parti Communiste Français, Une société se juge à la manière dont elle protège ses enfants. Lorsque les alertes s'accumulent, lorsque les institutions manquent de moyens, lorsque la protection des enfants n'est plus assurée : nous sommes face à un échec qui appelle des réponses politiques à la hauteur.

12:25 Publié dans Actualités, Société | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : affaire lyhanna |
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