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12/01/2026

Un point de vue sur la situation en Iran par Dominique Watrin, ancien Sénateur PCF

 

iran

Au moment où la tension mondiale s’intensifie suite à l’agression US contre le Venezuela et à l’enlèvement, en dehors de toute légalité internationale, de son Président, beaucoup tournent leur regard vers l’Iran. Certains osent affirmer, avec les mêmes prétextes, que les USA et/ou leur vassal Israël seraient légitimes à y intervenir militairement !

Moi qui ai vécu la révolution iranienne de 1978/1979 dans la ville de Mashhad (Nord-Est du pays), où j’enseignais le français au titre de la coopération, j’attire l’attention des divers interprètes du mouvement populaire en cours sur un point qui me paraît essentiel : nul ne peut analyser la situation actuelle sans la relier à cette révolution d’il y a 50 ans qui a poussé progressivement dans la rue toute la population du pays. Jusqu’à 500 000 manifestants dans cette ville où j’habitais, devenue depuis la deuxième ville du pays !

Témoin de ces événements et parfois acteur (même involontaire), j’affirme ici que je ne peux, même un instant, croire que le peuple iranien souhaiterait le retour de la dynastie Pahlavi ! Celle-ci est à jamais discréditée par la répression sanglante infligée à « son » peuple qu’elle prétendait pourtant servir. Celle-ci est pour toujours discréditée par son alignement inconditionnel sur les USA, qui en avaient fait le gendarme du Moyen-Orient. Le peuple n’oublie pas si facilement la trahison, par les Pahlavi, des liens historiques et fraternels de l’Iran avec son environnement arabo-musulman, au seul profit des intérêts coloniaux d’Israël et de l’impérialisme US.

Ce que beaucoup ne semblent pas vouloir voir, c’est que les dernières mobilisations héroïques, en particulier des jeunes et des ouvriers (compte tenu des risques vitaux encourus), s’inscrivent dans le prolongement de la révolution de 78/79. Les réduire, comme le font certains, notamment à la France insoumise, à un mouvement « contre la vie chère », est un coup de poignard porté dans le dos de toutes celles et tous ceux qui (dans leur diversité comme en 78-79) continuent à se battre, notamment sous la bannière « Femme - Vie - Liberté ». Cet aveuglement (volontaire ou pas) gomme de fait la dimension historique de ce mouvement et sa nature politique : « ni dictature du Chah ni régime terroriste des mollahs » !

À l’autre bout de l’échiquier politique travaillent d’autres forces pour nous persuader (et se persuader elles-mêmes) que le fruit serait mûr pour le retour de « REZA II » sur le trône déchu de la dynastie Pahlavi. Il est certes tout à fait exact que Trump et Netanyahou, sous prétexte de programme nucléaire iranien et de démocratie (sic !), travaillent à une nouvelle intervention qui ramènerait le futur monarque dans leurs fourgons. Une situation déjà vécue en 1953, quand la CIA avait remis sur le trône le Chah en exil et chassé du pouvoir le Premier ministre légal Mossadegh. Ce dernier avait eu l’outrecuidance de nationaliser le pétrole. On y revient toujours !

Mais faire croire que ce serait répondre à une demande du peuple n’est que pure manipulation. Il est si facile de « truander » les vidéos, d’y ajouter certains slogans ou de faire croire à la présence massive de l’ancien drapeau royaliste.

La vraie nouveauté du mouvement révolutionnaire actuel est le lâchage du régime des mollahs par les commerçants religieux et conservateurs qui avaient joué un rôle déterminant dans leur installation au pouvoir début 1979.

L’Iran est un pays pluraliste, la révolution de 1978-79 l’était aussi (y participèrent toutes les forces de gauche durant un an avant d’en être de fait exclues). L’avenir de l’Iran passe par l’instauration d’une république pluraliste, démocratique, sociale et laïque.

Source Liberté Actus

12:07 Publié dans Actualités, Connaissances, International | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : iran | |  del.icio.us |  Imprimer | | Digg! Digg |  Facebook | | Pin it!

11/01/2026

Le PCF lance son prochain congrès

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La direction communiste a décidé de tenir à Lille, du 4 ou 6 juillet, son 40e congrès. Un temps fort pour trancher des débats théoriques et stratégiques après les municipales qui ont occupé une bonne part des débats, samedi, sous la coupole de la place du Colonel Fabien.

11:09 Publié dans Actualités | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : pcf, congrès | |  del.icio.us |  Imprimer | | Digg! Digg |  Facebook | | Pin it!

03/01/2026

Impérialisme De Panama à Caracas, la doctrine Monroe se poursuit

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En décembre 1989, les États-Unis envahissaient le Panama sous couvert de « lutte antidrogue » et de « restauration démocratique ». Trente-cinq ans plus tard, les mêmes arguments structurent la politique américaine à l’égard du Venezuela. Derrière le discours moral, une constante : l’usage de la force pour préserver une hégémonie continentale menacée.

L’invasion du Panama avait été une forme de rupture. Pour la première fois depuis la guerre du Vietnam, Washington engageait une opération militaire massive hors de tout cadre multilatéral, assumant une logique unilatérale désormais affranchie de la bipolarité Est-Ouest. L’ennemi désigné, Manuel Noriega, ancien informateur de la CIA, devient soudain un « narco-dictateur » à abattre. Un épisode qui en appelait d’autres, sur le continent africain notamment.

Panama 1989

Le prétexte est connu : protéger les citoyens américains, défendre la démocratie, lutter contre le trafic de drogue. En réalité, Noriega n’a cessé d’être utile tant qu’il obéissait. Sa faute n’est pas le narcotrafic — toléré pendant des années — mais sa volonté d’autonomie politique dans un espace stratégique vital : le canal de Panama.

La destruction du quartier populaire d’El Chorrillo, les milliers de morts civils, l’installation d’un pouvoir sous tutelle américaine ne sont pas des bavures mais les conséquences logiques d’une doctrine qui nie la souveraineté des peuples et des nations. L’intervention panaméenne constituait le laboratoire d’un nouvel impérialisme, affranchi du droit international et légitimé par une morale de circonstance.

Du Panama au Venezuela, la doctrine Monroe recyclée

Trois décennies plus tard, le scénario se répète au Venezuela. Même rhétorique, mêmes mécanismes. Nicolás Maduro, comme Noriega hier, est désigné « narco-dictateur ». Les États-Unis vont jusqu’à offrir une prime pour sa capture, geste inédit contre un chef d’État en exercice. La guerre contre la drogue devient prétexte à une guerre politique.

Derrière l’argument moral, l’enjeu est stratégique : pétrole, contrôle des routes maritimes, endiguement de la Chine et de la Russie. Le Venezuela, comme le Panama hier, incarne une insoumission géopolitique jugée intolérable. Sanctions économiques, asphyxie financière, tentatives de déstabilisation interne et reconnaissance de pouvoirs parallèles constituent désormais l’arsenal standard.

La doctrine Monroe, proclamée morte, se trouve ainsi pleinement opérationnelle. Simplement modernisée. Elle ne parle plus de colonisation, mais de « démocratie », plus de canonnières, mais de sanctions, plus d’invasions ouvertes, mais de pression permanente.

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26/12/2025

Quand les « Noël rouges » irriguaient la France

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Non, il ne s’agit pas d’une ode à la trop célèbre marque du soda américain qui fixa la couleur rouge du Père Noël en 1930 à des fins mercatiques. Les Noël rouges furent, pendant les années de l’entre guerres, la création, par des communistes, de fêtes solidaires et culturelles dégagées de la religion.

Ces fêtes naquirent sous l’impulsion d’une organisation libre penseuse proche du Parti communiste qui vit le jour quelques années après le congrès de Tours sous le nom d’Union fédérale des libres penseurs révolutionnaires (UFLPPR) transformée en 1932 en une Association des travailleurs sans Dieu (ATSD).

Des « fêtes enfantines »

L’idée était, par une sécularisation des fêtes de fin d’années, de créer une convivialité destinée à mener « La Lutte antireligieuse et sociale » conformément au titre de la revue des travailleurs sans Dieu.

Il s’agissait de poursuivre, au sein du mouvement communiste français, les démarches lancées autour de la SFIO et de la franc-maçonnerie du Grand Orient de France par Marcel Sembat avec son Comité central des Fêtes et Cérémonies civiles de l’Ordre et sa publication de son organe, « les Annales des Fêtes et Cérémonies civiles ».

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C’est le jeune Louis Aragon qui propose dans « La Lutte » un manifeste proposant une ligne pour les Noël Rouges : « L’athéisme est en effet seul compatible avec la théorie révolutionnaire qui est propre au prolétariat. La croyance en l’existence d’un dieu est une croyance contre-révolutionnaire, car les dieux ne sont pas au ciel mais sur la terre, et ils ne sont pas autre chose que des machines intellectuelles pour la préservation de l’État capitaliste. […] Reprenons le nom d’athées que les curés nous jettent à la face avec une sainte horreur […] et marquons par là ce qui nous distingue particulièrement des social-démocrates qui ont abandonné les fondements matérialistes du capitalisme et qui prétendent qu’on peut être socialiste à la fois et spiritualiste ou idéaliste, voire chrétien ».

Un « rapport sur le travail du Parti dans les organisations de Libre Pensée » établi en 1931 par le secrétariat du Parti (agit-prop) estimait le nombre des libres penseurs révolutionnaires à 3 000 ; 2 000 adhérents, est-il précisé, étaient dans les départements du Nord et du Pas-De-Calais, qui possédait une cinquantaine de sections locales.

Pour «  arracher l’enfance des sales pattes des corbeaux », les Sans-Dieu organisaient des fêtes pour enfants ; en 1932, une séance récréative fut assurée pour les enfants des écoles d’Ivry, le clou en fut une pièce antireligieuse intitulée La tyrannie des prêtres. À Roncq, le 7 juin 1931, « une fête enfantine » rassembla 300 enfants de grévistes qui, après avoir défilé quatre par quatre en chantant l’Internationale et en criant « du pain pour les enfants, du plomb pour les patrons », reçurent du vin, des biscuits et des gâteaux.

On célébrait des « Noëls rouges enfantins »  ; le 24 décembre 1934, le Groupe Octobre anima un « Noël rouge » organisé pour les enfants des militants emprisonnés et des réfugiés politiques ; un orateur du Secours rouge international vint expliquer aux jeunes spectateurs que Noël était «  une vieille fête païenne que les hommes célébraient vingt mille ans avant l’ère chrétienne » et que l’histoire du Christ n’était qu’une légende inventée pour « détourner les malheureux de toute envie et les empêcher de recourir à la violence pour sortir de misère ».

Nicolas Pommies pour Liberté Actus

 

Karl Marx en père Noël

jc noel.jpgComme chaque année, les jeunes communistes du Val-de-Marne organisent leur « Noël Rouge ». Un Noël qui met au cœur de tout la solidarité et le partage, à l’heure où la situation sociale est de plus en plus compliquée pour les familles et que les prix augmentent. L'idée de cette action solidaire est simple : récolter des cadeaux devant les magasins puis, par la suite, les redistribuer aux enfants des familles en difficulté.

Le Noël Rouge ne s'arrête pas à une simple action de charité dépolitisée. Bien au contraire, à travers nos récoltes et nos distributions nous voulons dénoncer une aggravation de la précarité, notamment dans le Val-de-Marne. La sobriété, tant prônée par le gouvernement, est déjà subie depuis longtemps par les Val-de-Marnais·se·s les plus précaires qui se privent tout au long de l’année. Noël Rouge, c’est revendiquer un droit au bonheur de toutes et tous !

Cette action prend aussi tout son sens dans une période où la majorité départementale LR détruit le bouclier social val-de-marnais construit par les communistes, notamment à travers la suppression du chèque solidarité, de la fête de la solidarité, à travers une économie d’un million sur le budget solidarité et d’un futur projet d’attaque du RSA.

Henri Chassagne et Ignacio Franzone

Mouvement Jeunes communistes de France du Val-de-Marne

 

10:21 Publié dans Actualités, International | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : noel rouge | |  del.icio.us |  Imprimer | | Digg! Digg |  Facebook | | Pin it!

19/12/2025

Un grand merci à la sénatrice communiste Cécile Cukierman d’avoir rappelé avec force à quelle aliénation de la femme la laïcité permet d’échapper.

Laicité, Cécile Cukierman

Dans « Tartuffe », Molière mettait déjà à nu la logique patriarcale et hypocrite de la religion, souligne le philosophe Henri Peña-Ruiz, auteur du « Dictionnaire amoureux de la laïcité » (Plon).

Un grand merci à la sénatrice communiste Cécile Cukierman d’avoir rappelé avec force à quelle aliénation de la femme la laïcité permet d’échapper. Sa dénonciation du patriarcat et du sort qu’il réserve aux femmes est très juste. Je l’assure de ma totale solidarité dans sa défense de la laïcité comme principe d’émancipation.

À LIRE AUSSI : "Il n'y a pas de 'libre choix' derrière le port du voile" : réponse à Nadège Abomangoli

Résumons. Ce n’est pas à la femme de cacher son corps mais à l’homme de maîtriser ses pulsions. Molière le rappelle dans Tartuffe, le faux dévot qui fait semblant d’être outré par les seins de Dorine, qu’il juge trop visibles, alors même qu’il les dévore des yeux. Dorine-Molière lui règle son compte magistralement :

« Tartuffe (Il tire un mouchoir de sa poche.)

Ah ! mon Dieu, je vous prie,

Avant que de parler prenez-moi ce mouchoir.

Dorine

Comment ?

Tartuffe

Couvrez ce sein que je ne saurais voir :

Par de pareils objets les âmes sont blessées,

Et cela fait venir de coupables pensées.

Dorine

Vous êtes donc bien tendre à la tentation,

Et la chair sur vos sens fait grande impression ?

Certes je ne sais pas quelle chaleur vous monte :

Mais à convoiter, moi, je ne suis point si prompte,

Et je vous verrais nu du haut jusques en bas,

Que toute votre peau ne me tenterait pas. »

(Molière, Tartuffe, acte III, scène 2, vers 860-862)

Religion et patriarcat

Molière avait tout compris. La religion d’une société patriarcale et machiste déroule son discours pudibond en rendant la femme responsable du désir de l’homme, intensément éprouvé mais hypocritement dénié. Ainsi, l’obligation de se voiler, unilatérale, signifie que la femme est coupable de séduire alors que l’homme qui ne fait pas d'efforts pour se maîtriser serait innocent. Molière-Dorine renverse la tartufferie en se plaçant du point de vue de la femme qui, elle, assume son non-désir de Tartuffe de façon cinglante. Par cette symétrie inversée, elle brise de façon frontale l’inégalité sous-jacente à toute obligation unilatérale de pudeur adressée à la femme. Elle ne cachera pas le haut de ses seins, parce que les « coupables pensées » ne dépendent nullement d’elle mais du seul Tartuffe. Elle le montre en affirmant son indifférence voire son dégoût devant Tartuffe imaginé nu. Coup double. Elle lui exprime son rejet et elle lui démontre que chacune ou chacun est libre de contrôler toute tentation.

À LIRE AUSSI : 120 ans de la loi de 1905 : "Face aux vents contraires, la laïcité demeure notre meilleur horizon"

Voit-on beaucoup d’hommes qui se voilent ? Non. Il leur faut bien exhiber leur chevelure, voire leur barbe si ostensiblement « virile », pour se faire admirer, voire désirer. Le contraste est saisissant entre d’une part, ces femmes privées de droit au visage, regardant le monde les yeux dissimulés derrière un grillage de toile, ou celles qui cachent leur crâne sous une perruque, et ces hommes qui déambulent fièrement, cheveux et barbe au vent. Quelle image de l’égalité des sexes ! Un peu d’histoire.

Trêve d’invocation de la nature quand on consacre sous ce nom une domination sociale ! Si Dieu n’existe pas, rien ne peut sacraliser l’oppression. S’il existe, il ne peut être complice des oppresseurs !

Jadis, dans les sociétés patriarcales, des religieux s’emparèrent de la pudeur, attitude de retenue et de discrétion. Mais paradoxalement, en spiritualistes hypocrites, ils choisirent de privilégier la manifestation extérieure. Et ils étaient si peu dépositaires de l’éternité divine qu’ils ne parvinrent pas à transcender les préjugés de leur époque. Ils définirent donc la pudeur selon des critères différents pour les hommes et pour les femmes. La charge des exigences fut plus lourde pour le sexe déclaré faible selon une étrange idée de la force. Et surtout les pouvoirs inégaux reconnus aux deux sexes, comme par hasard, furent identiques à ceux qui existaient dans leur société.

L’imaginaire religieux n’avait pu dépasser les limites idéologiques d’une société machiste et patriarcale ! Gargarisé de transcendance, il s’était enlisé dans l’immanence ! Dieu fut enrôlé au service du machisme. Voilà comment la hiérarchie des sexes fut consacrée et déclarée sacrée. Avec, à la clef, des vêtements bien sexués. Voile, robe longue à l’exclusion de tout pantalon, et surtout effacement derrière l’homme dès qu’il s’agit de décisions importantes.

Importance de la laïcité

Qui a tenu la plume des textes sacrés ? Des hommes. Et l’on découvre alors d’étonnantes recommandations « divines ». Dans les trois religions du Livre – Ancien et Nouveau Testament, Coran –, Dieu tient des discours machistes. « Tes désirs te porteront vers ton mari et lui dominera sur toi » (Genèse), « Femmes, soyez soumises à vos maris » (saint Paul). « La femme a un degré de préséance de moins que l’homme » (Coran). Comme l’écrit Averroès, lorsqu’un verset du Coran heurte la raison, il faut l’interpréter et lui dénier tout pouvoir normatif. Baruch Spinoza dit de même pour la Torah, et Richard Simon pour les Évangiles. L’interprétation distanciée déjoue la soumission au texte littéral. Certaines femmes n’ont pas attendu la conversion de Dieu au féminisme. Trêve d’invocation de la nature quand on consacre sous ce nom une domination sociale ! Si Dieu n’existe pas, rien ne peut sacraliser l’oppression. S’il existe, il ne peut être complice des oppresseurs !

À LIRE AUSSI : "La laïcité ne se résume pas à la loi du 9 décembre 1905"

On ne dira jamais assez l’immense vertu émancipatrice de la laïcité, qui délivre la loi civile de la loi religieuse. Honte à ceux qui prétendent que la promotion de la laïcité est raciste. Ils ne savent pas ce qu’ils disent. Le racisme est un différentialisme. Or, c’est l’émancipation universelle des femmes qui se joue dans l’idéal laïque. Pour Karl Marx, le degré d'émancipation de la femme est la mesure du degré de l'émancipation générale. Lisons : « Dans le rapport avec la femme, proie et servante de la volupté commune, se trouve exprimée l‘infinie dégradation où l’homme se trouve pour lui-même » (Marx, La Sainte famille). Louis Aragon, chanté par Jean Ferrat, proclame que « la femme est l’avenir de l’homme ».

Source Marianne

19:47 Publié dans Actualités, Point de vue | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : laicité, cécile cukierman | |  del.icio.us |  Imprimer | | Digg! Digg |  Facebook | | Pin it!