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20/08/2014

En Andalousie, la protestation a des airs de flamenco !

andalousie.jpgL’Andalousie, dans le sud de l’Espagne, est la patrie du flamenco, un genre artistique sur base de folklore, caractérisé par sa musique riche d’émotion, son chant puissant et sa danse sensuelle. Les paroles évoquent souvent l’amour et la séparation, mais aussi la douleur, la pauvreté et le chagrin — des sujets qui ne sont que trop familiers ces dernières années pour les Andalous.

L’Espagne a taillé sans pitié dans les dépenses depuis que le pays est aux prises, ces dernières années, avec une crise économique destructrice. Le nombre de pauvres et de chômeurs a explosé dans toute l’Espagne, mais l’Andalousie souffre particulièrement.

Si les manifestations n’ont rien de rare, un collectif donne aux siennes un cachet purement andalou. Fin juin, trois membres de FLO6x8, un collectif d’activistes artistes, ont interrompu successivement une séance du parlement d’Andalousie en chantant des chansons dans le style flamenco, qui dénonçaient le chômage, la corruption et la crise.

A chaque fois, les protestataires ont été évacués de la galerie du public à peine avaient-ils commencé à chanter. A l’époque, les médias n’en ont que peu parlé, mais une vidéo de l’action avec un nouveau montage publiée sur Facebook est devenue virale depuis.

Source Nouvel Obs

15/08/2014

Lauren Bacall. Une vraie star de l’âge d’or d’Hollywood

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Révélée au grand public dans le Port de l’angoisse, Lauren Bacall, 
a fondé avec Humphrey Bogart un des couples mythiques du 7e art. 
Elle a envoûté le cinéma hollywoodien par sa voix grave et son regard bleu 
glacé pendant plus de soixante ans de carrière.

Lauren Bacall, de son vrai nom Betty Joan Perske, née à New York dans une famille d’immigrants juifs, vient de mourir à quatre-vingt-neuf ans. Haute, svelte, d’une distinction feutrée, elle devient mannequin et se fait très tôt remarquer par Hollywood, jamais en reste pour prospecter les talents. Actrice de quelques grands films devenus classiques, et d’autres dont peu se souviennent, elle fut la femme d’Humphrey Bogart de 1945 à sa mort, en 1957, puis celle de Jason Robards pendant huit ans. Trois enfants en tout, et un visage qui ne s’était pas totalement retiré des écrans, car Bacall n’a pas eu peur d’afficher une vieillesse où brillaient encore l’intelligence et la malice. Dans les dernières décennies, on la vit à la télévision bien sûr, mais aussi chez Robert Altman et Lars Von Trier, ces auteurs qui savent la valeur d’une présence de star du passé, comme un talisman, dans des films bien éloignés des charmes de l’usine à rêves.

Son image restera gravée dans 
la mémoire de tout cinéphile

bacal.jpgMais là n’est pas l’essentiel. Lauren Bacall vient de mourir. Certains s’étonnent. N’était-elle pas morte depuis longtemps ? Plus de soixante ans après le déclin du premier Hollywood, et compte tenu du taux élevé de stars tôt disparues, on a peine à croire que certaines légendes hollywoodiennes aient vécu, encore récemment, sur la même planète que nous. Nous aurions dû nous rendre compte de notre chance, mais il est trop tard. Nous n’avons plus désormais pour évoquer Bacall que le prisme d’images qui flottent dans la mémoire de tout cinéphile.

Qui la connaît encore parmi les jeunes spectateurs d’aujourd’hui ? Les plus informés savent qu’elle est un mythe, mais pas beaucoup plus. Cela se comprend, d’abord parce que le couple qu’elle forma avec Bogart occulta en partie sa propre image. Mais il ne pouvait être que magique, ce couple. Parce qu’ils étaient si dissemblables, lui, court, tendu, débit saccadé, elle, longue, indolente, voix grave et satinée. Parce qu’il fut réuni par les génies de l’époque, Howard Hawks, John Huston, Delmer Daves. Parce que cette poignée de films portaient en eux tout ce qui faisait l’inimitable grâce d’Hollywood.

Films patriotiques : le Port de l’angoisse faisait écho à Casablanca, et Lauren, gracieuse et canaille dans son tailleur à damiers, à la fois si proche et différente d’Ingrid Bergman, aurait pu, comme elle, susurrer Play It Again, Sam. Films noirs exemplaires, obscurs comme ce Grand Sommeil adapté de Chandler, et dont le couple lumineux domine les méandres narratifs.

Mais ce qu’il faut voir ou revoir surtout, pour ceux qui ne connaissent pas Lauren Bacall et cherchent une rencontre unique, ce sont les premières quarante minutes des Passagers de la nuit, en caméra (presque) subjective. Bogart, prisonnier en fuite, est invisible. Lauren, bonne fée, le recueille et le soigne. Mais c’est à nous qu’elle parle, c’est nous qu’elle regarde dans les yeux, pas avec la pose publicitaire qui lui valut le fameux surnom de « The Look » (visage incliné et regard vers le haut, maquillage subtil qui noie d’ombre ses yeux clairs). Non, ce regard-là est franc, amical, solide. Bacall, ici comme ailleurs, est aux commandes.

Une mine d’or pour 
les studios hollywoodiens

Elle vouait un culte à Bette Davis et faisait partie comme elle de l’espèce des actrices cérébrales d’Hollywood, irréductibles au seul glamour de leurs rôles de cinéma, et qui d’ailleurs surent se partager entre l’écran et Broadway. Ces femmes brillantes dominaient des hommes faibles, et le phénomène s’accentua dans les années 1950, rehaussé par le spectaculaire d’un cinéma qui voulait distancer la télévision.

Bacall occupe tous ces nouveaux créneaux : femme de tête chez Sirk, dans Écrit sur du vent, reine de la mode chez Minnelli, dans la Femme modèle. Ces messieurs se laissent faire. Gregory Peck, subjugué, sacrifie pour elle ses manières rustaudes d’amateur de sport. Quant aux soupirants pâlots du kitchissime et délicieux Comment épouser un millionnaire, ils mangent dans la main d’un trio de vamps fauchées, conduites par Lauren dans le rôle de Schatze. Face à Marilyn en étourneau myope, à Betty Grable en Américaine tout-terrain, Schatze est bien décidée à n’épouser que l’argent, mais cède évidemment à l’amour.

Certes, Lauren Bacall, si belle, subtile et mystérieuse, aurait dû avoir des rôles toujours à sa mesure. Mais c’était une vraie star de l’âge d’or, c’est-à-dire une professionnelle, mine d’or pour les studios, et trop peu snob pour mépriser ses personnages, qu’elle a gratifiés sans réserve de son élégance généreuse. Une des dernières femmes aux chimères d’Hollywood, dont il faut revoir et admirer les films sans modération.

Jean Roy pour l'Humanité : http://www.humanite.fr/lauren-bacall-une-vraie-star-de-la...

laurent bacal,cinéma

CITOYENNE ENGAGEE

Lauren Bacall et Humphrey Boggart en tête de la manifestation du Comité du Premier amendement allant protester contre la Commission des activités non-américaine...s (House Un-American Activities Committee, HUAC) en 1947.

Aucun de nos médias ne rappelle cet épisode marquant de la vie de Lauren Bacall : son engagement à gauche qui l'a poussée, aux côtés d'autres personnalités d'Hollywood, à se mobiliser contre la première “liste noire” du maccarthysme, celle qui a conduit en 1947 à la condamnation des “Dix d'Hollywood” pour leur refus de répondre à la commission sur leur appartenance ou non au Parti communiste américain. Ce sera le point de départ de la vague de répression initiée par le sénateur Mac Carthy et mise en place par le président Truman. De 1947 à 1953, 26 000 employés de l'administration fédérale feront l'objet d'une enquête du FBI ; 16 000 seront déclarés innocents ; 7 000 démissionneront et 739 seront révoqués pour appartenance à une organisations classée subversive, immoralité sexuelle ou homosexualité, ou encore usage de drogue.
Une conséquence méconnue du maccarthysme sera la fin de l'âge d'or du film noir, aux dimensions critiques, pessimistes et subversives, et son remplacement par le western, le peplum et les dessins animés de Walt Disney...

12:26 Publié dans Actualités, ACTUSe-Vidéos, Cinéma | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : laurent bacal, cinéma | |  del.icio.us |  Imprimer | | Digg! Digg |  Facebook | | Pin it!

08/06/2014

Flavia Coelho, l’astre solaire du Brésil

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Trois ans après «Bossa Muffin», la jeune chanteuse brésilienne revient avec le dansant et festif album « Mundo Meu ». Nous en avons parlé avec elle à l’occasion de sa tournée en France qui passera par l’Olympia en octobre.
 
Flavia Coelho c’est d’abord du bonheur sur scène et une grosse dose de joie et de musique solaire qu’elle adore partager avec son public. La jeune chanteuse brésilienne originaire de Rio, revient avec Mundo Meu. Un album très réussi où se croisent les ambiances de forro, samba, boléro, ou les rythmes inspirés de musiques d’Europe de l’Est. Une joyeuse fusion à l’âme carioca parcourue par un flow teinté d’afrobeat et de hip-hop qui nous parle de l’histoire du Brésil. En tournée en France, nous sommes allés à sa rencontre.
 
Vous avez commencé votre carrière très jeune. Qu’est-ce qui vous a poussé à vous lancer dans la musique ?
Flavia Coelho : Je suis montée sur scène à l’âge de 14 ans. C’était à Rio. J’ai commencé à chanter, comme ça, à la maison, car au Brésil tout le monde chante et fait un peu de musique. J’ai répondu à l’annonce d’un journal pour un casting. C’est un groupe qui s’appelait Les Célibataires. Ils ont vu combien j’avais envie de participer, m’ont pris sous leurs ailes et ça a démarré très vite. Après, j’ai fait partie de pas mal de groupes. J’ai appris la musique, comme ça, sur le tas. Ça a duré jusqu’en 2006 au moment où je me suis installée en France.
 
Pourquoi avoir voulu quitter le Brésil ?
Flavia Coelho : J’avais commencé à chanter super tôt, j’ai voyagé dans différents styles de musiques différentes. J’avais 26 ans et l’envie de m’épanouir en tant que femme. Il fallait que je parte de mon pays pour découvrir d’autres choses. J’avais besoin de me mettre un peu en danger.
 
A mon arrivée en France, je ne parlais pas la langue, un cousin lointain m’a hébergé le premier mois et l’aventure a commencé. J’étais venue en France une première fois en 2002, en tournée avec un groupe, j’ai eu un coup de cœur pour Paris. Pas seulement pour son côté historique, étant très fan de l’histoire de France, mais aussi à cause de la quantité de musiciens, les clubs, les mélanges musicaux. Cela m’a permis de rencontrer des Sénégalais, des Maliens, des Congolais, des Camerounais, des Serbes, des Croates…Tout cela mélangé dans la musique brésilienne, du jazz, du blues.
 
Ces univers m’ont enchantée et j’ai pensé que si un jour je faisais un album, il viendrait de cette ville et de tous ces musiciens. Pour moi, ces ambiances musicales, ça été la redécouverte de la musique de mon pays. Au Brésil, on écoute tellement de la musique de chez nous, qu’on n’essaie pas de chercher ailleurs d’autres styles.
 
Votre nouvel album Mundo Meu est imprégné de toutes sortes de couleurs musicales. Comment définiriez-vous son univers?
flavia coelho,chanteuse,brésilienneFlavia Coelho : Je le vis comme un album brésilien, en fait. Nous, cela fait longtemps qu’on se mélange, qu’on fait des folies en mêlant le hip-hop, le reggae, la salsa, le calypso. Souvent, tout ce que les gens connaissent de la musique brésilienne, ce sont les grands maîtres, Chico Buarque, Caetano Veloso, etc…
 
Moi, j’ai voulu faire ma musique en mélangeant différentes sonorités en chantant dans ma langue, qui est mon drapeau le plus important. Dans mon premier album en 2011 (« Bossa Muffin»), j’étais dans la découverte des sonorités africaines, des sons latinos. Cela correspondait au chemin vers lequel je voulais aller pour mon deuxième album. J’essaie de toucher à tous les styles, rap, reggae, ambiances balkaniques, brésiliennes….
 
Ses sonorités sont parfois très urbaines….
Flavia Coelho : Je suis née à Rio de Janeiro et j’ai grandi dans un quartier simple, parfois un peu difficile, j’ai de la famille dans les favelas. Aujourd’hui mon père vit en banlieue dans un lieu cool, mais on a vécu dans des endroits durs. Je voulais que la couleur de l’album soit un peu plus «street». Il est plus tourné vers l’histoire du Brésil, la rue, le ghetto, les gens, les paysans.
 
Il va y avoir bientôt la coupe du monde de football. Comment vous apparaît le Brésil d’aujourd’hui ?
Flavia Coelho : En ce moment, la situation est compliquée parce ce qu’ils ont fait ce qu’on appelle «le nettoyage». On a obligé les gens de certains quartiers à déménager pour pouvoir construire des installations sportives et j’espère qu’ils vont bien les reloger. Le Brésil a beaucoup changé. C’est devenu un pays riche grâce aux brésiliens qui travaillent comme des fous depuis trente ans. Pour moi, ce n’est pas surprenant que le pays soit devenu ce qu’il est. Je ne suis plus à Rio depuis 2006, mais je suis au courant de ce qui se passe. Les gens sont assez partagés par rapport à la coupe du monde de foot, un peu comme moi. Je suis heureuse de la construction des stades, des diverses infrastructures parce ce que ce sont des installations dont va pouvoir se servir la communauté par la suite. On avait eu un avant-goût de cela avec les Jeux panaméricains, donc ça va développer le sport.
 
Si j’essaie de voir du positif dans cet événement sportif mondial, je pense d’abord à la communauté, aux travaux publics pour les gens. C’est bien, mais le Brésil a besoin aussi d’autres choses, d’écoles, d’un bon système judiciaire, de la santé…
 
Vous êtes de plus en plus reconnue en tant que chanteuse et musicienne au style unique et original. Heureuse de votre parcours?
Flavia Coelho : Très ! J’ai démarré de zéro quand je suis arrivée ici. Au Brésil, j’avais déjà ma vie, mon appart, mon chien, ma petite voiture, mon boulot, tout allait bien ! (rires). Et du jour au lendemain, je suis partie avec 200 euros en poche, un sac à dos, une petite veste avec le but de faire un album. Je ne jouais pas de guitare, je n’avais jamais écrit de morceaux, ni paroles, ni chanson. Le temps a passé très vite, aujourd’hui, je me produis un peu partout.
 
Je suis merveilleusement bien accueillie dans les festivals par les gens qui sont contents de voir mon évolution. Je suis reconnaissante de tout cela, cela me rend heureuse !
 
Entretien réalisé par Victor Hache
Album Mundo Meu chez Discograph. Tournée en France jusqu’au 7 novembre. Concert, le 17 octobre à l’Olympia.
 
Victor Hache pour l'Humanité

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16/05/2014

L'austérité au coeur du grand débat des européennes ! Alexis Tsipras, le plus convainquant de tous les candidats !

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Lors du débat organisé entre postulants à la présidence de la Commission européenne, Alexis Tsipras a porté le fer contre la politique d’austérité. Une rencontre importante, boudée par le service public France Télévision.

« Je suis Alexis Tsipras, candidat de la Gauche européenne et je viens de Grèce. Mon pays a été choisi comme cobaye pour l’austérité la plus dure. Ses résultats, je ne les souhaite à personne de les vivre, je le les souhaite à aucun autre peuple ».

D’emblée, jeudi soir au Parlement européen à Bruxelles, le leader de Syrisa, a porté le fer contre la politique d’austérité dès les premières minutes du débat auquel il participait avec les quatre autres postulants à la présidence de la Commission européenne : le Luxembourgeois Jean-Claude Juncker (Parti populaire Européen-droite), le libéral belge Guy Verhofstadt, le social-démocrate allemand Martin Schulz et sa compatriote écologiste Ska Keller.

Cette unique confrontation à l’échelle européenne entre les chefs de file des grandes familles politiques représentées au Parlement européen avait été boudée par le service public France Télévision, au prétexte qu’un échange à cinq voix, en traduction simultanée n’était pas un « événement télévisuel ».

Ses responsables, en d’autres termes, semblent préférer les matchs de catch entre deux champions présélectionnés par leurs soins, avec si possible l’incontournable Marine Le Pen. En l’occurrence, la galaxie de l’extrême droite et du populisme ne présentant de candidat au remplacement de José Manuel Barroso, le débat aurait-il perdu tout intérêt aux yeux des responsables de France Télévision ?

Toujours est-il que sa diffusion fut « reléguée » aux chaînes d’informations et parlementaires, qui ont eu l’opportunité de démontrer qu’un débat portant sur les questions de fond pouvait être intéressant.

Les échanges ont parfaitement montré les lignes de partage et les oppositions sur les politiques d’austérité. Bien sûr personne n’a défendu cette tragédie sociale, selon le terme de Tsipras, on a même entendu Jean-Claude Juncker visiblement sur la défensive s’agacer du mot « austérité » s’emporter « Nous n’avons pas aidé les banques pour les beaux yeux des banquiers » et assurer « j’ai tout fait pour la Grèce ! » Aussi bien lui-même - « nous avons accumulé dettes et déficits, il nous faut continuer larigueur »- que Guy Verhofstadt «On ne peut s’endetter davantage » n’ont eu de cesse que de défendre l’orthodoxie financière. De son côté, oubliant le temps d’un débat la cogestion européenne entre la droite et les sociaux-démocrates, Martin Schultz a regretté que l’on ait taillé dans les budgets publics, a critiqué les banques qui spéculent, réclamé des taux d’intérêts bonifiés pour les PME, souligné l’importance de la fraude fiscale.

Ska Keller a prôné la création d’emplois dans le cadre de la transition écologique, dans les énergies renouvelables. « On ne sortira pas du chômage de masse sans remettre en cause la politique d’austérité », a démontré Alexis Tsipras, proposant l’effacement d’une partie des dettes publiques.

L’Union européenne souffre d’une grave crise de confiance. « Nous voulons sauver l’Europe en la changeant » a lancé Alexis Tsipras, pour qui les responsables de l’euroscepticisme sont les partis au pouvoir dans les institutions de l’UE ». Ska Keller a dénoncé le secret et le huis-clos qui entourent les négociations sur le traité transtlantique.

Pour Martin Schulz, il faut regagner la confiance de l’immense majorité des Européens qui gagnent entre 1000 et 2000 euros. Les élections européennes doivent déterminer le choix de qui présidera la Commission. Il serait inconcevable qu’il en soit autrement, ce qui fit dire à Martin Schulz que le futur président de la Commission se trouvait dans la salle. Une exigence justifiée, même si évidemment il pensait à lui-même. Cependant, la voix qui fit la différence, jeudi soir dans l’enceinte du parlement européen, venait de Grèce, de ce pays où socialistes, conservateurs et libéraux ont toujours affirmé qu’il n’y avait pas d’alternative à l’austérité.

- Par Jean-Paul Piérot, pour l'Humanité.

Alexis Tsipras le plus offensif...contre l'austérité

tsiprars,élections,europe,débat"L'austérité a été au cœur du grand débat des élections européennes, retransmis en direct jeudi soir dans tous les pays de l'UE, à dix jours d'un scrutin qui devrait être marqué par une poussée des eurosceptiques. Des débats avaient déjà eu lieu à Bruxelles ou dans d'autres capitales. Mais il s'agissait du premier avec les cinq candidats des principaux partis européens à la présidence de la Commission, dont le représentant de la gauche radicale, le Grec Alexis Tsipras.

D'emblée, il s'est montré le plus offensif face à ses concurrents, le chrétien-démocrate luxembourgeois Jean-Claude Juncker, le social-démocrate allemand Martin Schulz, le libéral belge Guy Verhofstadt et l'écologiste allemande Ska Keller, tous plus rompu que lui aux questions européennes. M. Tsipras a dénoncé les "politiques catastrophiques d'austérité", en demandant de "sortir de cette paranoïa vis-à-vis de la dette", un "changement de cap" et plus de "solidarité"..."

Le Monde

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12/05/2014

L'incroyable geste de remerciement d'un chimpanzé remis en liberté

chimpanze.jpgFin 2013, une équipe de l'Institut Jane Goodall a réintroduit une femelle chimpanzé sur l'île de Tchindzoulou après que cette dernière ait frôlé la mort. Avant de s'échapper dans la forêt, l'animal a montré un incroyable geste de remerciement à ses sauveteurs.

Fin 2013, une équipe de l'Institut Jane Goodall a réintroduit une femelle chimpanzé sur l'île de Tchindzoulou après que cette dernière ait frôlé la mort.

Avant de s'échapper dans la forêt, l'animal a montré un incroyable geste de remerciement à ses sauveteurs. Avez-vous déjà partagé cet article? Partager sur FacebookPartager sur Twitter Facebook Twitter Un comportement aussi incroyable que profondément touchant. C'est ce à quoi a assisté la célèbre primatologue Jane Goodall.

Depuis plus de 50 ans, la Britannique étudie les chimpanzés et parcourt le monde pour sensibiliser sur les menaces qui pèsent sur ses primates. En 1977, elle a ainsi créé le Jane Goodall Institute installé depuis, dans plusieurs pays et devenu, leader en matière de protection des chimpanzés et de leur habitat.

Parmi les multiples actions menées, l'Institut a créé plusieurs centres de réhabilitation et notamment celui de Tchimpounga en République démocratique du Congo. Objectif : recueillir et prendre soin des petits chimpanzés dont les parents sont morts ou ont été capturés. C'est ce qui est arrivé à une jeune femelle prénommée Wounda. Alors qu'elle n'était qu'un bébé, sa mère a été tuée par des braconniers. Elle a alors été recueillie par le Jane Goodall Institute (JGI) qui l'a amenée au Centre de réhabilitation pour Chimpanzés de Tchimpounga (CRCT).

Un parcours difficile Là-bas, les équipes ont nourri et pris soin de la petite femelle. Mais elle était encore loin d'être tirée d'affaire. Au cours des mois et années suivants, elle a attrapé plusieurs maladies qui l'ont beaucoup amaigri et ont failli lui couter la vie.

Heureusement, elle s'en est finalement sortie pour devenir une femelle en pleine forme. Tout en prenant soin d'elle, les équipes du CRCT et de l'Institut l'ont préparée à être un jour réintroduite dans son milieu naturel. En 2013, les équipes ont alors décidé que le moment était venu et ont lancé les préparatifs. Sous l'oeil attentif et protecteur du Dr Jane Goodall et de la directrice du JGI Congo, Rebeca Atencio, Wounda a été mise dans une cage et transportée jusqu'à son futur paradis, l'île de Tchindzoulou. Un évènement qui a pu être entièrement filmé.

Sur la vidéo, on voit ainsi l'animal être conduit en voiture, puis en bateau jusqu'à une forêt luxuriante. Et puis la cage est ouverte.Wounda sort rapidement, visiblement pressée de voir ce qu'il se passe dehors. Elle se retourne, remonte sur sa cage, se laisse grattouiller par ses sauveteurs, observe les alentours. En quelques secondes, la femelle chimpanzé tourne sa tête, voit le Dr Jane Goodall et l'attire vers elle pour l'enlacer. S'en suit un long câlin visiblement sincère et chargé d'émotions. Une fois séparé, Wounda descend alors de sa cage pour partir explorer son nouvel habitat. "Les chimpanzés sont connus pour avoir une très bonne mémoire.

Ils se rappellent en particulier de ceux qui leurs sont venus en aide par le passé. Mais ce comportement n’avait jamais été observé auparavant", explique l'Institut dans un communiqué. La vidéo "montre le profond regard de cette femelle chimpanzé, lorsqu’elle découvre lors de sa remise en liberté, une forêt luxuriante autour d’elle".

D'autres chimpanzés à réintroduire A peine libérée, Wounda semble très bien s'y sentir. On la voit arpenter la dense végétation, se nourrir sur une branche devant le Dr Jane Goodall et Rebeca Atencio, visiblement émues. Wounda est le 15e chimpanzé à être réintroduit en milieu naturel sur l'île de Tchindzoulou après avoir séjourné au sanctuaire de Tchimpounga, le plus grand d'Afrique.

Mais l'Institut entend bien que ce ne soit pas le dernier, loin de là, pour 2014, il projette même d'en réintroduire 60 au total. Le sanctuaire accueille aujourd'hui pas moins de 170 chimpanzés grâce aux 60 travailleurs et aux bénévoles qui prennent soin quotidiennement des animaux. "Ce travail est rendu possible grâce au soutien des marraines et parrains qui participent au programme de parrainage de chimpanzés de l’Institut Jane Goodall France".

Réintroduire 60 de ces animaux serait donc une grande réussite pour le centre et l'Institut, et en particulier en 2014. "Cette année coïncide avec le 80eme anniversaire de la fondatrice Jane Goodall, ces remises en liberté seraient, pour elle, le plus beau des cadeaux !", précise l'Institut. Pour en savoir, rendez-vous sur le site de l'Institut Jane Goodall.

LA VIDEO EN CLIQUANT SUR CETTE LIGNE : http://www.maxisciences.com/chimpanz%e9/l-039-incroyable-...
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