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18/07/2015

CHANSONS ROUGES, NOTRE NOUVELLE WEB RADIO

 

Chansons Rouges, web radio, la radio qui change du monde avec les chansons de la révolution pour vous, avec les interprètes qui bougent ce monde :

Amal Murkus, Les Communards, Daniel Lavoie, Groupe 17, Jean Ferrat, Julia Boutros, Mouloudji, Patti Smith, Renaud, Buena Vista Social Club, les 4 barbus, Mécano, Nina Simone, Grégoire, Madonna, Pierre Bachelet, Pierre Perret, Raul Paz, Coeur de l'armée rouge, Dominique Grange, Georges Moustaki, Leny Escudéro, Agnès Bihl, HK et les Saltimbanks, Marc Ogeret, Catherine Ribeiro, Compagnie de Lampora, Francesca Soleville, Les escrocs, Boris Vian, Chansons bifluoré, Isabelle Aubret, Joe Cocker, Joé Dassin, Tina Turner, Yannick Noah, Carlos Mejia Godoy, José Afonso, Manitas de Olatas, Pete Seeger, Amina Alaoui, Anton Karas, Chris Réa, Hubert Félix Théfaine, Félix Leclerc, Vignault, Nathalie Cardone, Freddie Mercury, Idir, Manu Chao, Léo Ferré, Marc Gélinas, Nana Mouskouri, Souad Massi, Shakira, Edith Piaf, Antoine Ciosi, Bernard Lavilliers, François Béranger, Henri Tachan, Michel Fuguain, Johan Baez, Patricia Kaas, Le Grand Corps Malade, Francis Lalanne, Léonard Cohen, Les Quilapayun, Victor Jara...

 

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12/07/2015

Shaka Ponk, un rock délirant et sexy !

shaka.jpg

Folie collective en perspective. L’énergie démesurée de ces rockeurs 2.0 va rythmer 
la Fête de l’Humanité et enflammer le public le 11 septembre.

Si les Shaka Ponk sont célèbres pour leur énergie démesurée et leur look soigneusement négligé, ce sont des acharnés de travail. Déterminés à forcer les portes depuis 2004 pour se faire connaître, ils sont débrouillards et perfectionnistes. Malgré leurs débuts difficiles, les six membres du groupe ont renouvelé le rock français grâce à leur univers graphique original et déjanté. La seule femme du groupe, Samaha Sam, tapie dans l’ombre jusqu’en 2011, décide de monter sur scène pour la sortie du troisième album, The Geeks and the Jerkin’Socks. Elle révèle enfin au public sa crinière ébouriffée et sa peau d’ébène. Aussi sauvage que sexy, elle chante depuis la formation du groupe avec puissance et sans effort, aux côtés de Frah, ex-graphiste designer. Les cheveux et les tatouages de Cyril s’agitent quand il manie sa guitare qui donne écho à la basse de Mandris. Steve marque le rythme à la batterie tout en soignant ses mimiques piquantes. Reste la véritable star : Goz, la mascotte du groupe. Ce petit singe a été imaginé par un hacker californien et apparaît à tous leurs concerts sur l’écran circulaire utilisé en fond de scène. Électrique et connecté, Shaka Ponk chante aussi bien en allemand qu’en anglais et en français. Ils se mettent en scène avec extravagance et si leurs textes sont un peu crus, on leur découvre aussi un penchant écolo.

Entre ombres et lumières, un univers graphique 
de la quatrième dimension

Mais avant d’enchaîner les récompenses et les concerts, les Français ont démarré difficilement leur carrière. Les musiciens sont partis à Berlin, en Allemagne, pour signer leur premier contrat avec l’idée de former un groupe zen à l’esprit métal. À ce moment, la ville est en pleine ébullition culturelle. Ils se font remarquer lorsqu’ils assurent les premières parties de Korn, Mudvayne et Guns N’Roses. Leur premier album Loco con da Frenchy ­Talkin’(2006) fait décoller leur carrière en France. Leurs apparitions se multiplient.

Leurs disques aussi. Le cinquième album The Black Pixel Ape, sorti l’an dernier, est beaucoup plus sombre que les précédents : il exprime les états d’âme du groupe frustré par l’arrêt de sa tournée. Connu pour ses slams et autres ­comportements à risque, Frah, l’insensé a vu arriver l’inévitable. Le leader du groupe se blesse au genou pendant un concert à Orléans et doit se faire opérer en urgence. Le groupe marque une pause de plus d’un an. Réparé, revigoré, le groupe sort son ­quatrième album et remonte sur scène sans montrer le moindre essoufflement.

Quand on assiste à un concert de Shaka Ponk, on vient pour sauter, bousculer son voisin, se dépenser et en prendre plein les yeux. Les rockeurs 2.0 mettent l’ambiance en s’appuyant, notamment, sur la création virtuelle. Ils s’amusent avec les ombres, les lumières, leurs costumes délirants et déforment leurs visages. Comme possédés. Leur univers graphique nous fait entrer dans une autre dimension. Après un premier concert en 2012, le groupe avait galvanisé les foules et séduit toutes les générations. Une vraie folie sur scène !

L'Humanité

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21/06/2015

80 EME FETE DE L'HUMA LES 11, 12, 13 SEPTEMBRE : UN FEU D'ARTIFICE DE SPECTACLES ET DE VEDETTES !

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Le plateau 2015 s’annonce comme une cuvée exceptionnelle, particulièrement relevée. Le 4 juin, les premiers noms étaient dévoilés. Les Écossais de Texas côtoieront sur la grande scène Manu Chao, Youssoupha, l’Orchestre Divertimento, Shaka Ponk, Al Kamandjati ou encore Soviet Suprem. La programmation aurait pu se clore là que le spectacle aurait été au rendez-vous. Il n’en est rien ...

greco.jpgFace à l’enthousiasme des lecteurs et militants, la direction de la Fête de l’Humanité remet généreusement le couvert. Et mieux vaut avoir de l’appétit. L’immense Juliette Greco passera par La Courneuve pour sa tournée d’adieux. Il y a fort à parier que l’émotion sera palpable. Autre émotion, autre scène.

Les Écossais de Texas y viendront fêter leur 25 ème anniversaire. Du haut de leurs 40 millions d’albums vendus, Sharleen Spiteri et sa bande dispenseront une pop efficace et universelle.

manouchao.jpgManu Chao déroulera ses chansons sans frontières prospères aux mélanges.

Le rock énergique de Shaka Ponk achèvera le rapprochement.

Le hip-hop ne sera pas en reste. Youssoupha qui eut maille à partir avec Éric Zemmour et refusa de chanter pour François Hollande déclamera son rap fraternel et pacifiste.

Soviet Suprem étrennera son imagerie soviétique et sa chanson électro-balkanique.

Les Hurlements d’Léo viendront rendre un vibrant hommage à Mano Solo. Les Bordelais réinterpréteront le répertoire du poète insoumis décédé il y a déjà 5 ans.

L’événement sera la venue exceptionnelle de Method Man et Redman, les deux rappeurs new-yorkais issus du mythique Wu-Tang Clan.

tiken.jpgTiken Jah Fakoly avec son reggae militant dispensera un concert de soutien en faveur de l’Afrique.

En concert à l’Olympia du 20 au 25 mai et qui affiche complet, la famille Chedid (Louis, Matthieu, Joseph et Anna) viendra conjuguer ses talents.

Le trio belge des Triggerfinger sera également sur la grande scène.

Un mélange de culture que ne renieront pas l’orchestre Divertimento et Al Kamandjati, l’association de Ramzi Aburedwan (Conservatoire national de la région d’Angers) qui s’obstine à bâtir des écoles de musique pour les enfants de Palestine. La soif de partage et d’excellence est inextinguible.

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L'association Zebrock, pouvoyeuse de talents

La scène Zebrock, qui continue son rôle de pourvoyeur de talents, présentera les lauréats du tremplin. Révélés en 1992 par l’association séquanodionysienne, les Innocents, à la faveur d’une fraîche reformation, se rappelleront aux bons souvenirs des amateurs de pop à la française.

Lénine Renaud, le groupe emmené par Franck Vandecasteele (ex-Marcel) et Cyril Delmote (ex-VRP) proposera ses univers poétique et réaliste.

Les cinq membres de la Maison Tellier feront découvrir leur folk classieux.

Toujours avide de découverte, l’association menée par Edgard Garcia devrait réserver encore bien des surprises (la Cafetera Roja, The Missive...). Les trois lauréats du tremplin Zebrock, Einleit et sa pop électronique cinématique, la chanteuse Clarys et son univers élégant, brut et entêtant et Johnny Montreuil, s’essaieront à la scène grandeur nature.

Zoufris Maracas, revient après un passage remarqué en 2012.

Plus que jamais, cette édition 2015 s’impose comme l’événement incontournable de la rentrée.

La Fête de l’Humanité se tiendra du 11 au 13 septembre au parc départemental de La Courneuve.

 
Au programme de la grande scène :
 
Vendredi 11 septembre :
  • Al Kamandjati et l’Orchestre de chambre de Paris
  • Method Man et Redman
  • Shaka Ponk
  • Youssoupha
 
Samedi 12 septembre :
  • Divertimento
  • Manu Chao
  • Soviet Suprem
  • Texas
  • Triggerfinger
  • Tiken Jah Fakoly and Friends
 
Dimanche 13 septembre :
  • La famille Chedid
  • Juliette Gréco
  • L’Orchestre national de France

 

Lionel Decottignies, Humanité Dimanche
 
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14/06/2015

VISION DES FEMMES ET DE L'ORIENT !

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Tableau le plus cher au monde! Merci à Picasso, allié de la résistance algérienne, d'avoir métamorphosé le tableau "orientaliste" de Delacroix.

Inès Safi

"Dans l’écriture et l’art orientalistes, le harem est souvent dépeint comme un endroit où un grand nombre de femmes illettrées attendaient passivement l’occasion de satisfaire les besoins sexuels de leur maître. Les photographes orientalistes ont utilisé les images des femmes moyennes-orientales tantôt comme objets sexuels tantôt comme une métaphore de l’Orient.

« Les photographies orientalistes des femmes ont servi à définir l’altérité, à exprimer les fantasmes sexuels des hommes occidentaux d’une façon acceptable (parce que lointains et donc non menaçants) ; et de justifier le colonialisme en conjurant arriération, dépravation ou absence de la notion de temps chez les Moyen-orientaux ». Durant la période coloniale, la notion d’un Orient qui attend d’être pénétré par l’Occident était prédominante dans l’art, notamment la peinture, la photographie et la littérature. De plus, la féminisation du territoire liait métaphoriquement la conquête des femmes colonisées à la conquête du territoire indigène inscrivant ainsi les notions sexuées de conquête et d’assujettissement dans les fantasmes coloniaux.

Pour les féministes occidentales dont le but était d’atteindre l’égalité en Occident, la participation des femmes à la vie publique était perçue comme la condition préalable à toute émancipation. Elles ont ainsi mesuré le statut et le pouvoir des femmes dans les sociétés non occidentales selon le degré d’accès des femmes à la sphère publique et la mixité entre les sexes. Elles ont négligé le degré de l’influence sociale que les femmes musulmanes possédaient véritablement et n’ont pas prêté attention à la façon dont les musulmanes interprétaient leurs propres besoins et statuts.La perception des rôles de genre dans les sociétés européennes et colonisées a servi les prétentions à la supériorité des puissances coloniales et a justifié le colonialisme. Selon Leila Ahmed, « Les féministes occidentales étaient intégrées au service du colonialisme au même moment que les colonialistes combattaient le féminisme dans leurs propres sociétés ».

Contrairement aux présupposés selon lesquelles les femmes musulmanes étaient prisonnières du harem, beaucoup d’entre elles étaient présentes dans l’espace public, physiquement ou symboliquement, selon leur statut social. Les femmes paysannes et tribales (qui constituaient la majorité écrasante de la population féminine au dix-neuvième siècle) ou celles appartenant aux couches populaires urbaines exerçaient une activité économique. En Egypte par exemple, leur activité économique était soutenue par les réseaux locaux et informels des femmes plus aisées. Ces réseaux ont été d’ailleurs largement affaiblis suite à l’intégration centralisatrice de l’économie égyptienne au marché européen. Par ailleurs, différentes activités et pratiques sociales, y compris celle de l’observance religieuse, réunissaient les femmes de diverses origines et catégories sociales leur permettant aussi de forger des stratégies personnelles ou collectives susceptibles de mettre en question les rapports de pouvoir ou les inégalités sociales entre les sexes.

Les femmes aisées exerçaient un rôle économique, social ou politique (en tant qu’épouse ou mère du Sultan, des princes ou de l’élite politique) au sein d’un espace ségrégé (le harem) qui était pourtant lié à l’ensemble de la société. Pour l’historienne Leslie Pierce, le pouvoir des femmes de la maison ottomane était trop publiquement affirmé et trop solidaire de l’institution politique pour avoir été totalement illégitime. Elle précise par ailleurs que les femmes du harem n’étaient ni plus ni moins recluses que les hommes de rang correspondant. Se protéger des regards, dans la société ottomane, serait affaire de statut et non de sexe. À travers l’étude des archives juridiques ottomanes, Ronald Jennings montre que les femmes se présentaient devant les qadis (juges religieux) pour porter plainte, demander le divorce, la garde de leurs enfants ou leurs parts de l’héritage et qu’elles obtenaient souvent un jugement favorable.

Au dix-neuvième siècle et contrairement à leurs homologues européennes, les musulmanes restaient propriétaires de leurs biens et continuaient de les contrôler après le mariage. Les femmes aisées ne sortaient certes pas de chez elles du fait de leur rang social, mais interagissaient avec la société, y compris avec les producteurs et les commerçants. La présence de ces femmes à l’extérieur du foyer était assurée par leurs œuvres caritatives : la construction des fontaines, l’établis-sement des écoles religieuses ou des bains publics qui portaient leurs noms. Il s’agissait donc d’une autre méthode à travers laquelle les identités des femmes aisées orientales/musulmanes entraient dans l’espace public23.

Cependant, étant différente de l’expérience des occidentales, leur présence dans l’espace public n’était pas reconnue par les féministes eurocentristes dont les discours et les écrits ont souvent servi à justifier la guerre coloniale, ni par les féministes hégémonistes plus d’un siècle plus tard. Dans cette optique, elles ont qualifié le voile d’instrument de réclusion des femmes et de leur ségrégation sexuelle ainsi que symbole principal de leur statut inférieur. Dans les années 1930 et 1940, les féministes occidentales membres de International Alliance of Women et leur présidente Hanna Rydh ont accordé une importance primordiale à l’interdiction du port du voile. Leurs discours et textes qui insistaient sur le besoin des femmes musulmanes d’être « libérées » de leur voile en même temps que « de leurs oppresseurs » (à savoir leurs pères, frères ou époux) perpétraient le discours du colonialisme.

Cette position rappelle celle de Lord Cromer, Consul général britannique en Égypte de 1883 à 1907, convaincu de l’infériorité de l’islam et de la société musulmane et de ce qu’il appelait « l’esprit de l’oriental ». Il condamnait avec véhémence la façon dont l’islam traitait les femmes et estimait que le voile et la réclusion des femmes constituaient les entraves fatales à l’accès à la civilisation occidentale des Égyptiennes. Il estimait que ces femmes devaient être persuadées ou à défaut être forcées à devenir civilisées en abandonnant le port du voile. Mais Cromer a tout fait pour entraver l’accès des femmes égyptiennes à l’école et une fois en Angleterre, il a fondé la Ligue des hommes contre l’octroi des droits politique aux femmes britanniques.

Entre 1912 et 1950, Jus Suffrajii, l’organe de International Women’s Suffrage Alliance dont la plupart des postes de direction était occupée par les femmes européennes et américaines, a publié 27 articles qui reproduisaient les stéréotypes orientalistes sur l’ignorance, la passivité et la paresse des femmes du harem.Au fur et à mesure que les femmes occidentales s’approchaient de leurs objectifs (à commencer par le droit de vote et d’éligibilité), l’Orient leur est apparu de plus en plus arriéré. Ces féministes occidentales ont négligé les diversités historiques, les changements en cours dans les pratiques culturelles et des négociations politiques qui contribuent à changer le sens et la signification de ces pratiques. Elles ont ainsi substitué l’analyse essentialiste de genre à celle de l’essentialisme culturel estimant que l’abandon des modes de vie ancestrale était la condition préalable à l’émancipation des femmes musulmanes.

L’insistance sur la supériorité de la culture occidentale avait pour fonction de justifier le colonialisme. Cet autoportrait de la culture occidentale n’avait qu’une faible ressemblance avec les valeurs politiques et culturelles réellement existantes dans les sociétés occidentales. Ainsi, liberté et égalité pouvaient être présentées comme des valeurs paradigmatiques au moment où les nations occidentales étaient engagées dans l’esclavage, la colonisation et le déni de liberté et d’égalité à l’égard d’un large éventail de « sujets » occidentaux, y compris les femmes.

Les femmes étaient utilisées pour établir les identités raciales et pour construire un racisme apte à légitimer l’exploitation coloniale sur la base de la « mission civilisatrice ». Comme l’a précisé Ong, « Ces attitudes ethnocentriques sont colonisatrices et nient aux femmes vivant dans différentes sociétés leurs propres réalités et expériences dans la construction de genre et de sexualité et le droit de déterminer le sens et les buts de leurs vies »

Ces préjugés des féministes eurocentristes étaient partagés par les colonisateurs en Afrique : « La lecture des sociétés africaines selon le filtre des valeurs victoriennes aboutit au refus de connaître aux femmes un rôle actif dans les sociétés africaines tant sur le plan économique que politique. Elles furent privées de formes de pouvoir politique dont elles disposaient avant la colonisation (...) Les administrateurs marginalisèrent les femmes qui occupaient une place fondamentale dans la production agricole (…) Ils restèrent aveugles aux réalités de pouvoir qui concernaient certaines catégories de femmes en fonction de leur âge, de leur statut social ou encore de leur poids économique ».

25Les théories féministes post/dé-coloniale sont certes fragilisé le discours hégémonique en le décentrant mais elles n’ont pas encore réussi à transformer en profondeur la théorie féministe occidentalocentrique et ses militantes. Le soutien de nombreuses féministes Nord américaines et européennes à l’invasion américaine de l’Afghanistan, au nom de l’émancipation des femmes afghanes et de la sororité internationale, en est une illustration.

Ces attitude et démarche néo-coloniales entravent les femmes non-occidentales dans leur rôle de natives en tant que sujets historiques et dans leur démarche visant à ce que Aimé Césaire appelle « une réactivation du passé en vue de son propre dépassement », sans succomber à la nostalgie des origines."

Source (article entier et références): http://cedref.revues.org/603

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11:19 Publié dans Connaissances, Inès Safi, Musique | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : harem, picasso, orient | |  del.icio.us |  Imprimer | | Digg! Digg |  Facebook | | Pin it!