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14/10/2026

Dis moi pourquoi ? En France, il y a beaucoup de pains dans les boulangeries ?

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La Marseillaise relance en partenariat avec les Petits débrouillards son opération « Dis moi pourquoi ? ». Le principe : demander à un scientifique de répondre aux questions formulées par les enfants... Vous avez une question ? Donnez-nous le prénom de l’enfant, son âge, sa classe, son école et sa ville. Et envoyez à dismoipourquoi@lamarseillaise.fr

L’agriculture est apparue il y a environ 10 à 12 000 ans. Les premiers végétaux à avoir été utilisés en agriculture sont principalement les céréales qui renfermaient de l’amidon riche en énergie dans les graines des plantes produites. En fonction des régions du monde, ce ne sont pas les mêmes céréales qui étaient cultivées. En Afrique, le sorgho et le mil. Dans les Amériques, le maïs et la pomme de terre. En Europe, le blé et l’orge. En Asie, le riz. À cette spécialisation géographique, qui a rendu accessible une certaine forme de matière première, se sont ensuite ajoutées l’émergence de connaissances pour transformer cette matière première et des préférences socio-culturelles. En France, le pain était différent pour les habitants pauvres (seigle, orge) et les habitants riches (blé). La hausse du prix du pain a été un des facteurs du déclenchement de la révolution Française en 1789. Enfin, la baguette est aujourd’hui inscrite au patrimoine mondial de l’Unesco. »

Mikaël Akimowicz, maître de conférences au Laboratoire d’économie et de sociologie du Travail (CNRS/AMU)

le pain,les boulangeries

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18:13 Publié dans Dis moi, Histoire | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : le pain, les boulangeries | |  del.icio.us |  Imprimer | | Digg! Digg |  Facebook | | Pin it!

10/10/2026

Découverte de quatre portraits de Vivaldi

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pour Diapason

17:38 Publié dans Actualités, Histoire, Musique | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : vivaldi, portrait | |  del.icio.us |  Imprimer | | Digg! Digg |  Facebook | | Pin it!

16/08/2026

Pompéi n’a pas fini de surprendre : un tiers de la cité reste à fouiller

pompei

La cité ensevelie par le Vésuve ne cesse d’éblouir les archéologues par ses merveilles et ses enseignements.

Viendra-t-on un jour à bout de nos surprises à Pompéi ? Ce n’est pas pour tout de suite : un tiers du site doit encore être fouillé. À l’extérieur de la cité, la villa de Poppée, deuxième femme de l’empereur fou Néron, continue de révéler ses splendeurs. Ici, on est chez les très, très riches et ça se voit : récemment découvertes, les somptueuses fresques (paons aux couleurs chatoyantes, masques de théâtre) aux pigments miraculeusement préservés des outrages du temps confirment le luxe de la demeure. Ce joyau du patrimoine antique fait actuellement l’objet d’une campagne de restauration.

À Pompéi, la hauteur des maisons révélait la richesse des habitants

Le train de vie des habitants de Pompéi se mesurait également à la hauteur de leurs habitations. Si les vestiges de la cité ensevelie donnent l’image d’une ville en rez-de-chaussée, les modélisations faites à partir de l’escalier d’une demeure racontent une tout autre histoire. La volée de marches des maisons menait à une tour, dont semblent avoir été dotées nombre de propriétés similaires. De tels belvédères permettaient à leurs occupants de contempler le paysage. "Ce que nous appelons "La Pompéi perdue" est constitué des étages supérieurs des bâtiments, qui sont essentiels pour comprendre la vie dans la ville", explique Gabriel Zuchtriegel, directeur du parc archéologique de Pompéi.

Dans un registre plus guerrier, l’étude approfondie d’impacts dans un mur pourrait prouver la réalité d’une machine que l’on pensait mythique : le polybolos, sorte de "mitrailleuse" activée par une manivelle et projetant des flèches en rafales, décrite dans un texte de Philon de Byzance mais jamais retrouvée. La forme et la profondeur des trous et la régularité de leur disposition sont peut-être la preuve indirecte de son existence. Aucune arme antique connue n'est capable de produire ce résultat…

12:26 Publié dans Histoire, Planète, Science | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : pompei | |  del.icio.us |  Imprimer | | Digg! Digg |  Facebook | | Pin it!

05/03/2026

Guerre en Iran : « L’Europe n’envisage même pas de jouer un rôle diplomatique réel », analyse Marc Botenga, eurodéputé la Gauche

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Après Gaza, Bruxelles s’aligne de nouveau sur les buts de guerre des belligérants états-uniens et israéliens en Iran. Quitte à enterrer toute crédibilité sur la scène internationale, rappelle Marc Botenga, eurodéputé la Gauche.

 

Comment analysez-vous la position de l’Europe au cinquième jour de la guerre contre l’Iran ?

Marc Botenga

Eurodéputé du Parti du travail de Belgique au sein du groupe la Gauche

La majorité des dirigeants et pays européens, Allemagne en tête, ont pris des positions extrêmement choquantes. Ils n’ont pas voulu condamner la guerre d’agression menée par les États-Unis et Israël. Ils ont préféré tancer la réplique iranienne.

C’est une inversion des responsabilités. Ils n’ont même pas mentionné la frappe contre une école de filles dont le bilan dépasse les 160 morts. Ils envisagent d’entraîner l’Europe dans la guerre. C’est un grand contraste avec les discours que l’on entend sur l’Ukraine : le droit international doit prévaloir, l’Ukraine a le droit de se défendre, il faut sanctionner la Russie et livrer des armes à l’Ukraine… Ici, aucune menace de sanctions envers les États agresseurs. L’Europe n’envisage même pas de jouer un rôle diplomatique réel.

Le fait que le chancelier allemand Friedrich Merz acquiesce, depuis la Maison-Blanche, aux sanctions contre l’Espagne pour avoir refusé que Washington utilise ses bases, constitue-t-il une fissure dans le projet européen ?

Cela illustre les limites des discours sur l’autonomie stratégique. Qu’il s’agisse d’Ursula von der Leyen (la présidente de la Commission – NDLR) ou de Friedrich Merz, les dirigeants européens se vautrent devant Donald Trump y compris pour attaquer les pays européens qui font le choix de porter une position politique différente.

Ce refus de l’Espagne révèle-t-il que l’Europe dispose de leviers pour faire pression ?

L’Union européenne (UE) souhaite-t-elle porter une politique indépendante, sans regarder par qui le droit international et la paix sont violés ? Ou alors, souhaite-t-elle se mettre à la remorque des États-Unis dans un bloc impérialiste occidental ? Malheureusement, l’Europe, malgré ses leviers, est en train d’opter pour la seconde option. On parle toujours de l’Otan comme d’un cadeau que les États-Unis feraient à l’UE.

Ce n’est pas du tout le cas. C’est une alliance militaire dans le cadre de laquelle l’Europe accomplit des tâches au service de l’impérialisme états-unien. Toute une série d’opérations américaines au Moyen-Orient seraient beaucoup plus complexes si l’Europe ne prêtait pas ses bases. Nous disposons d’outils pour jouer un rôle sur la scène globale. Nous ne sommes pas faibles. Ce qui manque, c’est la volonté politique pour agir.

L’UE ne cesse de recevoir des coups de Donald Trump. Comment expliquer qu’elle refuse de vouloir incarner un acteur global et indépendant ?

Cela s’explique par l’influence politique, économique et financière dont dispose Washington sur l’UE depuis des décennies. Il y a une forme de soumission aux intérêts états-uniens. Il existe également une différence par rapport à la guerre en Irak de 2003. À l’époque, l’élargissement était tout frais.

Les positions critiques vis-à-vis des États-Unis portaient davantage. On constate cependant qu’il existe une volonté populaire de changer de voix. Si l’Europe enterre le droit international, elle actera un monde de chaos, de guerre de tous contre tous, dans lequel notre continent sera forcément perdant.

Quel est le poids de ce rééquilibrage vers l’est dans les débats actuels ?

Les débats restent dirigés par la France, l’Allemagne et la Grande-Bretagne même si cette dernière ne fait plus partie de l’UE. Dans leur déclaration commune, les trois puissances parlaient déjà d’aller protéger nos alliés dans la région. De qui parle-t-on ? D’Israël ? Ce serait déjà une menace d’entrée en guerre.

Il est vrai que la tendance pro-américaine, le fait d’acheter des armes états-uniennes, de s’intégrer dans l’espace américain, est très forte dans les pays de l’Est. Sur le plan idéologique, il y a évidemment le premier ministre hongrois d’extrême droite, Viktor Orban.

Mais cette tendance est également présente dans les pays Baltes ou en Pologne, qui fait clairement le choix de l’atlantisme en matière d’armement. On le voit également en Allemagne qui nourrit une ambition impérialiste propre en souhaitant se doter de l’armée la plus puissante d’Europe.

Comment la Gauche entend-elle se faire entendre en tant que groupe au Parlement européen lors du débat en plénière qui aura lieu la semaine prochaine ?

Nous condamnons évidemment cette guerre et des mobilisations vont se mettre en place un peu partout. Au sein du Parlement, nous avons déjà eu l’occasion de constater, en juin dernier, lors de la précédente guerre contre l’Iran, qu’il existe une tendance consistant à condamner les répliques iraniennes sur Israël.

Nous vivons au sein de cet hémicycle une situation de totale déconnexion par rapport à la réalité où le Parlement est utilisé par la majorité comme un outil de propagande. Le challenge pour la Gauche est de casser ce narratif propagandiste.

Après Gaza, après l’Iran, que vaudra la parole de l’Europe dans les années à venir vis-à-vis de ses partenaires du Sud global qui dénoncent le double standard ?

Le ministre belge de la Défense et Friedrich Merz insinuent que le droit international est dépassé et qu’il ne fonctionne plus. Le droit international fonctionne quand les États le respectent. Dans leur esprit, tout se passe comme si le droit international manquait d’efficience car il ne permet pas de faire la guerre. La crédibilité européenne dans le monde diminue depuis au moins vingt ans.

Quand l’Europe s’aligne totalement sur les États-Unis, il n’y a plus de raison de venir lui parler. Pourquoi Vladimir Poutine viendrait négocier avec les Européens quand les décisions sont prises à Washington ? Le retrait d’Afghanistan s’est opéré sans que les Vingt-Sept soient au courant.

On ne peut plus parler de droits humains après avoir cautionné les massacres à Gaza. Cela donne une image de faiblesse. Non seulement, l’Europe n’a plus de crédibilité à tenir le langage du droit mais elle s’enterre comme acteur potentiellement autonome sur la scène internationale.

11:06 Publié dans Actualités, Histoire, International, Point de vue | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : marc botenga, iran | |  del.icio.us |  Imprimer | | Digg! Digg |  Facebook | | Pin it!

01/02/2026

UKRAINE, PLUS DURE SERA LA CHUTE POUR LES VA T'EN GUERRE

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En Ukraine, des forces ultranationalistes et fascistes, des islamistes, des cartels, acquièrent depuis 4 ans une expérience militaire avancée, des équipements et des financements considérables. À l’issue de la guerre, leur démobilisation et leur réinsertion seront probablement complexes. Le risque est grand de les retrouver comme mercenaires dans des conflits sur cinq continents. D’autres pays que la Russie ont intérêt à s’inquiéter de la menace qu’ils représentent.

Selon le Kiel Institute, qui réalise un suivi du soutien à l’Ukraine, 158 milliards d’euros ont été alloués à l’aide militaire depuis 2022 (au 31 octobre 2025). Ces aides proviennent principalement de l’Union européenne (88 milliards d’euros) et des États-Unis (65 milliards d’euros). Par ailleurs, l’Union européenne a formé plus de 85 000 soldats ukrainiens depuis le début du conflit, d’après le Conseil européen. Certains ont fait scandale pour leurs tatouages néonazis.

Les forces armées ukrainiennes comptent également sur un budget multiplié par huit, plus de 54 milliards d’euros en 2025, soit 30 % du PIB de l’Ukraine. Avec le concours d’autres puissances, les moyens financiers engagés permettent de mobiliser près de 900 000 soldats.

Mais, à la fin de la guerre, l’Ukraine ne pourra vraisemblablement pas entretenir la 7e plus grande armée du monde. La réduction des forces armées passera par la démobilisation des conscrits et des réservistes, mais certains groupes, notamment des nazis et des volontaires étrangers, pourraient ne pas revenir à la vie civile.

Certaines unités des forces armées ukrainiennes sont connues et documentées par plusieurs enquêtes de Médiapart ou du Monde, mais ça ne permet pas d’en dresser une liste exhaustive. Reste que ces unités sont entraînées, expérimentées et équipées. La plus controversée, la 3e Brigade d’assaut Azov, a reçu de l’aide américaine, comme l’a souligné une enquête vidéo du Monde publiée en juin dernier.

On peut ajouter des unités de Tchétchènes et de Tatars séparatistes et islamistes, des mouvances idéologiquement concurrentes, mais en pratique convergentes. D’autres mouvances nationalistes, étrangères, sont également engagées dans la guerre en Ukraine. On les retrouve dans la Légion internationale, forte de 20 000 hommes, dont les pays d’origine les plus représentés sont la Géorgie, la Biélorussie, les États-Unis, l’Azerbaïdjan, la France, le Brésil, la Colombie, le Royaume-Uni, la Pologne et la Suède.

Ces volontaires, parfois mercenaires, ont des motivations diverses, idéologiques, pécuniaires ou stratégiques. Pour les motivations politiques, les milieux fascistes répondent le plus présents, c’est le cas notamment pour les Français. Mais la présence d’étrangers s’explique aussi par la conviction que c’est sur ce front que l’expérience militaire acquise sera la plus décisive dans les conflits à venir. Ils sont là-bas pour apprendre. Les cartels latino-américains sont notamment suspectés de s’engager en Ukraine pour se former au pilotage des drones FPV, qui redéfinissent le combat rapproché.

En effet, cette guerre transforme profondément les opérations militaires, avec en particulier le rôle central du drone, et les deux camps acquièrent une expérience tactique et technologique considérable. Cela intéresse les armées et groupes armés du monde entier qui doivent réfléchir à des réorganisations et des évolutions doctrinales.

 

Quelques exemples des changements dus à l’utilisation massive des drones :
  • Drones d’observation et de surveillance : meilleurs ciblage et efficacité de l’artillerie, renseignements visuels en temps réel, relative transparence du champ de bataille.
  • Drones kamikazes : nouveau type de bombardements des cibles, nouvelles capacités de saturation de la défense adverse, grandes difficultés à acquérir une domination aérienne ou navale pour les deux camps.
  • Drones FPV (vue à la première personne) : redéfinition du combat rapproché.
  • Guerre électronique : brouillage des communications ennemies, leurres, substitution des communications filaires aux communications radio, y compris pour les drones.
  • Logistique : véhicules autonomes, véhicules plus rudimentaires petits et très mobiles.
  • Regain d’intérêt des petites unités de combat dans un objectif de discrétion.
  • Utilisation de missiles hypersoniques pour percer la défense antiaérienne ennemie.

Les terrains de la guerre en Ukraine dépassent le cadre du Donbass. D’une part, des combattants de tous les continents sont présents sur le front ukrainien. Mais d’autre part, les forces armées ukrainiennes ont également été présentes dans de nombreuses autres zones de conflit depuis 4 ans, en Syrie, au Soudan du côté des FSR, au Sahel…

La guerre en Ukraine aura une fin, et de nouveaux problèmes vont apparaître : des combattants nombreux, entrainés, équipés et désœuvrés qui vont chercher des débouchés professionnels dans d’autres zones de conflit ; d’autres seront démobilisés, mais vont revenir dans leur pays d’origine avec une expérience militaire qu’ils pourront mettre à profit pour d’autres projets politiques. Il faut l’anticiper.

Source 

19:30 Publié dans Actualités, Cactus, Histoire | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : ukraine, guerre | |  del.icio.us |  Imprimer | | Digg! Digg |  Facebook | | Pin it!