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24/09/2013

LE DJIHAD DU SEXE EN SYRIE

djihad, Syrie, Tunisie, prostitution

Les députés de l’Assemblée constituante tunisienne n’en sont pas encore revenus lorsque Lofti Ben Jeddou, le ministre de l’intérieur d’un gouvernement dirigé par le parti Islamiste Ennahdha, a révélé, jeudi que des Tunisiennes sont parties en Syrie pour faire « le djihad du sexe » et « y assouvir les besoins sexuels des combattants islamistes avec 20, 30, 100 djihadistes », a t-t-il indiqué.

Après ces rapports sexuels qu’elles ont au nom de « la guerre sainte du sexe », « elles reviennent enceintes » en Tunisie.

Le ministre n’a pas précisé le nombre de femmes engagées en Syrie.

Ces rapports sexuels hors mariage avec des partenaires multiples sont considérés comme licites par certains dignitaires salafistes.

L’Humanité 

16:46 Publié dans Actualités, Cactus, Histoire, International | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : djihad, syrie, tunisie, prostitution | |  del.icio.us |  Imprimer | | Digg! Digg |  Facebook | | Pin it!

13/09/2013

FAWZIA KOOFI, VICE PRESIDENTE DU PARLEMENT AFGHAN

fawziakoofi.jpgPortrait : Après avoir survécu à des tentatives d'assassinat et de la souffrance des menaces , Fawzia Koofi est la première femme à occuper le poste de vice-président du Parlement afghan. Elle a décidé aussi d’être candidate à l'élection présidentielle de 2014.

" En 2005, j’avais décidé de me présenter comme députée, je pensais que c'était la meilleure façon d' aider les gens et l' Afghanistan " .

« Je viens d'une famille très traditionnelle , dans le Badakhshan rural, dans le nord-ouest du pays où les droits des femmes ne sont pas une priorité de la famille », dit la jeune femme de Kaboul , la capitale afghane.

« Ma mère a failli mourir en me donnant naissance . »

Koofi s'essuya les yeux et a rappelé que elle était la première fille de la famille à aller à l'école , malgré l’opposition de ses frères.

« Mon père faisait de la politique et a contribué à la construction d’une école sans pour cela me soutenir dans ma scolarité.

A la fin de ma scolarité au collège, je suis allé à la faculté et mes frères m’ont soutenu en souvenir de ma mère morte qui souhaitait que je suive des études.

Lorsque les talibans ont été chassés du pouvoir après l'intervention militaire menée par les Etats -Unis en 2001 a commencé une période d'instabilité politique et sociale surtout pour les femmes dans le pays, j'ai dû arrêter mes études et je n‘ai vu la vie que des fenêtres de la maison. Je ne pouvais sortir que pour aller visiter la tombe de ma mère. »

Le temps passant Fawzia Koofi a repris ses études et a participé à des projets sociaux dans et est venue naturellement à la politique.

En 2005 elle a été élu députée pour la circonscription de Badakhshan afghan.

Pour les élections présidentielles de 2014 elle estime qu’elle peut bénéficier d’un soutien populaire en notant Koofi que 27% des députés sont aujourd’hui des femmes.

fawzia koofi,afghanistan,présidentielle,députée« J'ai toujours cru en moi et en ma capacité de changer les choses et d'ouvrir la voie à d'autres femmes qui viendront après . " ajoute t’elle.

Les élections présidentielles de 2014 seront importantes après une décennie de pouvoir du président Hamid Karzaï et une période , de trafic d’héroïne et un échec notoire dans les négociations préalables avec le mouvement Taliban.

Le prochain président devra faire face à des menaces de sécurité sans la présence des forces internationales dans le pays depuis 2001.

Parmi les candidats à l’élection présidentielle outre Fawzia Koofi femmes nous trouvons aussi le frère aîné du président Hamid Karzaï, Qayyum et l’ancien ministre des Affaires étrangères Abdullah Abdullah, le principal rival de Karzaï dans la présidentielle de 2009 .

Fawzia Koofi a déjà commencé sa campagne électorale avec son site web , facebook et twitter, et la publication de son livre : « Le combat d'une femme pour diriger l'Afghanistan . »

« Je pouvais aller en Europe ou aux Etats-Unis et avoir une vie de luxe comme beaucoup d'autres personnes l’ont fait, ou je pouvais rester dans mon pays et essayer de contribuer un peu au changement ». J’ai choisi la deuxième option qui n’était pas la plus facile, dit-elle.

Diaz yudith Gaza , Journaliste de l' Asie-Pacifique écriture Prensa Latina

11/09/2013

Il y a quarante ans, le coup d’Etat contre Salvador Allende

chilisept.jpg

Chili, 40 ans. Anniversaire du coup d’Etat de Pinochet (11 septembre 1973, 11 septembre 2013)

"Savez-vous pourquoi il n'y a jamais eu de coup d'Etat aux Etats-Unis ? Parce qu'il n'y a pas d'ambassade des Etats-Unis aux Etats-Unis..." Michelle Bachelet, ancienne Présidente du Chili (fille d'un général assassiné avec la complicité des Etats Unis).

« Nous ne devons pas laisser l’Amérique latine penser qu’elle peut emprunter ce chemin sans en subir les conséquences », martèle le président américain Richard Nixon devant le Conseil national de sécurité le novembre 1970.

L’avant-veille, le président socialiste Salvador Allende a pris ses fonctions. La coalition qui a porté la gauche au pouvoir est fragile, et la Maison Blanche bien décidée a « faire hurler » l’économie du pays. Après des mois de déstabilisation (manœuvres institutionnelles, grèves patronales, manifestations, tentatives de coup d’Etat, etc.), l’armée chilienne intervient.

Elle est soutenue par la presse, par l’organisation fasciste Patrie et Liberté, par le Parti national et par les Etats-Unis.

Le 11 septembre 1973, elle bombarde le palais présidentiel. Quelques heures avant sa mort, au cours d’une ultime allocution radiophonique, Allende déclare : « Ils ont la force, ils pourront nous asservir ; mais on n’arrête pas les mouvements sociaux, ni par le crime ni par la violence. » Débute alors l’une des dictatures les plus brutales qu’ait connues l’Amérique latine : plus de trois mille morts, près de trente-huit mille personnes torturées et des centaines de milliers d’exilés.

Septembre_Chilien.jpgQuelques jours après le coup d’Etat, le réalisateur Bruno Muel se rend sur place, pour témoigner. Avec Théo Robichet et Valérie Mayoux, il réalisera le documentaire Septembre chilien — qui ressort en salles le 2 octobre — dont il raconte ici la genèse.

Laboratoire des politiques néolibérales, le Chili fut également celui de nouvelles méthodes de déstabilisation, comme le révèle le film La Spirale, réalisé (en collaboration avec Chris Marker) par Jacqueline Meppiel, Valérie Mayoux et l’intellectuel Armand Mattelart, qui livrera bientôt ici son analyse de la stratégie de la bourgeoisie chilienne.

Si celle-ci dut s’organiser, c’est que de 1970 à 1973, le Chili aura menacé les intérêts des puissants : de la constitution de solides organisations populaires (lire L’« octobre rouge » chilien et la naissance des cordons industriels) à l’émergence d’une politique étrangère non alignée

.Ce qui explique sans doute qu’après une longue période d’oubli, les étudiants chiliens mobilisés depuis septembre 2011 aient décidé de dépoussiérer l’icône Allende, ainsi que son héritage politique.

Article publié par le Monde Diplomatique


Coup d'Etat Chili 1973 par sybelium

07/09/2013

COTE D'IVOIRE : RIEN NE FREINE LA CYBERCRIMINALITE !

cyber.jpgABIDJAN, 12 août (IPS) - Les autorités de Côte d’Ivoire multiplient les actions pour lutter contre la cybercriminalité dans l’espoir de freiner le phénomène. Mais, elles sont loin d’entamer les ardeurs des pirates de l’informatique dans ce pays d’Afrique de l’ouest.

Dans le quartier de Cocody-Riviera 2, à l’est d’Abidjan, comme dans la majorité des communes de la capitale économique ivoirienne, les cybercafés ne désemplissent jamais. De jour comme de nuit, des clients de tout âge, parfois mineurs, surfent sur Internet.

Mais, loin de faire des recherches pour des travaux scolaires ou universitaires, ils conçoivent plutôt des scénarios pour arnaquer des individus et même des entreprises, a constaté IPS pendant une enquête début-août dans un cybercafé d’Abidjan.

''J’ai tendu mon hameçon en me présentant comme un prince héritier, à qui le défunt père a cédé une très grosse fortune – huit millions de dollars - dans un compte bancaire en Angleterre'', explique Soumahoro Kanvaly*, 16 ans, élève dans un collège secondaire d’Abidjan. ''J’ai demandé que mon contact [sa victime] à Bruxelles m’aide à entrer en possession de mon argent et je lui reverserai la moitié du trésor'', ajoute-t-il à IPS.

Depuis trois mois que Kanvaly échange avec sa victime, il relève lui avoir déjà soutiré huit millions de francs CFA (environ 16.000 dollars). ''Dans les prochains jours, il doit me faire parvenir encore de l'argent et je le mets actuellement en confiance pour éviter que l’affaire ne capote'', affirme-t-il.

A côté du poste de navigation de Kanvaly, est installé Fabrice Kouadio*, 27 ans. C’est lui qui a initié Kanvaly à l’arnaque, après avoir fait de nombreuses victimes, tant en Europe qu’en Côte d’Ivoire.

''Ce qui m’intéresse, ce sont les grosses prises. Je traite toujours les dossiers de plus de 40.000 dollars en faisant croire qu’il y a une entreprise de cacao ou de café à implanter. Je cherche des partenaires et certains mordent à l’hameçon'', raconte Kouadio à IPS, avec un brin d’humour.

Comme Kanvaly et Kouadio, ils sont des milliers de jeunes, communément appelés ''les brouteurs'', à s’adonner à la cybercriminalité en Côte d’Ivoire, faisant de nombreuses victimes à travers le monde.

Pourtant, il y a deux ans, le gouvernement ivoirien avait mis en place une Plateforme de lutte contre la cybercriminalité (PLCC) pour traquer les cybercriminels. Les résultats de son action, selon des experts de la PLCC, sont inquiétants.

Selon un rapport publié le 27 juillet par la PLCC, le phénomène a déjà causé, pour le premier trimestre de 2013, un préjudice financier de cinq milliards FCFA (environ 10 millions de dollars) à des particuliers vivant à l’étranger - 285 personnes en France - et à des entreprises.

Déjà, entre 2009 et 2012, ajoute la PLCC, ce fléau avait représenté une perte de 40 millions de dollars en Côte d’Ivoire, dont 16 millions de dollars au préjudice du géant de l’informatique, Microsoft, qui a également perdu 12 millions de dollars dans 18 autres pays d’Afrique de l’ouest et du centre à cause de la cybercriminalité.

''Le mal va donc en s’amplifiant et la côte d’alerte est atteinte'', souligne avec amertume, Stéphane Konan, responsable de la Direction de l’informatique et des traces technologiques, une police scientifique dont dépend la PLCC. Selon lui, la cybercriminalité se poursuit et se perfectionne en Côte d’Ivoire.

La preuve vient du démantèlement de 22 réseaux de cybercriminels depuis janvier 2013 dans le pays, alors qu’en 2012 seule, 59 réseaux ont été démantelés. En outre, 4.000 dénonciations ont été enregistrées au premier trimestre cette année, contre moins de 2.000 dénonciations en 2012, relève le rapport de la PLCC. Selon Konan, ''59 pour cent des arnaqueurs sont des Ivoiriens''.

''Je me suis fait avoir une fois, lorsqu’un de ces cybercriminels m’a envoyé un mail de l’adresse d’un ami, me disant que ce dernier était bloqué dans un hôtel à Dakar (Sénégal), et qu’il avait besoin de 1.500 dollars pour se sortir d’un ennui. J’ai transféré cet argent et c’est après que je me suis rendu compte de la supercherie'', se souvient Maxime Bilé, directeur d’une entreprise à Abidjan.

''Je souhaite que la loi frappe durement ces individus. Ils ont causé trop tort aux citoyens et aux entreprises'', déclare Bilé à IPS.

A ce jour, 68 individus ont été condamnés en 2012, malgré l’absence d’une loi sanctionnant la cybercriminalité. Parmi eux, Mohamed Kourouma, 33 ans, condamné, en mai 2012, à dix ans de prison ferme pour escroquerie, portant sur une somme de deux millions de dollars à un citoyen suisse.

En mai 2013, le parlement ivoirien a adopté une loi sur la lutte contre la cybercriminalité. Les sanctions vont d’une peine de prison ferme d’un an à 20 ans, assorties d’une amende de 1.000 dollars à 200.000 dollars.

''Qu’est-ce que cela peut changer quand on sait que le phénomène continue depuis l’arrestation de Kourouma qui constitue, pour l’heure, la condamnation la plus lourde?'', demande Timothée N’dabian, un juriste basé à Abidjan.

*Ce sont des noms d’emprunt. (FIN/2013)

Fulgence Zamblé pour Ipsinternational