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18/07/2013

LES FRERES ENNEMIS !

marchepourlapaix.jpgIl était une fois un homme nommé Abraham, on le disait descendant de Sem, le fils de Noé. Un servent de Dieu: ni chrétien, ni juif, ni musulman, un servent de Dieu.

Cet homme, avait une épouse, Sarah. Il avaient également une servante, Hajar. Sarah lui donne un fils qu’ils nomment Isaac et Hajar un fils appelé Ismaël. Deux frères que tout unit mais que tout opposera. On leur a prédit d’avoir une vaste descendance, chacun devra accomplir son destin et perpétuer une lignée.

Ismaël et Isaac n’étaient pas complètement frères de sang, mais ils étaient frères de sein, mais Sarah, ordonne à son époux de chasser Hajar et son fils, condamnés à errer dans le désert.

Un même père mais deux mères qui vont définitivement troubler les repères. Pourtant, une famille est une famille, quelque soit le caractère légitime ou pas de la filiation.

Les siècles ont passé, la descendance  d’Isaac et Ismaël s’est propagée dans tout le Moyen-Orient et en Afrique du Nord. Certains sont devenus juifs et les autres musulmans.

Un jour, une arabe tombe amoureuse. Un jour, un juif tombe amoureux.

Ni elle, ni lui ne sait ce que l’autre est, mais ils tombent amoureux l’un de l’autre.

Elle, l’aimait pour son élégance, sa sagesse et son humour. Lui, l’aimait pour son intelligence, sa beauté et sa générosité.

Ils s’aimaient sans se poser de questions, la puissance des corps étaient plus forte que celle des clivages politiques. Mais un jour, il a découvert que sa langue maternelle était l’arabe et elle que la sienne était l’hébreu. Alors que leur seul langage était l’amour, ils se sont rendus compte qu’ils ne se comprenaient plus, ou plutôt qu’ils ne voulaient plus se comprendre. Ils ne cherchaient plus à se comprendre.

Ils partageaient tout, mais surtout, ce qu’ils partageaient, étaient hautement transcendant, mais il lui a dit "tu sais, je suis sioniste" et elle lui a répondu "tu sais les palestiniens aussi ont droit à leur terre". Pour chacun, une confidence bien amère…

Il s’aiment plus que tout et ils ont fini par se haïr pour une simple question de territoire, de convictions politiques, de suprématie.

Quelque chose qui est en contraste total avec ce qu’ils étaient au départ. De servants de l’amour ils sont devenus esclaves de la haine.

laroberouge4.jpgLeurs langues sont cousines, leur histoire est commune, leurs origines sont voisines et ils se vouent aujourd’hui une guerre sans merci.

J’ai bien essayé de comprendre, de remonter aux origines bibliques, ethniques, historiques, rien ne justifie leur défiance les uns à l’égard des autres.

Et ce que j’en conclue, c’est que ce sont ceux qui cultivent cette haine, qui des deux côtés sont antisémites.

Anti eux-mêmes

La Robe Rouge

10/07/2013

BIENTOT : VIVRE 1000 ANS ? PAS IMPOSSIBLE !

cubapa.jpgLa société de biotechnologie française Cellectis annonce  une première mondiale : la possibilité de "se faire une sauvegarde génétique pour se réinitialiser un jour".

25 octobre 2023. Los Angeles. Sur son terrain de golf préféré, Edward, 59 ans, comédien star de Hollywood est terrassé par un infarctus. Il risque de ne plus jamais récupérer une vie normale. Heureusement, ce passionné d’innovation a souscrit, dix ans plus tôt, un contrat avec la société Scéil. Du coup, son chirurgien va pouvoir restaurer ses tissus coronariens, avec des cellules cardiaques contenant l’ADN même d’Edward. Zéro risque de rejet immunitaire...

vie.jpgScience-fiction ? En partie seulement. Car la société de biotechnologie française Cellectis annonce, ce soir, une première mondiale ! Son P-DG André Choulika, est en tournée cette semaine à New York et Los Angeles pour lancer sa nouvelle filiale Scéil, qui propose ce contrat futuriste. Un pari audacieux sur les progrès de la pharmacie et de la médecine, qui demain, affirme-t-il, développeront de manière routinière médicaments personnalisés et thérapies régénératrices.

"C’est un peu comme si l’on pouvait se faire une sauvegarde génétique pendant qu’on est en pleine forme, et la mettre de côté pour se réinitialiser un jour", explique Choulika. Comme on sauvegarde le disque dur d'un ordinateur ! L’argument de vente de Scéil ? "Capitalisez maintenant sur les promesses de demain !"

Prélèvement de peau

Scéil propose un service de base à 60.000 dollars (47.000 euros), plus un forfait de maintenance (500 dollars/an après la 3ème année). Pas à la portée de toutes les bourses… Pour démarrer, le service n’est disponible que dans les régions du monde où la législation le permet : Etats-Unis, Moyen-Orient (Dubaï) et Asie (Singapour). Et demain, sans doute, en Suisse. "La réglementation française, en revanche, rend ce type d’offre impossible, puisqu’elle exige de spécifier l’usage futur de tout prélèvement biologique", explique le secrétaire général de Cellectis, Philippe Valachs.

Une fois la somme acquittée, le client se fait faire un prélèvement de peau d’environ 3 mm de diamètre, qui est ensuite expédié dans le laboratoire de Singapour, où les cellules du derme (fibroblastes) sont cultivées en qualité clinique, puis conservées dans de l’azote liquide (-180°C). Mais - là est la nouveauté - une partie d’entre elles est aussi reprogrammée pour donner naissance à ce qu’on appelle des "cellules souche pluripotentes induites" ou iPS, elles-mêmes cryogénisées.

Thérapies cellulaires régénératrices

Leur particularité ? Inventées par le prix Nobel de médecine 2012, le japonais Shinya Yamanaka, ces iPS ont bien l’ADN du donneur, mais ont retrouvé toutes les caractéristiques de cellules souches embryonnaires. C’est à dire que l’on peut, pour régénérer les organes endommagés, provoquer à nouveau leur différenciation en cellules du cœur, du sang, du foie, du pancréas, du cartilage, du cerveau… Techniques dont Cellectis, un leader mondial de l’ingénierie du génome, est justement spécialiste.

L’un des gros avantages de ces iPS est d’éteindre toute polémique d’ordre religieux. Puisque, contrairement aux vraies cellules souches, elles ne proviennent pas d’embryons surnuméraires de fécondation in vitro, elles sont compatibles à la fois avec la Bible et la Charia ! La semaine sera justement placée sous le sceau du débat bioéthique, puisque l’Assemblée Nationale examine, jeudi 11 juillet, une loi libéralisant l’usage des cellules souche.

Ce qui signifie que si, même dans un lointain avenir, le client de Scéil a un pépin de santé, ses médecins pourront à volonté "commander" l’ingénierie de cellules 100% compatibles (c’est lui le donneur) du tissu souhaité. Ils pourront alors vérifier in vitro l’innocuité de tel ou tel médicament. Et surtout développer des thérapies cellulaires régénératrices.

La "techno médecine" est en marche

Pour l’instant, les iPS commencent seulement à être utilisées pour tester des molécules. Procédé qui peut permettre aux laboratoires pharmaceutiques d’éviter la mise sur le marché de médicaments aux effets secondaires toxiques, voire mortels… Demain peut-être, elles se substitueront aux cellules souche embryonnaires dans des biothérapies très innovantes. Car la "techno médecine" est déjà en marche : partout sur la planète, des chercheurs s’apprêtent à démarrer des essais cliniques pour réparer le cartilage du genou, lutter contre la dégénérescence maculaire de l’œil, greffer les grands brûlés, reconstituer le tissu cardiaque, lutter contre la leucémie…

"Un bébé né cette année a une espérance de vie de 140 ans. Dès 2020 ou 2030, les gens se feront couramment soigner comme cela", affirme André Choulika, qui y voit une source d’innovation et de croissance pour les décennies à venir. Une révolution silencieuse capable de faire reculer la mort, qui posera des problèmes sociétaux et éthiques dont on peine encore à cerner les contours.

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Immortalité : Scéil est "contraire à la philosophie française"

Il est dorénavant possible de sauvegarder ses gènes grâce à un simple prélèvement de peau. L'objectif : être son propre donneur en cas de problème médical. Une médecine du futur réservée aux nantis.Scéil propose un service de base à 60.000 dollars (47.000 euros), plus un forfait de maintenance (500 dollars/an après la 3ème année).

Mettre ses gènes à la banque pour les utiliser plus tard exclut les plus pauvres de ces thérapies comme l'explique Marc Pechansky, directeur scientifique de l’Institut I-Stem, au Genopole d’Evry. 

Une thérapie de luxe qui scandalise Marc Pechansky, directeur scientifique de l’Institut I-Stem, au Genopole d’Evry qui explique sa position au Nouvel Observateur : 

"Je suis profondément attristé par l’initiative Scéil ! C’est grave, car Cellectis, qui est une entreprise française intéressante et scientifiquement respectable, donne ainsi sa caution au concept de 'banque privée' de cellules. Un modèle de 'banques égoïste', qui ne donne accès aux outils médicaux du futur qu’aux riches... C’est déjà ce qui se pratique à l’étranger, en Suisse notamment, sur le sang de cordon ombilical. Et c’est tout à fait contraire à la philosophie française - portée aussi bien par l’agence biomédicale que par le comité d’éthique - qui cherche à promouvoir des 'banques publiques' et solidaires, basées sur le don anonyme.

Par ailleurs, avec Scéil, Cellectis vend pour l’instant du rêve… Parce que cette annonce accrédite auprès du grand public l’idée qu’on peut d’ores et déjà le soigner avec ses propres iPS. C’est une initiative extrêmement déplacée, qui va donner de l’espoir aux malades, alors que les thérapies cellulaires à partir d’iPS ne sont pas encore au point. Oui, je crois au potentiel médical des iPS, mais dans plusieurs années. Tout cela appartient encore au domaine de la recherche, pas au marché.

Je comprends que Cellectis, qui n’est pas une entreprise mercantile, fasse cela pour se financer. Mais je pense que ses dirigeants, naïfs, ne mesurent pas les dégâts que peut provoquer leur initiative. Si je leur fais confiance pour ne pas franchir la ligne jaune eux-mêmes, ils se retrouveront très vite associés à des gens peu recommandables, qui promettent de guérir des centaines de maladies. Avec Scéil, Cellectis légitime l’entrée de machines à fric ukrainiennes ou coréennes sur ce terrain !"

Articles publié dans le Nouvel Obs

18:54 Publié dans Actualités, Connaissances, Planète, Société | Lien permanent | Commentaires (1) | Tags : vie, immortalité, adn, sceil | |  del.icio.us |  Imprimer | | Digg! Digg |  Facebook | | Pin it!

30/06/2013

Réchauffement climatique : la Banque mondiale alerte sur les risques de "vastes pénuries alimentaires"

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Selon un rapport publié, la Banque mondiale a mis en garde contre la hausse de 2°C de la température du globe qui pourrait se produire d'ici à 2040, au risque de compromettre la lutte contre la pauvreté.

"Si le monde se réchauffe de 2°C, ce qui pourrait arriver dans les vingt à trente prochaines années, cela se traduira par de vastes pénuries alimentaires, des vagues de chaleur sans précédent et des cyclones plus violents", a résumé le président de l'institution, Jim Yong Kim, en préambule du rapport. La Banque mondiale, qui avait déjà sonné l'alerte sur le climat en novembre, confirme ainsi son scepticisme sur la capacité de la communauté internationale à contenir la hausse du thermomètre mondial à +2°C par rapport aux niveaux pré-industriels, alors que la planète en est déjà à +0,8°C. "Des températures extrêmes pourraient affecter les récoltes de riz, de blé de maïs et d'autres cultures importantes et menacer la sécurité alimentaire" des pays pauvres, prévient ce nouveau rapport. L'Afrique et l'Asie du Sud-Est en seraient les premières victimes alors que leurs habitants "ne sont pas maîtres de la hausse de la température mondiale", souligne Jim Yong Kim.

L'Afrique et l'Asie, premières victimes

Selon ce scénario, l'Afrique sub-saharienne verrait à terme sa production agricole totale reculer de 10%, et 40% de ses terres dédiées au maïs devenir "inutilisables" dans la décennie 2030. L'Asie du Sud et du Sud-Est serait-elle sous la menace de "crises majeures". Les inondations massives qui ont touché plus de 20 millions de personnes au Pakistan en 2010 pourraient devenir "monnaie courante", selon le rapport. De violents épisodes de sécheresse pourraient également frapper l'Inde tandis que la montée des eaux en Asie du Sud-Est, associée à des cyclones, pourrait se traduire par l'inondation d'une "grande partie" de Bangkok dans les années 2030, selon la Banque mondiale.

"Un nouvel élan est nécessaire", clame le rapport à l'heure où la mobilisation politique sur le climat marque le pas. Lancé en 1995, le processus de négociations à plus de 190 pays n'a donné que de maigres résultats et ne reprendra pas avant une conférence à Paris en 2015. En cas d'inertie politique, la BM réaffirme d'ailleurs que le thermomètre pourrait grimper de 4°C d'ici à 2080. L'objectif, récemment fixé par la Banque mondiale, d'éradiquer l'extrême pauvreté d'ici à 2030 pourrait en pâtir. "Le changement climatique fait peser une menace fondamentale sur le développement économique et la lutte contre la pauvreté", convient M. Kim. 

La Banque mondiale doit changer de cap

L'institution, qui a doublé en un an ses investissements destinés à financer l'adaptation des pays aux changements climatiques (4,6 milliards de dollars en 2012), admet qu'elle doit elle aussi opérer un "changement radical" en cessant de financer des projets de développement émetteurs de C02. "La Banque mondiale doit ouvrir la voie en cessant de financer des projets à énergie fossile et en réorientant ses fonds vers les renouvelables et l'efficience énergétique", abonde l'ONG Greenpeace en réaction à la publication de ce rapport. La voie est étroite pour l'institution qui s'est, en parallèle, fixé l'objectif de connecter à l'électricité, d'ici à 2030, les 1,2 milliard de personnes qui en sont encore privées.

Publié par l'Humanité

06/06/2013

Réchauffement climatique. "Des canicules plus fortes et plus récurrentes en France"

Eenvironnement,eads,réchauffement climatique,météo france,laurent terrayNTRETIEN. Laurent Terray, chercheur au CERFACS (Centre Européen de Recherche et de Formation Avancée en Calcul Scientifique) est le co-auteur d’un étude portant sur le réchauffement climatique. L’an dernier, le GIEC (Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat) faisait la relation entre scénarios climatiques et économiques. Cette fois ci, les prévisions incorporent des notions politiques.

Un an après le rapport du Giec qu’apporte de nouveau votre étude ?
Laurent Terray. Tout d’abord notre étude contrairement à celle du Giec s’est consacrée uniquement sur la France. Nous avons analysé des résultats du XXème siecle pour faire des prévisions sur le XXIème.  L’évolution observée et l’évolution simulée sont très cohérentes.
Deuxièmement, notre étude est basée sur 25 modèles qui simulent l’évolution couplée des océans, de l’atmosphère, de la glace de mer. Ces modèles sont des outils mathématiques et des programmes informatiques qui simulent l’évolution physique de ces composantes. Les résultats sont basés sur des outils venant d’une trentaine de pays.  Ce qui a été publié l’an dernier  par nos collègues de Météo France était basé uniquement sur deux modèles de climat français.

Quelle a été votre méthode ?
Laurent Terray. Suivant les scénarios d’émission de gaz à effet de serre, les projections climatiques sont très différentes. De manière volontaire, on a mis en exergue le scénario le plus sévère mais c'est le scénario qui correspond au maintien des émissions d’aujourd’hui. Depuis une trentaine d’années, les émissions augmentent au rythme de 2 % par ans et dans les dix dernières années, nous sommes passé à une augmentation de 3% par an. Le scénario le plus sévère est basé justement sur le même rythme d’augmentation d’émissions de gaz.

environnement,eads,réchauffement climatique,météo france,laurent terrayLe scénario le plus sévère est donc le plus probable ?
Laurent Terray. On ne peut pas dire cela. On ne peut pas prévoir le futur en termes de comportement politiques, historiques, sociaux et environnementaux. Une prise de conscience va peut être avoir lieu. Mais, si on continue à émettre du gaz comme aujourd’hui, le réchauffement serait de 3 et 4 °C en moyenne à la fin du siècle et sera plus marqué en été qu’en hiver. Il y aura aussi une diminution significative des précipitations en été, particulièrement dans le sud de la France. En termes de météorologie, on peut s’attendre à des canicules plus fortes et plus récurrentes.

Le CERFACS a sept actionnaires dont Total et EADS. N’est-il pas paradoxal pour une étude qui redoute le réchauffement climatique d’être financé par un groupe qui pollue comme Total ?
Laurent Terray. On peut le considérer comme cela mais ce financement nous a permis justement de mener à bien cette étude. De nos jours, un chercheur passe autant de temps à aller chercher des contrats pour financer les recherches qu'à les réaliser. Donc je n’y vois pas de contradictions à partir du moment où cette recherche a été effectué de manière complètement libre. Si Greenpeace faisait des appels d’offres pour faire des recherches sur les changements climatiques, nous accepterions, mais ce n’est pas le cas. Je peux vous affirmer que nous avons souffert d’aucune contrainte.

Entretien publié par l'Humanité